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D’après cet Observatoire, les finances, le budget, la santé, l’énergie, le transport, la sécurité alimentaire … seront impactés négativement par ce confinement partiel de 8 heures

Le couvre-feu tel qu’instauré par les autorités dans le cadre de la prévention contre la deuxième vague de la Covid-19 est un confinement partiel de 8 heures qui va causer des dégâts sur le tissu économique et social de la RDC. C’est ce qu’a affirmé l’Observatoire de la dépense publique (ODEP), dans un communiqué rendu public hier mardi 22 décembre.

La déclaration de l’ODEP est consécutive aux mesures prises par les autorités du pays dans le cadre de la prévention contre la deuxième vague de la Covid-19. D’après cet Observatoire, en effet, plus d’une dizaine de secteurs importants de la vie nationale seront concernés par les effets qu’entraînerait le couvre-feu, institué de 21 heures à 5 heures sur toute l’étendue du territoire nationale.

Parmi ces secteurs figurent le Plan, la Santé, l’Energie, le Transport, l’Economie, le Budget, les Finances, la Sécurité alimentaire, l’Environnement, l’Action humanitaire, le Travail et prévoyance sociale, l’industrie, le Commerce, etc.

Fort de ce constat, cette Ong spécialisée dans le contrôle citoyen appelle le Gouvernement à évaluer et à prendre en charge ces dégâts économiques et sociaux dans le coût du Programme multisectoriel d’urgence d’atténuation des Impacts de la Covid-19 (PMUAIC) à court et moyen terme.

Nonobstant cette prévision malheureuse, l’Ong salue les mesures prises par les autorités et encourage tous les scientifiques, dont les résultats des recherches peuvent contribuer à trouver des remèdes contre la pandémie de la Covid-19, à s’y lancer.

BOOSTER LA MOBILISATION DES RECETTES

L’ODEP a saisi cette occasion pour proposer au Gouvernement quelques réformes importantes pour booster la mobilisation des recettes en RDC. Il recommande un encadrement très contraignant des régies financières par une surveillance au quotidien des institutions supérieures de contrôle, dont la Cour des comptes et l’inspection générale des finances (IGF).

L’ODEP préconise aussi la réhabilitation de tous les contrôles, administratifs, juridictionnels et parlementaires. Il insiste sur la nécessité de doter tous ces instruments d’encadrement des finances publiques de moyens matériels, humains, techniques conséquents pour sécuriser la mobilisation des recettes.

Cette Ong conseille aussi au Gouvernement de mettre fin aux exonérations fantaisistes en révisant tous les régimes fiscaux d’exception et de placer toutes les exonérations sous surveillance et contrôle de la Cour des comptes et de l’IGF.

Elle plaide, par ailleurs, pour une bonne collaboration entre l’Agence de prévention et de lutte contre la corruption (APLC) et les autres acteurs de la lutte contre la corruption notamment le pouvoir judiciaire, les institutions étatiques de la lutte, la société civile et le secteur privé.

L’ODEP pense, enfin, que pour accroître la mobilisation des recettes, il faut réduire drastiquement le train de vie de l’État, réduire de 80% les effectifs du cabinet du président de la République, du Premier ministre et des ministres.

“Il faut aussi penser à dépouiller la Présidence de toutes les cellules qui l’entourent et dont les activités relèvent des ministères. Il faut récupérer toutes les dépenses obscures inscrites au budget en faveur de la riposte contre la Covid-19”, a écrit le PCA de l’ODEP Florimond Muteba.

A l’en croire, toutes ces mesures peuvent permettre un réel encadrement et une mobilisation des recettes de l’ordre de 6,8 milliards $.

Orly-Darel NGIAMBUKULU
Forum des as

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