Le Président du Sénat, Alexis Thambwe Mwamba a, dans son discours de clôture de la session de septembre mardi, déploré ce qu’il a qualifié de « l’incertitude politique » au pays. Il fait allusion à la crise que traverse la RDC suite aux désaccords nés au sein de la coalition formée par Félix Tshisekedi avec son prédécesseur Joseph Kabila à l’issue des élections de 2018. Une coalition rompue il y a peu, comme annoncé par le Chef de l’Etat.

« Vous conviendrez avec moi que, sur le plan politique, notre pays fait face à une certaine incertitude. En effet, depuis quelques temps, certains acteurs politiques se livrent à un jeu dangereux qui détourne l’attention des vraies attentes du peuple. Celui-ci se demande que va apporter cette gesticulation politique sur l’amélioration de son quotidien. Que présage cette crise sur l’avenir du Congo ? Rien ne nous permet de lui réserver un tel traitement. », a déclaré Alexis Thambwe Mwamba.

Pour le Président de la Chambre haute du parlement, « il est possible qu’effectivement quelques problèmes nous éloignent les uns des autres ou carrément nous opposent ». Mais poursuit-il, « dans une démocratie, toutes les questions trouvent leurs réponses dans la Constitution et les lois de la République ».

« L’impression d’être devant des questions insolubles procède simplement de la mauvaise compréhension et définition du problème. Malheureusement, les effets de cette incertitude politique dans laquelle le pays gît sont graves et se manifestent sur différents plans de la vie nationale”, a-t-il décrié.

La crise s’est approfondie depuis plus de trois mois au pays suite aux divergences des vues au sein du FCC-CACH. Les conséquences s’en sont suivies avec notamment les consultations menées par le Chef de l’Etat en vue de la mise en place de l’Union sacrée. Il y a eu aussi les démarches pour la reconfiguration de la majorité parlementaire qui ont conduit à la destitution de la présidente de l’Assemblée nationale Jeanine Mabunda et quatre autres membres du bureau. M. Tshisekedi a salué l’action menée par les députés et l’a qualifié de « maturité politique ». Il entend dès lors reprendre le contrôle de la Chambre basse après l’élection d’un bureau définitif.

Germain Lobo
Actualite.cd

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