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L’Assemblée nationale ouvre solennellement, ce mardi 15 mars, sa première session ordinaire de l’année 2022 conformément aux dispositions de l’article 115, alinéa 1er de la Constitution. Les vacances parlementaires sont finies place aux enjeux politiques de l’heure.

Comme à l’accoutumée, un point est inscrit à l’ordre du jour : la cérémonie d’ouverture solennelle de la session ordinaire de Mars 2022.

D’après le Rapporteur de la Chambre Basse du Parlement, Lembi Libula, les députés nationaux sont conviés à prendre part à cette cérémonie d’ouverture qui se déroulera dans la salle des Congrès du Palais du peuple à partir de 11h30.

Entre la clôture de la session budgétaire de septembre 2021 et celle qui s’ouvre ce mardi, il s’est passé beaucoup de choses à l’Assemblée nationale. On note, cependant, l’annonce de la démission du 1er Vice-président de cette chambre, Jean-Marc Kabund qui a fait couler beaucoup d’eaux sous le pont dans le chef de l’Union Sacrée de la Nation.

Probablement, cette question serait parmi les matières à traiter pendant cette session de mars afin de tirer toutes les conséquences qui pourraient en découler. Puisque, l’Union Sacrée qui avait désavoué Jean-Marc Kabund n’attendait que cette rentrée parlementaire pour confirmer leur décision.

À un an et quelques mois du scrutin direct de 2023, les réformes électorales et la loi sont aussi attendues pour baliser le chemin pour que la RDC ait les élections crédibles, libres, justes, impartiales et apaisées. Ces deux matières pourraient bousculer tous les calculs, dans le microcosme politique congolais.

À ce sujet, le Président de la CENI, Denis Kadima, avait déjà pris langue avec le speaker de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso N’kodia, pour une collaboration étroite entre la Centrale électorale et la Chambre Basse du Parlement pour des questions liées à la loi en l’occurrence les réformes électorales.

Qu’à cela ne tienne, il y a aussi l’idée de la révision de la Constitution qui a fait jaser dans l’espace politique congolais pendant les vacances parlementaires.

Certains observateurs la considèrent encore comme un essaie technique pour jauger les esprits, sur l’idée de la modification de certains articles de la Constitution de la République.

Selon certains analyses, cette idée serait de changer le quinquennat vers le septennat. Mais, comment y parviendront-ils? Lorsqu’on sait que cette initiative a toujours été porteuse des germes de troubles surtout dans un contexte particulier du pays avec l’insécurité dans sa partie Est.

Il y a lieu de noter aussi la pétition contre le Bureau de l’Assemblée nationale made in Gratien Iracan de Saint-Nicolas. Ce dernier, pendant les vacances parlementaires, n’a cessé parler de sa pétition contre Christophe Mboso.

Il justifie cette pétition sur le fait que l’Assemblée nationale a géré près de 64 millions USD de fonctionnement pour permettre aux élus nationaux de faire convenablement leur travail, mais il constate qu’ils n’ont pas bien travaillé.

Cet élu de Bunia s’est demandé à quoi ont servi tous ces fonds du contribuable congolais ? Sur cette question qu’il a initié sa pétition contre le Bureau Mboso. Il avait affirmé qu’il avait déjà récolté plus de 70 signatures. Il ne lui restait plus que quelques 55 signatures pour atteindre les 125 requises par la loi, pour que sa pétition soit maintenue et débattue en plénière.

Toutes ces matières pourraient être traitées durant cette session ordinaire de Mars 2022. D’après certains observateurs, les députés nationaux seront, d’ores et déjà, face à leurs responsabilités.

Christian Okende
Politico

SOMBA,TEKA Ofele

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