Les élèves du primaire et secondaire ont officiellement repris, lundi 7 janvier, le chemin de l’école sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo (RDC), hormis les territoires de Beni et Butembo. Mais cette rentrée a plutôt été timide dans les villes de Kinshasa et Matadi. Dans la plupart de classes visitées, les enseignants se sont retrouvés presque dans des classes vides.

A Kinshasa par exemple, à l’Institut primaire de la Gombe 2, seuls onze élèves étaient présents. Les enseignants trouvés sur le lieu n’ont pas pu enseigner.

« Nous venons de constater une dizaine d’élèves pour toute l’école. Les enseignants sont là, mais les enfants sont absents. Nous appelons les parents à nous envoyer les enfants. Nous chômons. Nous sommes là, pour travailler, mais il n’y a pas d’élèves », se plaint un enseignant de l’Institut primaire Gombe 2.

Mais au collège Boboto, l’affluence était au rendez-vous, malgré quelques absences.

Les professeurs se plaignent du manque de volonté des parents d’envoyer les enfants à l’école.

Point de vue partagé par le chef du personnel de la sous-division de l’inspection provinciale de l’EPSP, André Kasende.

Il appelle les parents à envoyer les enfants à l’école :

« Nous souhaitons que les parents qui nous entendent amènent leurs enfants à l’école. Le calendrier scolaire est bien structuré. Rater deux jours impacte le programme scolaire ».

Certains parents disent avoir confondu l’appel du report de la rentrée dans les universités avec celui des écoles primaires et secondaires.

Pour les universités, la reprises des cours, initialement programmée pour le 7 janvier a été renvoyée au 14 janvier. Selon le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU), Steve Mbikayi, certains acteurs politiques ont instrumentalisé les étudiants pour provoquer des troubles.

Alors qu’à l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP), le ministre Musemena avait confirmé la rentrée des classes pour le 7 janvier.

Un appel peu suivi aussi à Matadi dans le Kongo-Central. Dans certaines écoles publiques de Matadi, il n’y avait quasiment pas d’élèves. Quelques rares écoliers ont été visibles dans les écoles privées.

Une situation identique a également été signalée dans la ville de Boma et dans la cité de Muanda.

Radio Okapi

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