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Un climat délétère règne au Sénat. Des brebis galeuses tentent un coup de force. Depuis quelques jours, la tête de Samy Badibanga a été mise à prix.

Dans les couloirs de l’hémicycle de la Chambre haute du Parlement, 100 mille dollars américains circulent pour faire éjecter l’ancien Premier ministre du bureau.

Les complotistes ne jurent que par le départ du premier vice-président jugé trop Fatshi dans l’équipe Thambwe. Pour séduire les esprits faibles, 10 mille dollars américains ont été proposés par sénateur pour évincer le brillant et courageux Samy Badibanga.

On n’est pas loin du scénario Kabund à l’Assemblée nationale. Le modus operandi est presque le même. Les officines chargées d’exécuter cette sale besogne procèdent par l’achat de conscience.

Alerte, l’organisation non gouvernementale « Le Congo en danger » cité par « Flash-Info », prévient dans un communiqué signé par son secrétaire général, Musafiri Molisho que le coup, serait fomenté au sein même du bureau de la chambre des sages.

Que des reproches faits à Samy Badibanga. Sa proximité avec le président Félix Tshisekedi, son refus de respecter le mot d’ordre de boycott de la cérémonie de prestation de serment des juges constitutionnels…. Bref, le péché de Badibanga, c’est de déjouer les plans de ceux qui en veulent au chef de l’État, Félix Tshisekedi. Et pour cela, il doit en payer le prix comme Kabund.

L’organisation pointerait le questeur du Sénat, Eric Rubuye, en ballotage entre les deux ailes du FCC, d’être à la manœuvre.

« Le Congo en danger » explique que la méfiance se serait installée entre les deux personnalités, au point où le gestionnaire des finances multiplierait des manœuvres pour faire partir Samy Badibanga du bureau.

Dans son enquête, l’organisation fait savoir que le questeur aurait proposé le montant de 10.000$ par sénateur pour couler Samy Badibanga à travers une pétition qu’il aurait initiée à cet effet.

L’argent est là. Il suffit de signer juste la pétition et vous touchez le pactole. Donc, la stratégie est simple. Le sénateur intéressé signe au préalable le document et illico, il se tape ses dix mille dollars.

Le nauséabond pot aux roses mis à nu

Odieux, le cynique plan anti-Badibanga indigne. Il est concocté dans une chambre des sages où certains radicaux refusent d’admettre la mutation politique actuelle. L’union sacrée énerve. Et Samy Badibanga doit subir la fureur des anti-Fatshi. Le vice-président du Sénat est accusé de faire souffler le vent de l’union sacrée à la Chambre haute. Il est désormais l’homme à abattre.

Pour décapiter sa tête, des pots-de-vin, chiffrés à des milliers de dollars, sont mis à la disposition des sénateurs pour le clouer. A haute voix, « Le Congo en danger » condamne ces pratiques honteuses, fruit des antivaleurs longtemps décriées dans le pays.

L’organisation dénonce la corruption à ciel ouvert et à grande échelle dans une Chambre considérée comme le creuset des valeurs républicaines. Même si la fatwa est déjà lancée, les sénateurs sont appelés à étouffer cet ignominieux complot au moment où tous les Congolais font bloc derrière le chef de l’État pour débarrasser le pays des artisans de la prédation.

Kokolo Jean
Ouragan fm

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