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Avec la fin de la coalition FCC-CACH, décidée par le chef de l’État, Félix Tshisekedi, en réponse à l’expression majoritaire des consultations qu’il avait initiées, les jours sont comptés pour le gouvernement de la coalition que dirige le professeur Sylvestre Ilunkamba. Sa démission n’est plus qu’une question de temps, apprend-on, et avec lui, tous les membres de son gouvernement. Si donc le départ de Sylvestre Ilunga Ilunkamba est quasi lié, la question sur le nom de son remplaçant demeure. Déjà, des noms des probables primaturables circulent sous les manteaux. Dans divers milieux, force est de reconnaître que plusieurs Congolais tablent déjà sur le professeur et sénateur Modeste Bahati Lukwebo. Le président national et autorité morale de l’AFDC et AFDC-A sera-t-il cet oiseau rare sur qui le président de la République pourrait jeter son dévolu ? La réponse ne devra plus tarder. Et pour certains observateurs politiques, la succession de Sylvestre Ilunkamba reste une bataille ouverte entre les principales forces actuellement engagées au sein de l’Union sacrée de la nation.

Le discours prononcé le 14 décembre par le chef de l’État sur l’état de la nation, devant les députés nationaux et sénateurs réunis en Congrès, a été très révélateur sur la détermination de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo de remettre les Congolais au travail à travers une nouvelle coalition issue des consultations initiées dernièrement par lui.

La coalition FCC–CACH ayant montré ses limites après seulement deux ans d’existence. Outre la fin de cette coalition devenue obsolète, l’annonce, par le chef de l’État, de la nomination imminente d’un informateur dont la mission sera d’identifier la nouvelle majorité à l’Assemblée nationale au regard de la dynamique qui s’observe au sein de cette Chambre du Parlement, porte à croire que les jours de l’actuel Premier ministre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, sont désormais comptés.

En effet, même si ce cadre du FCC fait semblant d’ignorer que le chef de l’État n’entend plus travailler avec un Premier ministre qui préférait privilégier les intérêts de sa famille politique au détriment de ceux de la nation, la dynamique en cours finira par avoir le dernier mot sur le septuagénaire Premier ministre. Car, à en croire plusieurs sources, l’homme serait déjà désavoué par le président de la République qui a même annoncé la prochaine mise en place d’un gouvernement d’Union sacrée de la Nation.

Bahati en bonne place dans la course

Ilunga Ilunkamba étant sur le point de quitter la Primature, les spéculations vont désormais bon train quant au nom de celui ou celle qui succédera au Premier ministre partant. Mais, dans les conversations enregistrées à ce sujet dans divers milieux, force est de reconnaître que plusieurs Congolais tablent déjà sur le sénateur Modeste Bahati Lukwebo, président national et autorité morale du parti « Alliance des Forces Démocratiques du Congo » (AFDC) et du Regroupement politique AFDC et Alliés (AFDC-A), comme étant l’homme sur qui le président de la République pourrait jeter son dévolu, afin de diriger le gouvernement attendu.

En effet, dans le contexte actuel de la crise que traverse la RDC sur le plan politique, le professeur et Sénateur Modeste Bahati Lukwebo est la personne qui conviendrait pour diriger l’Exécutif national. Car, ce digne fils du Sud-Kivu est un grand rassembleur qui dispose aussi d’un poids politique réel. Le nombre d’élus dont dispose son Regroupement politique (AFDC-A) à l’Assemblée nationale (41 députés nationaux), au Sénat (13 sénateurs), et aux Assemblées provinciales (70 députés provinciaux), sans compter les gouverneurs, vice-gouverneurs, et mandataires d’entreprises publiques en est la preuve de son poids politique.

Avec ce poids politique, le président national de l’AFDC-A devient incontournable face aux enjeux politiques de l’heure. Leader à l’Est du pays, Modeste Bahati sera certainement courtisé par n’importe quel candidat à la présidence de la République, lors de prochaines échéances électorales, en vue de drainer l’électorat de l’Est de la RDC.

Ce profil de rassembleur qu’incarne Modeste Bahati est aussi perceptible dans le caractère véritablement national que l’AFDC et le regroupement AFDC-A ont réussi à s’adjuger en dix ans d’existence.

Fin connaisseur de la politique congolaise, économiste chevronné et professeur d’université, Modeste Bahati Lukwebo est aussi un homme d’expériences, pour avoir été plusieurs fois ministre depuis le régime Mobutu. Il a été notamment ministre du Budget et de la Fonction Publique, ministre du Travail et de la Prévoyance Sociale, ministre de l’Économie nationale, ministre du Plan, et même Questeur à l’Assemblée nationale lorsque Vital Kamhere dirigeait cette Chambre basse du Parlement.

Comme on le voit, le président national et autorité morale de l’AFDC-A est donc bien placé dans la course de ceux qui aspirent reprendre les rênes sur l’avenue du Roi Baudoin en vue de traduire en actes la vision de développement du Congo prônée par le président de la République, Félix Tshisekedi.

Le Potentiel

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