A l’occasion des 60 ans d’indépendance, il m’est particulièrement agréable de présenter au Président Félix-Antoine TSHISEKEDI toutes mes félicitations.

Je voudrais aussi dans les mêmes circonstances lui souhaiter un fructueux mandat.

L’adresse du Chef de l’Etat a focalisé l’attention de tout observateur avisé de la politique congolaise d’autant plus qu’elle intervient en pleine crise de Covid-19, après les révélations troublantes sur le fonctionnement de l’Etat au cours du procès dit de 100 jours et les indignations suscitées dans la coalition à la suite de la politisation de la destitution du 1erVice-Président de l’Assemblée Nationale et l’interpellation cavalière du Vice-Premier Ministre et Ministre de Justice.

Du discours du Chef de l’Etat, j’ai retenu sa volonté de maintenir l’indispensable cohésion nationale et son engagement à poursuivre l’instauration de l’Etat de Droit et la lutte implacable contre l’impunité. C’est cette vision qui est du reste à la base de la coalition FCC-CACH et donc la simple profession de foi ne peut susciter ni émotion particulière ni jubilation. Le processus de l’instauration de l’Etat de Droit dans notre pays connait deux moments forts :

La première phase est constituée de réformes judiciaires nécessaires et de nominations des animateurs dans le seul but d’améliorer l’administration de la Justice. Tâche dont le Président KABILA s’est consciencieusement acquitté à la satisfaction de l’opinion et de tous les praticiens du Droit.
La seconde phase est marquée par l’application des réformes dans le vécu de la justice :
C’est ainsi que, déjà sous KABILA, des députés, des sénateurs, des généraux et des ministres ont été jugés et sanctionné selon la rigueur de la loi. A présent, il revient au Président TSHISEKEDI de poursuivre sur cette lancée en apportant les compléments légaux ou législatifs nécessaires pour assurer une coexistence harmonieuse entre le parquet, le tribunal et le justiciable.

A la vérité, il faut le féliciter pour le déroulement exemplaire du procès de 100 jours, même s’il y a eu dérapage dans la présomption d’innocence au bénéfice des prévenus à cause des réseaux sociaux et des journaux qui ont socialisé la faute d’individus qui ont forcément de la famille, en brisant le sacrosaint principe de l’individualité de l’infraction et donc de la peine.

Pour consolider l’Etat de Droit et éviter les abus de justice, inhérents à l’imperfection de tout être humain, et donc aussi des Magistrats, il est indispensable de protéger les Magistrats de parquet et du tribunal contre le détournement de procédure et la patrimonialisation de la fonction.

C’est pourquoi, la loi a donné au Ministre de la Justice le droit d’injonction pour empêcher le parquet de geler certains dossiers, pratique courante dans les milieux de la justice. Mais pour que cette disposition ait toute sa pertinence, le Ministre ayant en charge la justice, à la fois d’après la jurisprudence et le droit positif congolais, devrait logiquement contrôler la bonne exécution de ses instructions, avoir le droit de prendre des mesures conservatoires avant de solliciter une sanction auprès de l’autorité compétente. Évidemment dans le respect de la séparation des pouvoirs.

D’autre part, l’État de droit doit veiller à la paix de la vie sociale et à la sécurité des institutions en évitant que les jugements ne soient perçus comme des règlements de compte, des actes d’humiliation ou de vengeance envers les prévenus.

Mesdames, Messieurs,

Tout a été dit, même au-delà de ce qui est permis, sur l’échec et les ratés de la classe politique congolaise durant les 60 dernières années, chaque fois avec un brin d’ironie, Cependant, la classe politique a réussi malgré tout, à respecter l’engagement des Pères fondateurs de la République d’œuvre pour l’unité du Pays, l’intégrité territoriale, l’indépendance économique et la dignité du Peuple congolais. Force est de reconnaitre qu’après 60 ans d’indépendance, le Congo est toujours uni et poursuit sa longue marche vers un pays plus beau qu’avant, menant à cette fin un combat sur plusieurs fronts.

