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En République démocratique du Congo (RDC), après le premier round remporté par Félix Tshisekedi à l’Assemblée nationale, que peut-il se passer ? Pour Trésor Kibangula, analyste du Groupe d’études sur le Congo, les choses sont en train de changer.

Initialement, la majorité semblait en effet acquise au camp de Joseph Kabila, mais pour Trésor Kibangula les choses sont en train de changer: « Tout se dessine comme pour confirmer qu’il y a la majorité qui change. Cela s’est confirmé avec cette chute du bureau de l’Assemblée nationale. Cela doit se réaffirmer dans les jours à venir lorsque cette nouvelle majorité qu’ils appellent “l’union sacrée” va sans doute exiger ou demander à ce que le Premier ministre tombe ».

Pour l’analyste du GEC, cela sera vraiment un grand signal qu’une nouvelle majorité parlementaire puisse se constituer autour de Félix Tshisekedi. Pour lui, la Constitution de la République démocratique du Congo est claire sur le sujet le Premier ministre dépend de l’Assemblée nationale. Il est d’ailleurs nommé au sein de la majorité parlementaire.

« Si la majorité parlementaire change au Congo, forcément le Premier ministre n’aura plus la confiance. Et cette nouvelle majorité, il sera obligé soit par élégance de présenter sa démission au gouvernement, soit attendre que les députés de cette nouvelle majorité qui se dessine puissent lui demander de partir par une motion de censure ».

Kabila à Kolwezi

C’est vers 14 h 30, vendredi 11 décembre, que l’avion de Joseph Kabila a atterri à l’aéroport de Kolwezi, écrit notre correspondant à Kinshasa, Kamanda Wa Kamanda. L’ex-président, désormais sénateur à vie, est entré à pied à Kolwezi, la plus importante ville de la région, considérée comme la capitale mondiale du cobalt, avant se de rendre sur la Place Grand’Poste. Josef Kabila c’est exprimé en swahili pour saluer l’accueil qui lui a été réservé dans la ville, promettant un véritable discours une autre fois.

Son séjour dans le chef-lieu de la province du Lualaba pourrait durer plusieurs jours. Cette visite de l’ex-président de la République intervient au lendemain du renversement de la majorité au sein du Parlement. Kabila n’en a pas fait écho, tout comme il n’a pas évoqué les multiples ratés de ses voyages prévus dans l’ex-province du Katanga. Le week-end dernier, son déplacement annoncé à Lubumbashi a été reporté. Pour ses partisans, c’est le pouvoir qui l’a bloqué, mais, selon des sources de la présidence de la République, le report avait été décidé par Joseph Kabila lui-même à cause du mauvais temps autour de la capitale du cuivre.

RFI

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