Après avoir revu à la hausse le quota de l’Udps à la commission électorale, Denis Kadima tente de se disculper en faisant passer faussement la plénière pour responsable du choix de Mabiku Totokani Thotho, un cadre du parti présidentiel.

D’autres membres de la commission électorale boudent déjà le nouveau secrétaire exécutif qui, selon eux, n’a aucune expertise en dehors de son passé de combattant auprès de Félix Tshisekedi. Pour le groupe opposé à Kadima, la désignation de Thotho relève de sa seule volonté et des officines qui l’ont porté à bout de bras à la tête de la CENI.

Aucune délibération n’a été faite pour arriver à cette décision, indique une source interne à la commission électorale. Kadima a imposé son choix, maugrée un autre membre de la plénière. Meilleurs que lui ont competi mais leurs dossiers ont été jetés dans la poubelle. La tension monte à la CENI. Des camps se sont créés au sein de l’institution qui doit organiser les élections voulues indépendantes et transparentes. « Rien ne marche avec le diktat de Kadima. Sa gouvernance a montré ses limites », souffle un ancien de la maison. L’expert prétendu électoral navigue à vue. Aucun plan qui démontre que les élections auront lieu en 2023. Le nouveau leadership a des idées ailleurs. Son seul souci, c’est de positionner d’abord ses pions partout pour avoir le contrôle de la machine afin d’accomplir son projet.

Membre de l’Udps selon Albert Moleka, ancien directeur de feu Etienne Tshisekedi, Denis Kadima ne jouit de la confiance que de la famille politique au pouvoir. A ses yeux, il ne va organiser les élections que pour l’Union sacrée. Il n’envisage pas de convaincre les autres leaders à adhérer à son schéma. Il sait bien que toutes les portes lui sont fermées. Il n’ira jamais chez Fayulu, ni chez Joseph Kabila. Bref, l’arbitre a choisi son camp. Désavoué par les Églises catholique et Kimbanguiste, Kadima, produit de la tricherie, sera buté à une grande contestation. La fraude à grande échelle qu’il prépare, sera vouée à l’échec, a prévenu un cadre Lamuka.

Pensant nommer son camarade du parti à un poste de commandement des opérations électorales, Kadima s’est tiré une balle dans le pied, a dénoncé un militant pro-démocratie. Il a perdu le peu de confiance qu’il lui restait encore. Même, les diplomates occidentaux se sentent trahis. Eux qui ont passé leur temps à convaincre les acteurs politiques majeurs à l’accepter pour ne pas bloquer le processus électoral. Aujourd’hui, il est démontré clairement que Kadima a été missionné pour saborder le processus électoral, s’indigne un activiste de la Lucha qui annonce, pour bientôt, des grandes marches de protestation.

Par Landry Amisi
Ouragan

1 COMMENTAIRE

  1. Même dans n’importe quelle institution/societé, il peut y avoir plusieurs compétiteurs pour un poste, il y aura un qui sera retenu, la réalité de fois est que les insatisfaits feront porter les autres la casquette du diable, donnerons à l’opinion des versions sans fondements et injustifiables jusqu’à donner une connotation incomfortable du genre, appartenance politique, tribale, réligieuse. Ne soyons pas faible d’esprit, présentez des preuves de ses allégations à la justice c’est simple.

LAISSER UNE RÉPONSE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
Veuillez entrer votre nom ici