Élu 1er vice-président de l’Assemblée Nationale en mai 2019, Jean-Marc Kabund a été destitué plus tôt que prévu par plus de voies de ceux qui l’ont amené à ce poste, ses pairs du FCC. Le président ad intérim de l’UDPS n’a pas digéré sa déchéance et s’en est allé saisir les instances judiciaires pour réclamer réparation.

Première bataille gagnée par lui car le conseil d’État avait ordonné de surseoir l’élection de son remplaçant, qui n’est personne d’autre qu’une candidate de son parti, Patricia Nseya. Malgré l’obstination des élus à organiser cette élection avant la fin de la session de mars, la décision du conseil d’État et les conseils du chef de l’État à l’endroit de Jeanine Mabunda ont pesé lourd, et il n’y a pas eu élection le 12 juin, reportée à une date restant à fixer.

Kabund, le caillou dans le moyeu

Mais pourquoi Jean-Marc Kabund est-il devenu si indésirable aux yeux de ceux disent être en coalition avec le Cap pour le Changement (CACH) dont le parti phare est l’UDPS que dirige d’ailleurs Jean-Marc Kabund ? Quelles sont raisons de cette rupture qui ne se cache plus ? Beaucoup s’accordent à dire que le FCC, le camp de l’ancien président de la République, a simplement peur de la présence de Jean-Marc Kabund au bureau de l’Assemblée Nationale. Ce dernier est un élément gênant, plus gênant qu’ils n’auraient pu l’imaginer. Aussi osé et biscornu puisse paraître cet argument, il n’est pas du tout à prendre avec des pincettes.

Jean-Marc Kabund n’a jamais été d’accord avec le FCC sur bon nombre de choses. Il n’a pas hésité en 2019 à lancer des piques à ses partenaires, disant que ces derniers apprendraient à nager dans le fleuve Congo s’ils poussaient le président de la République à fouiner dans le passé par leur attitude contraignante. Comme si cela ne suffisait pas, Jean-Marc Kabund s’est souvent montré trop direct et opposé à certaines décisions du parlement comme à l’idée de la convocation d’un congrès polémique en avril dernier, congrès qu’il a déshabillé publiquement indexant les présidents de deux chambres du parlement de comploter contre la première institution du pays. Est-ce la goutte d’eau qui a fait déborder le vase ? Pour l’heure oui, car c’est à l’issue de ses propos cuisants notamment sur le budget même dudit congrès, qu’une motion a été initiée contre lui, mais ce n’est pas tout.

Attaquer l’un pour atteindre l’autre

Une autre opinion déchiffre dans la destitution de Kabund, l’envie claire du FCC d’affaiblir davantage le Chef de l’État. Son directeur de cabinet est coincé à la prison depuis près de 2 mois attendant de savoir son sort ce 23 juin, l’un de ses hommes forts si pas le plus fort, son premier conseiller naturel. Pour attaquer le président de la République, il faut à priori dépouiller ses proches au nombre desquels compte Jean-Marc Kabund… La stratégie serait-elle toute trouvée par le FCC dont les intentions de nuire au pouvoir de Félix Tshisekedi sont depuis un temps difficiles à cacher ? Kabund au bureau de l’Assemblée Nationale, est comme un caillou dans un moyeu, il est radical, et ne jure que par la défense des intérêts du président de la République. Il se lèvera certainement contre toute initiative tendant à doucher le pouvoir de Fatshi, et le FCC l’a mauvaise, il faut l’élaguer et faire avec quelqu’un de beaucoup plus modéré, on dirait de plus tendre… Une raison qui confirme son sens dans les efforts fournis par l’Assemblée Nationale pour remplacer Kabund le plus tôt que possible.

La requête de Jean-Marc Kabund contestant sa destitution a été envoyée à la cour constitutionnelle. La haute cour doit siéger ce mercredi pour statuer sur ce cas. Déjà à l’Assemblée Nationale, une autre motion est initiée à l’Assemblée Nationale contre Kabund au sujet de l’incident du 12 juin dernier 100 députés du PPRD, parti dominant du FCC, ont apposé leurs signatures sur cette pétition visant une nouvelle fois le président ai de l’UDPS. Tout porte à croire qu’il est indésirable, gênant, et par conséquent, il faut avancer sans lui. Tout le monde s’interroge sur les conséquences de toutes ces démarches entamées par le FCC, qui visent-elles en finalité ? Est-ce le président lui-même ? L’avenir nous en dira plus…

ACTU RDC / MCP

1 COMMENTAIRE

  1. Il est grand temps de dissoudre ce Parlement. Sa dissolution mènerait facilement à l’arrestation de Joseph Kabila et de ses dignitaires que cette institution protège. Les adeptes du PPRD n’ont pas encore compris que l’Occident a déjà vomis Joseph Kabila. Si ce dernier continue à jouir de la liberté, c’est grâce à l’Alliance qu’il a conclue avec l’UDPS. Cette Assemblée Nationale montée de toute pièce tend surement à sa fin. Sur l’échiquier international, quelle institution en reconnait la légitimité ? Au lieu de travailler en harmonie, ces soi-disant parlementaires aux connaissances problématiques mettent à l’avant-garde leurs intérêts partisans et perdent leur temps à se quereller tout en oubliant qu’ils sont là pour servir le peuple Congolais. Beaucoup ne sont même pas capables de construire une phrase en Français ou de s’exprimer clairement dans cette langue. J’ai lu l’occasion de lire à plusieurs reprises les annonces de Jeanine Mabunda. Bien qu’elles se prétendent avocate, ses écrits sont pleins de faute de syntaxe et de grammaire. La même logique s’applique au regard d’Eve Bazaida dont la sècheresse d’esprit et la petitesse d’éducation se démontrent à travers ses publications. Quant à Jean Jacques Mamba, s’il a un diplôme universitaire, il doit certainement l’avoir acheté. Il ne connait rien du tout de la lagune Française. Après tout, Il n’y a rien de spécial que ces pseudo-parlementaires font qui ne peut être accompli par d’autres congolais compétents comme la personne qui vous critique

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