Parmi les réussites dont la classe politique devrait être fière, puisqu’elle est avant tout son œuvre, se trouve l’émancipation de la femme congolaise.

Aujourd’hui, la femme congolaise se trouve sans complexe à tous les postes et secteurs de la vie nationale.

Ainsi, nous avons des Vice-Premiers Ministres, des Ministres d’Etat, des mandataires qui s’acquittent à l’envie de leurs taches.

Si certains esprits malveillants sont portés à attribuer ces postes au simple fait de la parité, l’émergence des femmes dans les domaines privés constituent un démenti cinglant. Pour la première fois, une femme, Madame Bestine KAZADI, a surclassé tous ses concurrents pour obtenir la présidence d’une équipe prestigieuse et populaire comme l’Association Sportive Vita Club !

Dans le domaine de la recherche, Madame KIRONGOZI a imposé sa compétence scientifique grâce aux robots régulateurs de circulation, de même que Madame Béatitude TONDA a excellé dans la recherche sur le Covid-19 en mettant sur le marché un produit efficace, le CETRAPAL ARTEVIA.

Enfin, même comme agents de développement économique et social, les femmes ne sont pas du reste. Illustration est faite de belle manière par les initiatives de Madame Olive LEMBE KABILA à travers la construction d’une cité dans la périphérique de Kinshasa, la mise en service d’un hôpital moderne à Bibwa ou encore la ferme’’ DE L’ESPOIR dont les produits de qualité continuent à inonder le marché et à s’imposer dans le paysage kinois. A toutes ces femmes modèles et à beaucoup d’autres, inconnues ou méconnues, qui se battent sans complexe dans la société, je voudrais rendre hommage à leur contribution à développer un pays prospère au cœur de l’Afrique.

Sur le même registre de réussites à mettre au crédit de la classe politique, se trouve indubitablement l’alternance politique pacifique et conviviale, consolidée par une coalition dont les ennemis de la démocratie consensuelle ont déjà décrété la mort. Et comme pour couronner le tout, la vie que mène l’ancien Président KABILA montre qu’après la présidence, il existe une vie normale où l’on peut continuer à servir son Peuple et son pays comme le démontre l’inauguration de son majestueux bateau sur les eaux du Tanganyika.

Et donc, vilipender à souhait tous ceux qui se sont investis dans la paix sociale et le développement du Congo par quelques personnages dont le seul mérite est d’épier les fautes éventuelles des hommes politiques à la peine, est une œuvre insignifiante.

La sainte colère, aux accents homériques, de l’Homme de Dieu au cours de son sermon le 30 juin 2020 a eu des échos au plus profond de la Nation congolaise et de chaque individu. Elle provient de l’asymptote entre les exigences de la démocratie et les règles de l’église. En démocratie, il faut savoir jouer avec les chiffres pour bénéficier du principe et de la loi du plus grand nombre pour réaliser une ambition tandis qu’à l’Église tout est décidé par Rome même s’il arrive de consulter les Églises locales.

Cette tirade du prince de l’Église est due au fait que l’Église a succombé à la tentation de Jésus au désert concernant l’appropriation de la cité. Jésus a repoussé Satan et ses propositions indécentes, tandis que l’Église y a succombé en acceptant de jouer à la cité, le même rôle que le politicien, et même en compétition avec lui. Ce faisant, elle a quitté le privilège indiscutable de la chaire de la vérité pour l’arène politique avec son cortège de turpitudes.

Pour soutenir son ambition, l’Église congolaise à tenté de concevoir et d’appliquer la théologie de la démocratisation à l’instar, à un moment donné, de l’Église latino-américaine qui avait inventé la théologie de la libération politique par les armes. Profondément investie dans cette théorie de conquête du Pouvoir temporel, l’Église a abandonné sa tâche première et les exigences du Royaume des cieux, livrant ses prêtres à la mendicité, à la médiocrité et à une moralité douteuse, partant les chrétiens déboussolés à leur désarroi.

