Les déclarations de Martin Fayulu et Théodore Ngoy préconisant la mise en accusation du chef de l’Etat pour violation intentionnelle de la Constitution continuent de susciter des réactions dans l’opinion. Les journaux parus ce matin ont consacré une bonne visibilité à ce débat.

« La tête de Félix Tshisekedi mise à prix », titre LA PROSPERITE au sujet de la déclaration de Martin Fayulu et Théodore Ngoy soulevant la problématique d’une poursuite judiciaire contre le président de la République pour violation intentionnelle de la Constitution dans ses dernières nominations dans l’appareil judiciaire.

Le journal se pose alors un tas de questions : comment y parvenir ? Avec la complicité de quels députés lorsqu’on sait d’avance que ceux du FCC n’ont qu’un seul homme, un seul Deus ex-machina, une seule voix, c’est celle de Joseph Kabila Kabange, le fermier de Kingakati ? Comment Fayulu et son désormais alter ego vont-ils mettre d’accord les députés FCC et ceux de CACH, d’une part, et les sénateurs de la même coalition, pour arriver à bout de leur projet ?

La réponse à toutes ces interrogations est donnée peut-être par L’AVENIR qui a ouvert la Constitution de la République à son article 119 qui dispose que les deux chambres se réunissent en congrès pour les quatre cas suivants : la procédure de révision constitutionnelle, l’autorisation de la proclamation de l’Etat d’urgence ou de l’Etat de siège et de la déclaration de guerre, l’audition du discours du président de la République sur l’état d’urgence et la désignation de trois membres de la Cour constitutionnelle… Au même moment, le journal constate que l’article 166 de la même Constitution indique que la décision de poursuite et de la mise en accusation du Président de la République et du Premier ministre est votée à majorité de deux tiers des membres du Parlement composant le Congrès…

Pour le tabloïd, ces deux dispositions s’opposent et doivent être parmi les articles à harmoniser au moment où la classe politique trouvera utile d’initier la réforme constitutionnelle. Ce qui pousse le journal à qualifier d’un « pétard mouillé » la démarche de Fayulu et Ngoy.

LE PHARE, de son côté, reprend même une déclaration du constitutionnaliste Mbata qui dénonce une « masturbation constitutionnelle ». En se mettant dans la peau d’avocats et en infligeant sans titre ni qualité un carton rouge au président de la République pour une violation de la Constitution qui n’existe que dans leurs têtes, analyse le Quotidien, Fayulu et Ngoy se sont en réalité attaqués à l’ensemble de l’appareil judiciaire à travers le Conseil supérieur de la Magistrature car c’est ce dernier, conformément aux textes qui le régissent, qui a opéré les mises en place sanctionnées par les ordonnances présidentielles déjà exécutées sur l’ensemble du territoire national.

« L’Ecidé accuse l’UDPS », titre FORUM DES AS rapportant qu’un groupe de personnes non clairement identifiées ont “saccagé” hier jeudi 3 septembre, dans la matinée, le Bureau de coordination du parti Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECIDé), situé à la 4ème rue Limete. Dans leur “rage”, les assaillants ont emporté drapeaux et autres symboles du parti, avant de détruire plusieurs objets du bureau, affirme Devos Kitoko, secrétaire général du parti cher à Martin Fayulu, cité par le site d’information en ligne 7SUR7.CD.

D’ores et déjà, poursuit le tabloïd, l’ECIDé exige l’ouverture des enquêtes pour connaître l’identité et l’obédience politique de ces personnes. Cependant, en attendant le début effectif et l’aboutissement de ces recherches, la formation chère à l’opposant Martin Fayulu accuse les militants de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), principal parti au pouvoir au sommet de l’Etat en RD Congo.

Socrate Nsimba

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