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La coordination des écoles conventionnées catholiques a réuni ce jeudi 14 novembre dans la soirée à la paroisse Saint Joseph de Matonge, les enseignants et responsables des écoles pour tabler sur la grève qui sévit dans les écoles catholiques suite à la perte de pouvoir d’achat des enseignants consécutivement à la gratuité de l’enseignement décrétée depuis cette année par le Président de la République.

Après avoir passé toute la situation en revu, la coordination des écoles catholiques a donné un moratoire de 15 jours au gouvernement en vue d’améliorer les salaires des enseignants. Ainsi ces derniers suspendent leur grève jusqu’à la fin de ce mois de novembre.

« Nous demandons à l’État de payer décemment l’enseignant, parce que nous croyons que l’État a suffisamment des moyens vu le mode de vie des députés et ministres. Nous avons accepté de continuer à donner cours même si les avis étaient partagés, mais la plupart des participants ont trouvé que pour des raisons de procédure, nous devons continuer à donner cours jusqu’à la fin du mois, c’est-à-dire nous donnons un préavis de 15 jours à l’État congolais, s’il ne nous prend pas en charge comme il faut, là nous allons déclencher une grève générale. Nous soutenons la gratuité et nous demandons aux amis qui ont déjà commencé la grève de reprendre les cours », a dit Moïse Mpinga, enseignant du lycée Bolingani à la sortie de cette réunion.

Cette décision fait suite à un mouvement de grève observée depuis le lundi 13 novembre dernier dans certaines écoles primaires et lycées catholiques. À l’école primaire Bosangani, le message adressé aux élèves est clair à la fin de la journée de ce 14 novembre : « ne revenez pas jusqu’à ce qu’on appelle vos parents ».

Cette semaine, le Cardinal Fridolin Ambongo a soutenu publiquement la grève dans les écoles catholiques.

«Effectivement, nous entendons qu’il y a des grèves. Si vous attendez ma réaction en tant que vice-président de la CENCO, je soutiens et j’appuie tous ceux qui manifestent dès lors qu’ils estiment que leurs droits sont bafoués. Il n’est pas normal que les enseignants travaillent depuis le mois de septembre et ils ne sont pas payés. Comment voulez-vous qu’ils continuent à travailler ? L’unique moyen pour réclamer leurs droits, c’est la grève. Nous, en tant que CENCO, et moi, en tant que métropolitain de Kinshasa, je ne vais jamais décourager les enseignants s’ils sont dans leurs droits et ils recourent à des moyens pacifiques pour réclamer leurs droits. Notre position là-dessus ? Qu’ils fassent entendre leur voix parce que leurs droits sont bafoués», a déclaré le Cardinal au cours d’une conférence de presse mardi dernier à Kinshasa.

Aux lycées Bosangani et Sacré Cœur, les élèves répondent présents mais ne sont pas prises en charge par les enseignants. Les élèves passent leurs journées sur la scolaire, la même situation est observée au lycée Kabambare où les élèves ont transformé les salles de classe en salles de musique et de danse. Les lycéennes de Motema Mpiko par contre sont allées exposer leur problème à l’assemblée nationale où elles ont été reçues par la présidente de la commission droits humains, Christelle Mvuanga et son adjoint, qui leur ont promis une suite favorable.

Thérèse Ntumba
Actualite.cd

DiaspoRDC TV

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