Aujourd’hui les prêtres et les religieuses sont abandonnés, dans leurs paroisses, couvents ou dans les hôpitaux, à l’indifférence de la hiérarchie cléricale préoccupée à se faire une place au soleil.

60 ans après l’indépendance et au regard de la détérioration préoccupante de la situation de l’Église au Congo, ne sommes-nous pas en droit de demander des comptes à nos Évêques sur ce qu’ils ont fait de l’Église léguée par le Cardinal Malula ? Ont-ils contribué à ancrer dans la société les valeurs chrétiennes d’amour, de pardon, de miséricorde, de sacrifice et de solidarité ? Peut-on dire de leurs chrétiens et d’eux-mêmes, comme des premiers chrétiens, voyer comme ils s’aiment.

Cette partie sombre et peu glorieuse de notre Église fait aussi partie du bilan des 60 ans d’indépendance. Cette analyse critique et introspective devrait réduire l’ardeur de certains Princes de l’Église à proclamer la condamnation de l’homme politique congolais sans un procès équitable, et amener les Hommes de Dieu à plus de modestie pour reconnaitre que prêtres et politiciens sont tous logés à la même enseigne et responsables, au même titre, de la situation actuelle de notre pays bien aimé.

Comme chaque fois qu’il y a risque de crise susceptible de paralyser la coalition, les Présidents TSHISEKEDI et KABILA se sont retrouvé pour désamorcer la machine infernale des ennemis de la démocratie, du développement économique de notre pays et du bonheur du peuple congolais. Cette fois aussi, c’est la raison d’État qui a triomphé sur des intérêts mesquins et des calculs politiciens. Un exemple qui devrait inspirer nos partenaires de la coalition FCC-CACH. Étant entendu que la raison n’est pas la partie la plus faible de la force et qu’il n’est pas toujours nécessaire d’employer l’énergie physique pour triompher. Ainsi, pousser à l’action de la rue pour résoudre un problème de société est une illusoire fausse bonne solution. Ainsi, pousser à l’action de la rue pour résoudre un problème de société est une illusoire fausse bonne solution. Au moment où le Président TSHISEKEDI doit faire face à d’immenses défis touchant à l’existence même de la Patrie, comme l’intégrité territoriale menacée par certains États voisins où le COVID-19 qui pourrait décimer la population congolaise, mobiliser les militants des partis ou regroupements politiques pour une cause nulle, parce que déjà réglée par la Constitution et les lois de la République, est pour le moins une hérésie intentionnelle des pratiques démocratiques sinon une inconscience politique criminelle.

Dans le cadre des 60 ans d’âge de notre République, de moins en moins jeune, le Peuple congolais doit capitaliser un acte national et démocratique de haute portée historique, œuvre des enfants des politiciens dont on dit, depuis notre indépendance, qu’ils n’ont rien produit de bon.

Bien entendu, il s’agit de l’alternance pacifique et civilisée de pouvoir entre Joseph KABILA, fils d’un ancien Président de la République, et Félix-Antoine TSHISEKEDI, fils d’un opposant historique.

Nous avons le devoir de transformer cet acte, aujourd’hui historiquement isolé, en une tradition et une référence pour notre démocratie. Pour qu’il en soit ainsi, le Pays n’a pas besoin d’une République en guinguette, qui vit d’euphorie naïve et insouciante, ni d’une République incandescente qui vit en permanence sous les menaces ou les crises entretenues par les charbons ardents des réseaux sociaux, ou des ONG- Nous avons besoin d’une République Démocratique vivant toutes les exigences voire les contraintes de la séparation des pouvoirs.

Dans ces conditions, un vrai démocrate ne peut souhaiter une république des Juges dont les décisions remplaceraient les actes de l’Exécutif ou du Législatif, ni une République de professeurs qui passeraient le plus clair de leur temps à faire l’exégèse des textes de lois et à échafauder des théories alléchantes dont ils ne sont pas prêts à assumer les insuffisances au lieu de laisser les politiques gouverner le Pays. De même, notre État ne peut fonctionner sous la menace permanente du Parlement ou d’un exécutif furieux.

