Présent à la marche du Front Commun pour le Congo (FCC) organisée ce jeudi à Kinshasa, Emmanuel Ramazani Shadary a dénoncé une mise en place progressive de la dictature en RDC.

« Il y a de l’arrestation arbitraire, il y a le musèlement de la justice et de la presse. L’opinion publique n’est plus respectée. De plus en plus, nous avons constaté qu’il y a un décor de la dictature qui se plante dans le pays. C’est pourquoi, nous qui sommes alliés, nous dénonçons. Nous disons qu’il faut que les gens reviennent sur la ligne droite c’est-à-dire l’Etat de droit », a-t-il dit.

Quant au contreseing des ordonnances présidentielles par le ministre de l’intérieur, le secrétaire permanent du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) s’est insurgé contre cet acte.

« Quand on nomme les juges constitutionnels, par exemple, ce qu’on demande, c’est le respect de la procédure. Ces juges vont travailler sans problème si on respecte la forme. Le premier ministre n’est pas un garçon de courses. Il est responsable parce qu’il est chef du gouvernement. Il faut lui laisser assumer ses prérogatives car c’est aussi ça l’État de droit. Voilà pourquoi, nous marchons », a précisé Ramazani Shadary.

Dans une déclaration faite mardi 21 juillet dernier, le FCC a qualifié d’inconstitutionnelles les ordonnances du chef de l’État portant nominations dans la justice et l’armée.

Corneille Lubaki

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