Le « G-13 », entendu comme le groupe de treize personnalités qui militent pour obtenir les réformes du système électoral avant les élections de 2023, continuent imperturbablement leur chemin de croix pour ratisser large en faveur de cette option. Mais, c’est sans compter avec l’opinion du FCC du Raïs Joseph Kabila, qui détient une écrasante majorité parlementaire pour donner quitus à toute réforme de la législation en vigueur.

La semaine dernière, le « G-13 » n’avait pas réussi à décrypter le message caché dans le communiqué du FCC qu’ils avaient applaudi des deux mains en insistant sous forme de mise en garde que les réformes ne se mènent pas dans la rue mais bien dans les Institutions de l’Etat. Ils étaient incompris. Car les ténors du « G-13 » avaient estimé qu’à ce sujet, ils étaient bel et bien en symbiose avec le point de vue du FCC étant donné qu’ils ont toujours soutenu avec force que c’est dans les Institutions publiques qu’il faudra matérialiser la réforme électorale après qu’un forum eut dégagé un consensus sur les matières à réformes en termes de révision de lois.

Avant-hier, les groupes parlementaires du FCC sont venus repréciser la pensée de la kabilie sur les réformes électorales prônées par le « G-13 » qu’ils qualifient de politiciens en quête de positionnement politique personnel et rien d’autre. Leur démarche est vouée à l’échec, car le FCC renvoie toute matière électorale à la session de septembre 2020 et rappelle une bonne fois pour toutes pour être sûr d’être bien entendu par le « G-13 » qu’au cours de la législature en cours, il n’y aura pas de réforme de la loi électorale ni non plus de la loi organique sur la CENI.

Difficile, voire impossible dans ces conditions, que le G13 même avec l’appui du CACH et de LAMUKA fasse passer les réformes électorales au Parlement.

Or, ce sont ces deux textes essentiels qu’il faut pour opérer la moindre réforme électorale.

Le message semble également être adressé à tous ceux qui ont embouché à ce jour la trompette des réformes électorales avant la mise en place du Bureau de la CENI qui sont en train de faire jonction avec le « G-13 ». On aimerait savoir ce qu’ils feront tous pour contourner cette difficulté institutionnelle de taille. Curieusement le « G-13 » ne l’avait pas prévu. Pas plus que les organisations de la Société civile ou les Eglises confessionnelles comme l’Eglise catholique, l’ECC « Eglise du christ au Congo », CIMONCEL, AETA etc.

Tous sans exception, les groupes parlementaires du FCC les ramènent à la raison. On ne voit pas quel groupe sera en mesure de convaincre le FCC en l’amenant à faire un changement à 180° en prenant faits et causes pour les réformes électorales avant la constitution du Bureau de la CENI. Là où, en dépit du rejet par le chef de l’Etat de l’entérinement de Ronsard Malonda par l’Assembles nationale comme Président de la CENI et le refus de signer l’Ordonnance présidentielle de son investiture, la Chambre basse n’a jamais retiré cet entérinement et semble ne pas vouloir tenir compte du refus du Président de la République.

Pourtant il y avait eu à travers tout le pays des marches avec des émeutes et mort d’homme. Malgré tout l’Assemblée nationale n’est pas revenue sur son entérinement. On ne le voit pas changer de but en blanc pour des réformes électorales ni d’un quelconque forum pour en débattre que le FCC rejette également avec force.

D’où, la démarche à privilégier à ce jour est que le « G-13 » tout comme d’autres organisations qui prônent les réformes électorales de tout mettre en œuvre pour que le FCC s’engage à participer à tout forum qui sera organisé pour débattre de la question électorale ou du moins le consensus à trouver sur cette matière. Pour cela, il faudra bien que les deux Eglises confessionnelles –Eglise catholique et ECC- soient à l’avant-plan de cette démarche en rapport avec un dialogue politique comme proposée par l’ECC qu’elle appelle « Concertation nationale ».

Pour lui donner la légitimité institutionnelle nécessaire, le dialogue ou la Concertation nationale doit être convoquée par le Président de la République. D’où les deux Eglises doivent le convaincre à s’impliquer dans cette Concertation nationale sur la crise politique à ce jour et aussi réfléchir sur les réformes à apporter au système électoral congolais. Puisque le FCC qui a la majorité parlementaire n’est pas pour les réformes, il faudra au moins que ces groupes réformistes aient au moins le soutien du chef de l‘Etat qui est l’autorité suprême du pays.

KANDOLO M.
Forum des as

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