Les circonstances historiques du moment nous permettent d’apprécier toute la lucidité politique de Winston Churchill lorsqu’il déclare que : « la démocratie n’est pas un régime parfaite mais le moins mauvaise des régimes. N’est-ce pas pour cette raison que notre Constitution, nos lois connaissent une vie évolutive dans le seul but d’en réduire les tares de la démocratie ».

A cet effet, la rue ne doit pas commander les 3 pouvoirs, alors que le Peuple souverain a déjà désigné les personnalités responsables de son destin. Et donc, la majorité parlementaire est forcément populaire parce qu’issu de la volonté des citoyens. Pour que notre démocratie soit apaisée, elle doit vivre de tolérance, d’ouverture d’esprit, supporter la coexistence d’idées contradictoires loin des arrogances des tribuns. Au sein de notre coalition, l’UDPS devrait abandonner sa prétention pontificale.

Avoir une idée différente de celle des dirigeants ne fait pas d’un citoyen un mort civil, sans droit de s’exprimer dans les journaux, les radios, la télévision, ni droit de revendiquer. Il est déplorable que certains journaux qui, hier se battaient héroïquement pour la liberté d’expression dans la presse nationale soient devenus par la grâce de certaines relations parentales des adeptes zélés du pouvoir allant jusqu’à interdire de reprendre les propos de certains acteurs du FCC. Dommage quand même ! Les partenaires de notre coalition doivent garder, en toute circonstance, la raison et la mesure dans la perspective du bien-être du peuple et de l’amélioration de la situation sociale de nos populations. Une vraie démocratie doit veiller jalousement à la coexistence des-points de vue différents, et juguler la tentation perverse de la pensée unique. Dans la foulée, je voudrais évoquer la question de la succession due à la tête de la CENI.

Beaucoup d’esprits biscornus, à qui il faut néanmoins continuer à créditer de bonne foi, croient servir la démocratie congolaise en bloquant le mécanisme de la désignation du président de la CENI ; d’autres vont encore plus loin, en diabolisant un citoyen désigné à cette haute fonction dans le respect de la procédure et dont l’expertise n’est pas mise en cause.

Un quotidien se croyant bien inspiré considère même Ronsard MALONDA comme le clone de NANGAA. Ce qui, dans son esprit, signifie incapable d’organiser des élections crédibles. L’histoire nous renseigne que Gorbatchev n’est pas le clone de Brejnev, ni Poutine le clone de Staline. Pourtant ils ont tous servi le parti communiste de l’URSS ! Et donc si l’occident n’avait compté que sur l’élimination préalable de tous ceux qui avaient travaillé sous le régime soviétique le mur de Berlin ne serait pas tombé.

D’autre part, les Saintes Écritures nous enseignent que le sénevé est le fruit du pourrissement de son grain ou mieux sort de la pourriture de son grain. Enfin, le Pape François nous rappelle que chaque Saint a un passé et que chaque pêcheur a un avenir, Saint Paul en est l’exemple parfait. Donc au lieu de descendre dans la rue pour bloquer la marche de la démocratie, il faudrait au contraire mobiliser la coalition à accompagner le Président TSHISEKEDI à réaliser les promesses faites au peuple. Si des esprits malins et pervers s’emploient à distraire le Président TSHISEKEDI, le Peuple si intransigeant n’a rien oublié de ses promesses : son instauration à Beni pour combattre les forces djihadistes, la restauration de la paix à l’Est du Pays, la gratuité de l’enseignement, les sauts-de-moutons, la lutte contre la gabegie.

Je ne peux terminer ce point de presse sans apprécier à sa juste valeur la portée des regrets de la Belgique exprimés par son Roi au sujet des atrocités commises au Congo pendant la colonisation.

