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C’est ce qu’on appellerait coup du maître. Christian Nsengi a torpillé une règle pour en créer une autre. Il est dit que pour jouer en équipe nationale, il faut jouer régulièrement et être bon dans son club, pourtant Neeskens Kebano lui, ne répond à cette règle. Le milieu de terrain de Fulham est banquier depuis le début de la saison, pas une seule minute en Sky Bet Championship. Cela n’a pas empêché Christian Nsengi de l’appeler plus d’une année après son dernier cap. Le sélectionneur des Léopards a créé sa propre règle, avec du talent, on reste sélectionnable, même en manque de temps de jeu en club. Parlant du talent, Neeskens Kebano est parmi les plus grands que la RDC ait connus sur les cinq dernières années.

Le choix de la raison !

De la banquette de Fulham à une titularisation en sélection, Kebano a vécu une résurrection pour le mois faste. Sa place dans le onze de départ face à l’Algérie relève d’un choix, celui d’un sélectionneur voulant exploiter les qualités techniques du joueur, qui ne peuvent toutes être par temps de jeu.

Dans un 4-3-3 classique, Neeskens Kebano s’est montré disponible pour ses coéquipiers, moins avare d’efforts et beaucoup de volonté d’aller chercher le ballon dans les pieds des adversaires, en commettant quelques fois des fautes. À la hauteur physiquement, encore trop juste techniquement faute bien évidemment à sa situation à Londres.

Le joueur montre qu’il a sa place dans le dispositif de Christian Nsengi, pas forcément comme titulaire au regard de la concurrence, il peut d’une manière ou une autre être utile à la RDC. Son entrée en jeu face à la Côte d’Ivoire a rapproché de cette hypothèse. Vitesse, interventions défensives, abnégation, Neeskens aura été au four et au moulin, reste à savoir si Christian Nsengi lui offrira une nouvelle opportunité. Tout compte fait, il devra changer de club d’ici janvier si sa condition n’évolue pas à Fulham.

Isaac B’ampendee

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