Le porte-parole de Gédéon Kyungu Mutanga a réagi ce vendredi 12 avril 2019 au communiqué de la plateforme Ensemble pour le changement qui accuse l’ancien chef de guerre dans l’ancienne province du Katanga, d’être à la base de l’insécurité grandissante dans la ville de Lubumbashi.

Selon Thierry Mukelekele, porte-parole de Gédéon Kyungu, l’accusation faite par Ensemble pour le changement est fausse car l’ancien chef de guerre se trouve en résidence surveillée.

« Gédéon Kyungu a quitté la brousse depuis le 11 octobre 2016. Sa résidence est au quartier Golf, et sécurisée par les forces armées de la République et des éléments de la police. Pendant presque trois ans, il n’a jamais quitté sa résidence, et considère qu’il est en enfermement, en prison. Il y a un gouverneur qui existe, un commandant région, la police et les autres services de sécurité qui doivent s’occuper de l’insécurité », a dit à Actualite.cd le porte-parole de Gédéon Kyungu Mutanga.

Ensemble pour le changement de l’opposant Moïse Katumbi affirme que l’ancien chef de milice Gédéon Kyungu agissait en complicité avec “une poignée de caciques”, proches de l’ancien régime.

« Katumbi est sous le coup de mandat d’arrêt provisoire émis par le procureur général de la République. Son retour à Lubumbashi n’a rien à voir avec la présence de Gédéon Kyungu Mutanga. D’ailleurs, Gédéon est parti de la prison pendant que Moïse Katumbi était encore gouverneur. Donc s’il parle aujourd’hui d’instrumentalisation de Gédéon Kyungu par l’ancien régime, c’est qu’il en sait quelque chose. Moïse Katumbi doit plutôt voir la volonté du président de la République de lui avoir accordé un passeport, et son entourage, ils doivent revenir au pays pour participer à la reconstruction dans la paix », a ajouté Mukelekele.

Les miliciens dirigés autrefois par Gédéon Kyungu sont toujours actifs dans le parc de Kundelungu et attendent déposer les armes.

Condamné à la peine de mort en 2010 pour notamment crimes contre l’humanité et terrorisme, le chef de milice Gédéon Kyungu s’était évadé d’une prison de haute sécurité, en 2011. Il s’était rendu, en 2016, aux autorités qui l’avaient accueilli en rock star. Il est gardé dans une résidence huppée mais surveillée à Lubumbashi.

Il est, par ailleurs, sous sanctions de l’Union européenne (UE) pour “violations des droits l’homme”.

José Mukendi

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