Si cette déclaration, a été ressentie comme un baume, selon la belle expression de la Ministre des Affaire Étrangères, elle implique reconnaissance des faits et ouvre la voie à la réparation et au dédommagement pour les pertes immenses subies par le Congo durant la colonie tant sur le plan humain que des ressources de toute sorte. Ce ne serait que justice.

En toutes choses, il faut considérer la fin, nous conseille La Fontaine. Ainsi, les membres de la coalition FCC-CACH doivent se comporter en coalition au pouvoir, c’est-à-dire, porteuse de solution.

Aux problèmes de nos populations.

La désobéissance civique de l’UDPS et la destruction méchante des sièges du PPRD à Limete et Sendwe cachent mal son incapacité à apporter des solutions crédibles aux problèmes de la population congolaise. Portant de ce fait, gravement atteinte au leadership du Président TSHISEKEDI dans la gouvernance de l’Etat, le maintien de l’ordre public et la paix sociale. A bien considérer le comportement actuel de l’UDPS dans la gouvernance du Pays, me revient à l’esprit un comportement similaire de la part d’Hannibal après sa victoire à Trasimène, au lieu d’achever la bataille par la conquête de la ville de Rome restée sans défense, il a préféré s’adonner à corps perdu aux délices de Capoue. Au point de provoquer cette réflexion abusée d’un général romain VICERE SCIS, HANNIBAL SED VICTORIA UTI NESCIS. Ce qu’en traduction littéraire libre, nous pouvons paraphraser en disant : UDPS, TU AS BIEN REMPORTE L’ELECTION PRESIDENTIELLE MAIS TU NE SAIS QUE FAIRE DE TOUTES LES PREROGATIVES NATIONALES ET INTERNATIONALES AINSI OBTENUES. Et comment donc !

Les conditions rocambolesques de la démission- destitution du Premier Président de la Cour de Cassation n’honore ni un État de droit ni notre régime démocratique, en tout cas ne reflètent pas l’idée que l’on se fait d’une République Démocratique.

Il n’est pas bon pour la paix sociale que pour diverses raisons que le Président de la République intervienne en premier et dernier ressort comme un deus ex machina. Ce qui va à l’encontre de la sagesse populaire qui dit SULUTANIHAKAMA TAKE MWIZI.

Il n’est pas du rôle du Chef d’attraper le voleur, mais de faire respecter la loi, les procédures, la dignité humaine et les droits de l’homme. C’est pourquoi, il est de l’intérêt bien compris du Président de la République de respecter son serment constitutionnel. Bref, de ne pas succomber à la tentation interventionniste. Ce qui risque d’agir comme un boomerang en éclaboussant la personne sacrée du Chef. Priorité doit être accordée à réaliser l’engagement d’améliorer la situation sociale, sécuritaire et générale du Pays ; l’intérêt du Peuple est la loi suprême ; la fin de la guerre à l’Est, l’affectivité de la gratuité de l’enseignement, l’intégrité territoriale ; les dispositions pour relancer l’économie pendant et après Covid-19.

Une analyse téléologique des événements survenus au cours de cette période dans le secteur de la Justice à savoir ; les procès de100 jours ; l’interpellation cavalière du Vice-Premier Ministre, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux ; la rocambolesque démission destitution du Premier Président de la Cour Constitutionnelle et Président du Conseil Supérieur de la Magistrature, permet de déceler la volonté de faire mains basse sur la Justice dans le but de décapiter et de terroriser le FCC en brandissant l’épée de la Justice sur ses principaux leaders.

Il serait naïf de croire que le FCC n’y comprend rien et qu’il subirait sans broncher les événements comme un troupeau de mouton qui ne se pose pas de question lorsque l’on vient chaque jour prendre l’un des leurs pour l’abattoir sans se poser des questions sur son sort.

