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En République démocratique du Congo (RDC), l’État reste confronté à l’épineuse problématique de maîtrise de sa masse salariale. Chaque mois, des millions s’évaporent des caisses de l’État pour rémunérer des agents doublons, fictifs et déserteurs.

Alors que le ministère de la Fonction publique renforce le contrôle des effectifs, le ministère du Budget a, en parallèle, questionné la base de données existantes. L’audit a duré quatre mois. Les conclusions ont été rendues publiques lors de la réunion du Conseil des ministres et indiquent une perte de plus de 2 millions de dollars, chaque mois, pour l’Etat congolais, rien qu’en payant les doublons.

Le contrôle a été initié par le Service informatique du secrétariat général au Budget, sur une partie de la base de données. Selon Aimé Boji, ministre du Budget, 49 591 cas de doublons sur noms, post-noms et matricules perçoivent environ 2 millions de dollars par mois.

Il existe également 357 cas de doublons parfaits, à savoir de noms identiques, mais il ne s’agit pas forcément d’agents cumulards ou fictifs, précise une source administrative. Cette dernière estime que le phénomène serait beaucoup plus répandu que les chiffres dévoilés, la méthode de calcul étant jugée peu fiable. Officiellement, du président de la République aux huissiers, l’Etat paye environ 1 million 400 000 agents et fonctionnaires.

En juillet dernier, le ministre de la Fonction publique avait déjà décelé des agents fictifs qui font perdre au Trésor public 240 millions de dollars, chaque année.

Dans le compte-rendu de la réunion gouvernementale, le ministre du Budget réclame un audit du système actuel de prise en charge de la paie, un logiciel géré par un prestataire privé. Selon le ministre, plusieurs clauses de ce contrat, signé en 2013, sont délibérément violées dans la pratique.

RFI

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