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Une année après le procès 100 jours diffusé en direct à la télévision nationale, tous les suspects condamnés aux différentes peines ont été libérés. Le juge Yanyi est quant à lui décédé dans des circonstances obscures. Mais l’argent destiné à l’achat et la pose des maisons préfabriquées n’est jamais retourné dans les caisses de l’État.

La relaxation de Vital Kamerhe, ancien directeur de cabinet de Félix Tshisekedi, pourtant condamné au second degré à 13 ans des travaux forcés dans le cadre de ce procès, suscite des réactions dans le chef des Congolais.

Certains soutiennent le rétablissement de la vérité pour un innocent condamné pour des raisons politiques. D’autres par contre condamnent une décision incendiaire de la justice congolaise qui, pourtant, commençait à bénéficier d’une certaine crédibilité.

Ce feuilleton de libération des détenus du procès 100 jours a débuté en janvier dernier. Condamnés à deux ans et cinq ans de prison dans le cadre de ce procès, Modeste Makabuza et Benjamin Wenga, respectivement directeurs généraux de SOCOC et de l’Office de voiries et drainage (OVD), ont été également libérés. Aucune raison officielle sur cette décision n’a été rendue publique. Plusieurs questionnements quant à ce, sont restés pendants.

Par conséquent, le doute sur une justice distributive et la dynamique de lutte contre la corruption a regagné les cœurs des Congolais. Ces derniers qui commençaient à croire en une justice basée sur l’équité n’en reviennent pas.

Douze mois après la libération de Makabuza et Wenga, c’est Vital Kamerhe, le principal accusé qui bénéficie d’une liberté provisoire, synonyme de liberté définitive en RDC. (Cfr cas Bruno Tshibala, Eugène Diomi Ndongala…).
Aucun bénéficiaire d’une liberté provisoire n’est retourné en prison en RDC.

Au début du mois de mai 2022, c’est Daniel Shangalume dit « Massaro », neveu de Vital Kamerhe qui a bénéficié lui aussi de la liberté provisoire, suivi, quelques jours après par Samih Jamal.

D’où la question de connaître si le procès 100 jours était une arnaque ou un trompe-l’œil. Ce procès qui était regardé par des centaines de millions de Congolais comme un match des Léopards seniors football. C’était une première au pays de voir un directeur de cabinet, mieux, un haut cadre du pays, s’expliquer devant la justice sur la gestion des fonds de l’État mis à sa disposition.

D’ailleurs, l’Association congolaise pour l’accès à la justice (Acaj) avait qualifié la décision de la justice d’accorder la liberté provisoire à Vital Kamerhe de « scandale judiciaire ».

A cela s’ajoute la libération de l’ancien ministre de l’EPST Willy Bakonga, par une mesure de grâce, alors que de sérieux soupçons pèsent sur lui quant à la gestion des fonds alloués à la gratuité de l’enseignement de base.

Par conséquent, plusieurs Congolais sont d’avis que la justice en RDC est encore loin d’être indépendante, juste et équitable.

LM
Congo-press

SOMBA,TEKA Ofele

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