Plutôt que de rechercher un affrontement meurtrier à l’issue incertaine, il serait plus sage d’appliquer de bonne foi le deal de la coalition FCC-CACH et de s’attaquer aux problèmes existentiels des populations congolaises comme le pouvoir d’achat et la dégringolade vertigineuse du franc congolais par rapport au dollar, les conditions de la reprise économique pendant et après Covid-19. Il apparait dès lors évident que la démocratie congolaise a plus besoin d’actes de bravoure pour affronter les défis de l’avenir du Pays que d’actes de bravade qui exposent la population congolaise au fléau Covid-19 rien que pour accéder au pouvoir.

Mesdames, Messieurs,

En tant que parti d’opposition, l’UDPS a eu le droit de vociférer contre tout ce qui n’allait pas dans la République depuis MOBUTU jusqu’au moment où elle a conquis la Présidence par les urnes sous KABILA. Pour être restée si longtemps dans l’opposition d’où elle distribuait à foison et pêle-mêle fatwa et péremptoire jugement de dernier ressort, contre tous ses prédécesseurs au sommet de l’État, l’UDPS doit maintenant relever un défi énorme compte tenu de l’atavisme de son histoire. Le moment est venu de montrer au Peuple congolais et même au reste du monde sa capacité à gouverner dans un environnement démocratique et transparent dans le strict respect de la Constitution qui consacre l’existence de l’opposition, des lois de la République et de ses engagements politiques, seules garanties de la stabilité dans le fonctionnement de la République.

Dans cet ordre d’idées et particulièrement en cette période de la crise internationale due au Covid-19, l’UDPS doit rassurer le Peuple par sa capacité de gestion de la crise sur le plan national en déclinant un plan de sortie de crise crédible avec comme base l’assistance de l’État aux entreprises et à la frange la plus démunie de la population congolaise pour ne pas rater la relance de l’économie congolaise. D’où une question légitime, est-ce le moment pour l’Etat congolais d’augmenter la pression fiscale ?

La coalition avec le FCC donne à l’UDPS l’occasion inespérée de travailler en toute quiétude et transparence avec tous ses partenaires. Ce n’est donc pas le moment d’entreprendre des débats académiques sur l’opportunité de la dissolution du Parlement ou d’initier des questions byzantines comme la capacité de faire le pleine des manifestations selon l’expression chérie des kinois. Si la coalition FCC-CACH s’engage tête baissée dans ces méandres, le Peuple l’attend sans état d’âme au tournant ou plus exactement dans moins de 3 ans pour la reddition des comptes.

Le FCC et le CACH ont donc tout intérêt à ne pas suivre le chant envoutant des sirènes qui ne souhaitent que l’échec et la disparition de notre belle coalition.

Fait à Kinshasa, le 16/07/2020

Ambassadeur André-Alain ATUNDU LIONGO

Communicant du FCC

La pros.

2 COMMENTAIRES

  1. PROJETS DES LOIS SAKATA-MINAKU, Un agenda caché
    Tout intellectuel conclurait que Sakata et Minaka souffrent des troubles mentaux. Ils sont un exemple typique de l’aliénation mentale qui gangrène les politiciens du FCC. Ces propositions des lois sont l’objet d’une falsification qui a valu la démission du ministre de la Justice, Célestin Tunda Ya Kasenda. Bien plus, ils n’ont pas connus l’assentiment du président de la République, Felix Tshisekedi. Pire encore, tous les Congolais s’y opposent fermement. La même opposition résonne dans la communauté internationale. Que sert-il alors d’aller consulter un clergé dont les adeptes se font abattre au quotidien comme des mouches par Joseph Kabila, votre leader moral ? Cher compatriote Sakata et Minaku, je vous rappelle que le jour vient où vous aurez à rendre compte de vos actes.

  2. L’histoire se répète et ceux qui ignorent la leur sont appelés à l’apprendre. En 1991, Monsieur Mobutu, jaloux de la victoire écrasante d’Etienne Tshisekedi catalysa la tuerie des kasaiens dans la province du Katanga. Il semble que Joseph Kabila et ses partisans du FCC répliquent les mêmes pratiques dans la même province. Quelles que soient leurs façons d’agir, Joseph Kabila est un misérable perdant, voué à subir le même sort que le grecque, Œdipe.

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