Huit soldats congolais ont été tués par la population depuis le weekend dernier à Beni, dans la province du Nord-Kivu, annonce l’armée. Selon le général Léon Richard Kasonga, porte parole des forces armées de la république démocratique du Congo (FARDC), qui condamne cette pratique, ces militaires étaient assimilés aux présumés combattants d’Allied Democratic Forces (ADF).

” Il y a la mauvaise interprétation des libertés individuelles. Quand on interprète mal les libertés individuelles on prive l’autre de jouir de sa liberté. Cette mauvaise interprétation des libertés individuelles contrairement aux lois de la république est à la base de la mort de huit militaires. Depuis trois jours, huit militaires ont été tués par la population ici, estimant que ce n’était pas des militaires mais plutôt des ennemis. Il faut que ça s’arrête vite parce que ça serait de la justice populaire alors que des institutions judiciaires existent, alors que ces institutions ont compétence pour dire le droit “, a déclaré le porte parole de l’armée, le général Léon Richard Kasonga.

Vendredi 29 novembre, un militaire a été lynché par la population au quartier Mabasele, à l’ouest de la cité d’oicha, en territoire de Beni.

Un couple militaire confondu aux rebelles ADF, à bord d’un véhicule civil a été aussi tué samedi dernier par les jeunes en colère au quartier Mabakanga, à l’arrêt de taxi, dans la ville de Beni.

Pour mettre fin à ces actes de justice populaire, l’armée met à la disposition de la population un numéro vert pour alerter sur tout autre cas de suspicion.

” Désormais, à la population, nous disons quand il y a un cas de suspicion, quand il y a quelqu’un qui est suspecté d’être membre d’un groupe négatif auteur de l’insécurité, il doit appeler au numéro vert. A dater d’aujourd’hui, toute suspicion doit être signalée au centre de coordination des opérations dont voici le numéro,+2438208405 “, a dit l’officier général.

Les attaques contre les militaires confondus aux combattants ADF date de la dernière série des tueries des civils depuis le déclenchement des opérations d’envergure fin octobre. Au moins 123 personnes ont été tués par machette et armes à feu. Les jeunes qui jugent d’insignifiant la réaction de l’armée ont décidé de se prendre en charge dans plusieurs quartiers de Beni, en passant nuit autour du feu.

Yassin Kombi, à Beni
Actualite.cd

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