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L’ONG Justicia Absl appelle le nouveau pouvoir à libérer les adeptes du prophète Paul Joseph Mukungubila, condamnés en 2015 pour atteinte à la sûreté de l’État, participation criminelle et détention illégale d’armes.

Pour cette structure de défense des droits de l’homme, les 36 militants de ce mouvement condamnés à 20 ans de réclusion criminelle, deux ans après les attaques de Kinshasa, Lubumbashi et Kindu, sont des prisonniers du pouvoir Kabila.

Après les mesures de grâce accordées à certains prisonniers politiques, le coordonnateur de Justicia Asbl appelle Félix Tshisekedi à étendre son action de décrispation en accordant la liberté aux membres de cette secte politico-religieuse.

«Tous mes clients ont été poursuivis initialement pour avoir participé au mouvement dit Pasteur Mukungubila tendant à porter atteinte aux institutions de la République démocratique du Congo. Aujourd’hui, nous sommes dans le gouvernement Tshisekedi. Moi, je crois que tous ces prisonniers politiques doivent être libérés pour la décrispation du climat politique »,a déclaré dans un communiqué Mê Guy Mbuya, coordonnateur de Justicia et avocat de ces détenus.

Selon lui, les 36 membres de l’église de l’église du prophète Mukungubila dont 16 incarcérés à la prison de Kassapa sont des victimes de l’ancien régime.

Candidat malheureux à la présidentielle de 2006, Paul Joseph Mukungubila, exilé en Afrique du Sud est accusé d’être l’instigateur des attaques du 30 décembre 2013 qui ont visé certains symboles de l’État à Kinshasa, Lubumbashi et Kindu.

L’assaut a été déjoué par les forces de défense et sécurité qui ont arrêté plusieurs jeunes détenant notamment des armes blanches. Ces attaques simultanées avaient fait près de 100 morts dans tous les trois sites.

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