Le Ministère de l’ESU a d’ores et déjà annoncé la reprise de cours au sein des Universités de la RDC. Et, en perspective de cette rentrée qui va intervenir alors que la pandémie meurtrière de COVID-19 persiste, les inquiétudes montent d’un cran dans le chef des étudiants congolais qui craignent à ce que les établissements universitaires exigent, dès les premières semaines de la reprise, le paiement de la totalité des frais académiques.

Le calendrier qui normalise la reprise progressive des activités académiques a déjà été annoncé par le Ministère de l’ESU, mais aussi les mesures sur le respect des gestes barrières. Les parents s’inquiètent sur les modalités de paiement des frais pour la suite et fin de l’année académique en cours. «Le Ministre parle de tout, mais un seul problème commence à devenir tabou et vous savez c’est quoi ? », s’interroge Jean-Paul Iyoma, avant de préciser : ‘’La fixation des frais académiques.

Le ministre n’en parle pas. Cette question passe chez tout parent et la réponse devrait venir du gouvernement. J’ai une fille à l’ISP et deux garçons à l’Unikin ; le gouvernement a le devoir de nous éclairer en tout cas et doit en prendre en considération que nous sortons d’une crise due à l’état d’urgence. Donc, pendant plus de 3 mois, sans travail avec le confinement de la commune de la Gombe. C’est important que des mesures soient prises sur ce point, vu l’importance», a renchéri Jean-Paul Iyoma, un parent inquiet. «Ils doivent trouver une solution sur la fixation des frais académiques. C’est bien beau de parler de la rentrée, mais ils vont étudier gratuitement, vous croyez? Si oui, nous sommes d’accord et cela va beaucoup nous dispenser et ils doivent prendre en compte la pandémie à coronavirus», recommande un parent sous couvert de l’anonymat.

Toujours est-il qu’en s’interrogeant sur les modalités des frais, d’autres parents plaident pour l’année blanche afin de se refaire pour mieux évoluer. «Ce gouvernement aime seulement l’argent et il ne voit que ses intérêts, mais c’est de l’avenir de nos enfants dont il s’agit. Nos enfants risquent d’évoluer avec des lacunes. J’ai des enfants à l’Unikin, leur cas à mon humble avis doit être étudié à part, parce qu’ils n’ont quasiment pas étudié pendant toute cette année. Peu importe la faculté, elles font toutes partie de l’Université. Le gouvernement sera responsable de ces bavures un jour car cela émane de l’avenir du pays», rétorque un autre parent mécontent de la reprise des activités.

Les modalités des frais à payer pour le reste de l’année académique constitue et reste un point très important qui demande à ce que le gouvernement se penche pour apaiser les cœurs troublés des parents.

Berthan Vova
La Prosperite

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