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Il en coûte plus de transgresser les règles de bonne gestion que d’enfreindre celles d’une bonne démocratie. On punit Katumbi mais on ferme les yeux sur Mboso N’Kodia et Bahati Lukwebo.

Pendant que Moïse Katumbi tergiverse, les laboratoires de l’Union Sacrée se précipitent à tout transgresser. Cette large plateforme hétéroclite est en passe d’imposer un ultimatum à Moïse Katumbi suite à ses hésitations de quitter la barque et se jeter à l’eau.

Moise Katumbi aurait déjà réfléchi à se rendre compte d’une évidence qu’il lui serait difficile de nager dans ces eaux en attente de 2023. Mieux vaut tenir que courir. Car en face, le pouvoir est à même de lui créer plusieurs démêlés politiques et judiciaires dans le but de l’écarter de la présidentielle de 2023. C’est l’une des options qui serait sur la table de Félix Tshisekedi.

Le Coordonnateur de la Task force politique de l’Union Sacrée, Jean-Marc Kabund est chargé de faire l’annonce. «Les Entreprises publiques en toile de fond de l’ultimatum à Katumbi», selon une source généralement bien informée.

L’Union Sacrée se prépare à faire porter Moïse Katumbi la responsabilité historique de ses menaces de quitter l’Union Sacrée de la Nation.

Indiscutablement le climat au sein de l’Union Sacrée de la Nation n’est plus serein. Maints sociétaires reprochent à la plateforme l’éloignement des objectifs ayant présidé à sa création. En raison du blocage systématique de l’ancienne majorité des efforts affirmés du chef de l’Etat à procéder à la réforme de la gouvernance, plusieurs politiciens avaient souscrit à la démarche de Félix Tshisekedi d’inverser la pyramide. Plus d’une année après, d’aucuns semblent médusés devant la poursuite, voire l’entretien des tares fustigées il y a peu.

Le basculement de la majorité a permis à la majorité des cadres de dénoncer ces vices qui sont indiscutablement à la base de la chute continue du PPRD-FCC jusqu’à ces jours.

Ceux qui ont cru au mielleux discours des géniteurs de l’Union sacrée de la nation, paraissent aujourd’hui désabusés devant la tournure empruntée par la réalité. Les germes étaient d’ailleurs plantés dès le début avec le fameux partage des responsabilités, réalisé en violation des règles démocratiques dont le poids politique de chaque partenaire. Des lézardes se sont affichées dès cet instant, mais, sans se faire berner, les lésés avaient accordé un moratoire de grâce à l’UDPS.

Dans les faits, rien n’avait changé. Un parti politique, poids mouche de surcroît, accapare seul le gouvernail pour dicter ses « sentiments » aux autres. La situation a perduré au point d’agacer ceux qui tiennent à leur dignité. La plus grande déception provient de la formule de désignation du nouveau président de la Centrale électorale nationale.

GABA.T
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