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Entre-temps, une cérémonie de remise et reprise est prévue pour ce mardi entre le bureau d’âge et l’ancien Perchoir de la Haute Assemblée.

Bientôt, un nouveau Bureau définitif au Sénat. Mais on n’en est pas encore là. Après la démission en série, vendredi 5 février, de six membres de l’ancien bureau, tous visés par des pétitions, l’heure est sans doute aux conciliabules top secrets, autour de nouveaux gestionnaires de la haute Assemblée.

Question, qui succédera donc à Alexis Thambwe Mwamba au Perchoir du Sénat ? Mystère pour l’instant. Au stade actuel où le bureau d’âge mis en place le jeudi 4 février, n’a pas encore lancé l’appel à candidature, bien malin qui pourrait parier sur tel ou tel autre Sénateur.

Entre-temps, dans les travées du Palais du peuple, certains noms reviennent constamment dans les causeries. Certains percevaient l’ombre du Sénateur Guy Loando Mboyo, élu de la Tshuapa, dans l’ancienne province de l’Equateur. D’autres par contre, se chuchotent sur le nom de Modeste Bahati, l’élu du Sud-Kivu, à qui le Président Félix Tshisekedi avait confié en décembre dernier, la mission d’identifier la nouvelle majorité à l’Assemblée nationale, après la rupture le même mois, de l’ancienne coalition FCC-CACH. Rien n’est encore officiel a ce jour, tant il s’agit des supputations !

Mais d’ores et déjà, les six membres de l’ancienne équipe Thambwe Mwamba, sont conviés à une cérémonie de remise et reprise avec le triumvirat Mamboleo- Lwesse-Bakonga, ce mardi 9 février au Sénat.

PRESIDENT DU SENAT OU DAUPHIN CONSTITUTIONNEL DU CHEF DE L’ÉTAT

Si constitutionnellement, l’Assemblée nationale a préséance sur le Sénat, parce que tant l’émanation directe du souverain primaire, la même constitution du 18 février 2006, sur pied de son article 75, fait du Président de la Chambre haute, le dauphin du Chef de l’État.

Cet article stipule: “En cas de vacance pour cause de décès, de démission ou pour toute autre cause d’empêchement définitif, les fonctions de Président de la République, à l’exception de celles mentionnées aux articles 78, 81 et 82 sont provisoirement exercées par le Président du Sénat.”

A la faveur de cette disposition de la Constitution, le poste de Président du Sénat charrie un enjeu de taille. C’est donc lui, le “Vice-président” de la République, conformément aux conditions énumérées dans l’article susevoque de la Constitution.

Partant, d’aucuns pensent qu’à l’ère et à l’heure de la nouvelle coalition étiquetée Union sacrée de la République, où le Président Félix Tshisekedi est le seul commandant à bord, ce dernier devrait passer sous scanner, les ambitions de ses nouveaux partenaires, candidats à la présidence du nouveau perchoir de la Chambre des lords du Parlement congolais.

L’ÉQUILIBRE GÉOPOLITIQUE

Même s’il est encore difficile et même tôt de parier sur le nouveau speaker du Sénat, de nombreux observateurs estiment, cependant, que le Chef de l’Etat devrait tenir compte des équilibres géopolitiques dans le choix du candidat devant remplacer Alexis Thambwe Mwamba.

On ne devrait donc pas se voiler la face. Au-delà de toute l’effervescence observée autour de l’Union sacrée, nombre d’acteurs ayant adhéré à ce projet attendent impatiemment que Félix Tshisekedi leur retourne l’ascenseur. Ils sont tout, sauf des enfants de chœur.

Ainsi, pour éviter des frustrations qui pourraient éventuellement impacter très négativement sur le fonctionnement de l’Union sacrée, les mêmes analystes conseillent au Chef de l’État de tenir compte des provinces qui, jusqu’ici attendent d’êtres servies ou voir les leurs a la tête de certaines institutions du pays. L’espace Grand Kasaï ayant déjà la présidence de la République , le Grand Bandundu étant a la tête de l’Assemblée nationale, la Sagesse commande que le perchoir du Sénat revienne à un ressortissant d’une autre province. A défaut de contenter les 26 provinces, ce qui est déjà impossible, il pourrait même jouer le jeu en termes d’aires linguistiques. Ca paraît banal, hélas, ce sont là les réalités de la classe politique rd congolaise, bien connues de tous.

Tout bien considéré, la tâche ne semble pas facile pour Félix Tshisekedi, bien qu’ayant bon jeu, après son divorce d’avec son prédécesseur Joseph Kabila. Oui, il devra redistribuer les cartes en fonction du poids politique de chacun de ses nouveaux partenaires. Les transhumés du FCC, debout sur leurs ergots, l’attendent de pied ferme sur ce front. Y compris les Bembistes et les Katumbistes.

Mais en même temps, des analystes pensent l’homme du 24 janvier 2019 a une bonne marge de manœuvre, dans la mesure où il est resté la seule “source” du pouvoir durant les deux ans et quelque dix derniers mois de son quinquennat en cours. Car, outre les institutions du pays dont le Gouvernement , Félix Tshisekedi a la diplomatie et les entreprises publiques pour caser ses coéquipiers de la dreem team et préserver ainsi la paix social au sein de celle-ci.

Grevisse KABREL
Forum des as

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