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Le gouvernement congolais a demandé, ce vendredi 30 novembre, à l’Union Européenne (UE) de lever ses sanctions contre les personnalités congolaises, particulièrement Ramazani Shadary pour raison « d’égalité » entre les candidats à la présidentielle prévue le 23 décembre de cette année.

Les ministres des Affaires étrangères et de l’Intégration régionale, Léonard She Okitundu, affirme que ces sanctions sont « exploitées négativement » par les adversaires du candidat du Front Commun pour le Congo (FCC).

« En l’espèce, il s’agit en particulier du candidat du Front Commun pour le Congo, à savoir l’honorable Emmanuel Ramazani Shadary, qui est ainsi privé de sa liberté fondamentale de s’émouvoir pour expliquer aux partenaires extérieurs la pertinence de sa vision. Par-dessus le marché, cette privation de sa liberté d’aller et venir peut être à dessein exploitée négativement par ses adversaires », a déclaré Okitundu devant les diplomates accrédités à Kinshasa.

Le ministre dit avoir demandé une « ultime » fois la levée de ces sanctions auprès de la Haute Représentante de l’Union Européenne, Frederica Mogherini, avant l’organisation des élections.

« Lors de mon dernier entretien avec la Haute Représentante européenne, j’ai sollicité une ultime fois le retrait de ces sanctions de nature politique, illégale et, à tout le moins, inopportune, avant la tenue des prochains scrutins, afin de remettre sur un même point d’égalité tous les candidats à l’élection présidentielle et promouvoir un environnement propice au déroulement d’élections apaisées et transparentes en République démocratique du Congo », ajoute le ministre des Affaires étrangères.

Ces sanctions, explique le diplomate congolais, constituent « un cas flagrant d’ingérence inacceptable dans le processus électoral congolais de la part de l’Union européenne ».

L’UE avait sanctionné en mai 2016, 16 personnalités congolaises qu’elle accusait de « bloquer le processus démocratique au pays ».

La demande de Kinshasa intervient à quelques trois semaines de la tenue des élections attendues à la fin de cette année.

Patrick Maki

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