La Cour pénale internationale (CPI) annonce le lancement de 10 nouveaux projets d’assistance du Fonds au profit des victimes (le Fonds) en République démocratique du Congo.

Dans un communiqué du 16 juillet 2020, elle précise que ces projets seront menés dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu dans le cadre du nouveau cycle de programme du Fonds qui est présent en RDC depuis 2008.

« Cette initiative témoigne de l’énergie et de l’engagement renouvelés du Fonds, qui entend apporter l’aide tant attendue aux victimes et aux survivants des crimes les plus graves commis sur le territoire de la RDC depuis le 1er juillet 2020 », explique la CPI.

Ces 10 nouveaux projets seront mis en œuvre en collaboration avec des prestataires de services d’envergure aussi bien nationale qu’internationale en RDC.

Prévus pour 5 ans, ils pourraient être prolongés chaque année en fonction de leurs résultats et de la disponibilité des fonds.

« Ces projets s’articuleront autour de plusieurs domaines et permettront, notamment, de fournir un soutien médical et une réhabilitation psychologique, de soutenir des activités socio-économiques et de faciliter la consolidation de la paix dans les communautés. Plus de 20.000 personnes devraient pouvoir bénéficier directement de ce programme », signale la CPI.

Lors du lancement, Mama Koité Doumbia, présidente du Conseil de direction du Fonds, a proclamé que « C’est un jour de fête, mais également un jour à marquer d’une pierre blanche, car cela fait trop longtemps que les victimes et les survivants des crimes les plus odieux souffrent sans que justice soit faite ».

« Je saisis cette occasion pour saluer ceux dont les efforts et le travail acharné nous ont amenés à ce stade où nous pouvons continuer à œuvrer ensemble pour faire en sorte que les droits et les besoins des victimes soient respectés, comme le prévoit le système instauré par le Statut de Rome », a-t-il conclu.

Pour sa part, le directeur exécutif du Fonds, Pieter de Baan, s’est voulu rassurant.

» Malgré la situation liée à la COVID-19 et aux difficultés qu’elle pose, nous sommes allés de l’avant pour lancer ces projets. Ensemble, nous adaptons les activités prévues afin de rester aux côtés des victimes et de leur communauté en cette période difficile ».

Pieter de Baan a soutenu qu’ensemble. ils veillent à ce que « la justice réparatrice devienne une réalité pour les victimes survivantes afin qu’elles retrouvent leur dignité et prennent le chemin de la guérison ».

Le Fonds a été créé en 2020 en application du Statut de Rome afin de contribuer au processus de rétablissement et de résilience des victimes du crime de génocide, des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre et des crime d’agression.

Il prend en charge les préjudices qui découlent des crimes relevant de la compétence de la CPI, en veillant au respect des droits des victimes et de leur famille. D’où, ce programme de réparation et d’assistance aux victimes.

Hervé Pedro
Politico

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