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Les journaux parus à Kinshasa ce vendredi 18 décembre 2020 reviennent essentiellement sur le couvre-feu qui démarre ce soir à partir de 21 heures sur l’ensemble du pays, dans le cadre de la lutte contre la deuxième vague de Covid-19.

« Couvre-feu en RDC : c’est déjà ce soir », titre LE PHARE à sa manchette. Cette mesure « extrême », explique le journal, a été prise par le chef de l’Etat non pas pour mettre à mal les couches déshéritées de nos populations, ni pousser à la faillite quelques opérateurs économiques, encore moins condamner le secteur de l’enseignement supérieur et universitaire à une année blanche.

Prenant toujours le côté des autorités, le journal indique que cette mesure vise plutôt à réduire le plus possible, la fréquence des contacts humains et par ricochet, les risques de propagation du coronavirus. C’est de cette façon, croyons-nous, que nous pourrions maximiser nos chances de victoire sur l’ennemi invisible qu’est le coronavirus, qui a repris ses ravages.

Par contre FORUM DES AS rapporte que ces nouvelles dispositions annoncées suscitent une vive polémique dans les rues de Kinshasa où les dirigeants du pays sont accusés d’être déconnectés des contraintes de la vie dans la capitale.

Le journal estime que la première difficulté de faire respecter l’heure du couvre-feu à Kinshasa est liée au transport en commun dans la très vaste métropole congolaise alors que la mobilité de la population dans la capitale reste encore un problème réel que les dirigeants du pays peinent encore à résoudre.

La deuxième difficulté est qu’environ 80 pourcents des ménages à Kinshasa doivent leur survie à l’informel : « Voilà qui explique la présence dans les rues de la capitale, de nombreux responsables de familles vendeurs de gammes variées de produits. Ce n’est donc pas de gaieté de cœur que ces femmes et ces hommes acceptent de rester dans la rue, parfois jusqu’aux heures tardives de la nuit ».

Dans un jeu de mots, l’éditorialiste de CONGO NOUVEAU se demande s’il s’agit d’un couvre-feu ou d’un « couvre-face ». Le trihebdomadaire estime qu’à première vue, rien ne prouve que le couvre-feu à 21 heures est le moyen efficace d’empêcher de contacts et donc les contaminations. Bien au contraire, la foule va se présenter aux mêmes heures dans les arrêts et autres lieux publics, chacun dans la précipitation de rejoindre son domicile. Le journal met en avant l’hypothèse des mesures sécuritaires que sanitaires dans un contexte politique de suspicions.

« Les fautifs passeront nuit au poste de police », titre L’AVENIR, rapportant les conclusions de la réunion d’hier entre le gouverneur de Kinshasa et le responsable de la police de Kinshasa, autour des treize mesures prises notamment la circulation pendant le couvre-feu de personnes de personnes se trouvant dans la situation d’urgence sanitaire.

Socrate Nsimba

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