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La hiérarchie militaire a ordonné une reprise en main du plus grand camp militaire de Kinshasa, le camp « Lieutenant-colonel Kokolo », pointé du doigt comme un repaire des criminels. Bilan de l’opération de ce dimanche : des arrestations, des saisies d’armes et des expulsions. Satisfait de cette première opération, le commandant de la 14e région militaire estime cependant qu’il reste encore beaucoup à faire dans ce camp.

Dimanche, dès les petites heures du matin, le camp Kokolo était bouclé. Pas d’entrée, pas de sortie. Toutes les unités de la garnison de Kinshasa ont été mobilisées pour cette opération qui a duré jusqu’en début de soirée. Finalement, selon le général Hugo Ilondo, 257 personnes ont été arrêtées.

Le commandant de la 14e région militaire évoque également la saisie de 17 armes de guerre individuelles et 56 machettes. 31 familles de civils irrégulièrement installées dans ce camp militaire ont aussi été déguerpies. Ces familles étaient locataires de maisons construites sans autorisation par des militaires à l’intérieur même du camp, explique un officier qui y habite.

Construit à l’époque coloniale pour une population d’environ 16 000 âmes, le camp héberge aujourd’hui plus ou moins 40 000 personnes qui vivent dans des conditions déplorables. Une situation dénoncée depuis de longues années par des ONG qui alertent les autorités.

Autre problème : des particuliers, parmi lesquels des hommes politiques, ont érigé des propriétés privées, dont un hôtel, qui jouxtent le camp, alors que celui-ci n’est pas clos. Une situation que dénonce la hiérarchie militaire.

RFI

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