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Tout est parti du feuilleton Zao Matutala, ayant abouti à une sentence sans appel contre l’AS VClub (perte de 9 points sur tapis vert). Les relations entre les deux plus grands clubs du pays sont de plus en plus tendues. Les sorties médiatiques avec des attaques directes se sont intensifiées au cours de dernières semaines. Sur les réseaux sociaux, les fans du TP Mazembe et ceux de l’AS VClub ne se supportent quasiment plus. Et pourtant, les deux clubs ont pu montrer par le passé qu’ils étaient adversaires sur le terrain, et non ennemis en dehors, qu’ils pouvaient se prêter des joueurs, se féliciter en cas des bonnes résultats et d’élections des dirigeants, ou encore compatir en cas des bons résultats dans un camp. Tout ça est à mettre dans la mémoire de l’histoire. La rivalité entre VClub et Mazembe transcende petit à petit les limites d’un terrain du foot, elle devient politique, sociale, et presqu’incontrôlable.

Escalades verbales entre administratifs

Au mois de juin dernier, le secrétaire de l’AS VClub accusait le TP Mazembe d’avoir trafiqué la licence de Zao Matutala et usé de son influence, afin gagner la bataille administrative qui opposait VClub à Don Bosco. De plus, après le verdict de la FECOFA privant les Dauphins Noirs du titre de la Linafoot, Patrick Banishay, affirmait sur les ondes de la Radio Mwangaza (Lubumbashi) que, les relations entre le TP Mazembe et l’ASV étaient devenues « Vicieuses ». Au cours de la même émission, Frédéric Kitengie a également été joint au téléphone, et en avait rajouté une couche, presqu’irrévérencieuse à l’endroit de Vita Club et de son secrétaire. “J’ai entendu dire que, la licence du joueur était fausse. Dites à Banishay, s’il est un homme qu’il aille au tribunal porter plainte. La licence est donnée par la FECOFA, qui est à Kinshasa. Pourquoi ils n’y vont pour se rassurer qu’il s’agit d’une fausse licence. Ça c’est des discours pour calmer les fans”. C’était le début d’une longue marche des tumultes et tensions entre les deux familles. Jusqu’à ce jour, les choses ne s’arrangent guère.

Et le dossier Ernest Luzolo pour pimenter le heurt

En voilà un autre qui a détérioré les rapports entre VClub et Mazembe, déjà en péril. Ernest Luzolo, latéral gauche du club Vert et Noir de Kinshasa, a récemment paragraphé un contrat de 5 ans avec le club Noir et Blanc de Lubumbashi. Il y aurait irrégularité dans ce transfert, selon que VClub se plaint. Luzolo avait encore un an de contrat à honorer chez les Moscovites. “Ils font signer des contrats à des joueurs qui sont sous contrat”, pouvions-nous lire le samedi 07 Août, sur le compte Twitter de l’AS VClub. Légende de la photo de signature de Luzolo avec le club de Kamalondo.

Et la réaction du TP Mazembe n’a pas tardé, virulente comme souvent. “Nos amis de VClub doivent respecter leurs supporters et ils vont les respecter en leur disant la vérité de ce qui se passe dans leur famille”, a lancé Frédéric Kitengie sur la Radio Top, dimanche 08 Août. Le directeur sportif du TP Mazembe a en même temps fait une révélation ahurissante. Selon lui, 17 joueurs de l’AS VClub appartiendraient à Esther Kumba (épouse du général Gabriel Amisi Kumba). Une lettre certifiant cela serait même à la FECOFA. VClub n’a donc pas le droit de vendre un de ces 17 athlètes sans consulter préalablement l’opératrice sportive précitée. Glaçant ! Et Ernest Luzolo compte dans cette catégorie des joueurs sur lesquels, l’ASV n’a aucun droit, renseigne Frédéric Kitengie.

C’était trop appuyé pour être supporté par l’AS VClub sans réaction. Lundi soir, encore une fois via son compte Twitter, le club de la capitale a subtilement repris de volée le manager des Corbeaux. “Ils sont plus au moins 33, ce sont vos joueurs à vous et non ceux d’un propriétaire privé… Ce sont des joueurs liés à VClub et non d’une famille quelconque ou un agent avec des intérêts personnels”, message qui accompagnait les images de la séance d’entraînement de VClub. Corbeaux et Moscovites semblent avoir franchi la ligne rouge sur le chemin de non-retour. Entre eux s’est ouvert une page d’indélicatesse qui ne saura être sans conséquences directes ou indirectes sur le football congolais et les autres clubs du pays. Ne dit-on pas que, « Quand les éléphants se battent, ce sont les fourmis qui meurent ».

Isaac B’ampendee
Footrdc

DiaspoRDC TV

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