De l’autre côté, méfiance entre le Procureur Général près la cour d’appel de Kinshasa/Matete et le procureur général près la cour de cassation.

Le greffier divisionnaire du tribunal de grande instance de Gombe refuse de céder à la demande de la haute cour. Selon le greffier, les parties avaient 48 heures pour déposer leurs notes de plaidoiries dans le délai requis :

“Y faisant suite après audience publique et foraine du 11 juin 2020 à laquelle cette cause a été plaidée et pris en délibérée, un délai de 48 heures a été donné à la greffière pour réceptionner les notes de plaidoiries des parties ainsi que la mise au propre de ses procès verbaux d’audiences” écrit le greffier ce même vendredi 19 juin.

Et d’ajouter que le dossier a déjà été transmis au président de la chambre depuis samedi 13 juin 2020, d’où l’impossibilité pour les services des greffes du TGI Gombe de répondre à la requête de la cour constitutionnelle qui a enjoint vendredi 19 juin 2020 le tribunal de grande instance de Kinshasa Gombe la transmission toutes affaires cessantes du dossier judiciaire de Vital Kamerhe après que ses avocats ont saisi la Cour Constitutionnelle pour obtenir la surséance du procès de leur client, ainsi que l’examen de l’exception d’inconstitutionnalité contre l’art 145 du Code pénal Livre II.

Par ailleurs, Vital Kamerhe avait demandé au Procureur Général Kisula, copiant le Procureur général près la Cour de Cassation Mumba Mukomo une instruction complémentaire sur la gestion de 100 jours.

Convaincu, le Procureur général près la Cour de Cassation avait, à son tour adressé une lettre au Parquet de Matete demandant de lui faire part de la suite réservée à la demande d’une instruction complémentaire telle que sollicitée par Vital Kamerhe. N’ayant pas adhéré à la demande de Mumba Mukomo depuis le 24 avril, est une preuve irréfutable que l’enquête pré juridictionnelle était insuffisante et que les lacunes de l’instruction menée au parquet n’ont pas pu être comblées par le juge qui a également instruit la cause en précipitation sur pression politique.

Pour preuve, alors que l’affaire était en pleine instruction à l’audience et après plaidoiries, le parquet de Matete a continué et continue à émettre des commissions rogatoires à destination des pays étrangers.

Le suspense donc plane sur la suite des évènements avec de bras de fer ouvert entre juridictions.

La Nouvelle Afrique

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