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« Presque tous les hommes peuvent supporter l’adversité, mais si vous voulez tester le caractère d’un homme, donnez-lui du pouvoir. »

Ces mots (souvent attribués à Abraham Lincoln, mais qui sont en réalité prononcés à son sujet) commencent donc à avoir un sens.

Quelques heures après le putsch intervenu ce dimanche à Conakry, le président de l’ASADHO s’est exprimé par rapport à la gestion du pays par Alpha Condé, sur qui les espoirs étaient reposés, mais qui a finit par décevoir. Jean-Claude Katende ne cache pas sa déception.

« Un homme qui s’est battu dans l’opposition pour la démocratie, il prend le pouvoir, il devient prédateur des libertés publiques et de la démocratie et il finit arrêter et destituer par les militaires. Alpha Condé m’a déçu. Évitons de croire qu’on contrôle tout en politique », a-t-il écrit sur son compte Twitter.

Le président de l’ASADHO entre déception et satisfaction estime que « les dirigeants politiques qui déçoivent les espoirs de leur peuple finissent comme Alpha Condé», dit-il. Et de rappeler : « Il était arrivé au pouvoir dans la gloire, il part sur la pointe des pieds. Personne ne regrette son départ à part ceux qui ont participé à la prédation des mines avec lui.»

Mais il y a peut-être aussi quelque chose d’encore plus profond en jeu, quelque chose concernant l’emprise que le pouvoir lui-même exerce sur nos esprits.

Le Dr Dacher Keltner a écrit à ce sujet il y a plus de dix ans dans son livre The Power Paradox.

Le paradoxe est que les personnes qui accèdent au pouvoir sont généralement sociables et aimables.

Ils gagnent la confiance de leur entourage – que ce soit en tant que dirigeant d’un club de tennis local, d’une entreprise lucrative ou de tout un pays. Mais lorsque ces personnes sont au pouvoir, elles deviennent une autre bête à part entière.

GABA.T
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