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Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a prôné vendredi la création d’une Zone économique spéciale dans l’Est de la RDC, lors de la 56e réunion du conseil des ministres qu’il a présidée par visioconférence.

Le porte-parole du gouvernement, ministre de la Communication et médias, Patrick Muyaya, a affirmé dans le compte rendu dudit conseil des ministres que partant de l’exemple de la Zone économique spéciale de Maluku, dans la capitale Kinshasa, le Président de la République a estimé que des études de faisabilité doivent être entreprises pour la réalisation d’une deuxième Zone économique spéciale dans la partie orientale du territoire national.

Selon lui, celle-ci aura la particularité de promouvoir la culture de la paix grâce à l’émergence d’un réseau intégré de petites et moyennes entreprises, de petites et moyennes industries actives dans les secteurs aussi variés tels que l’agroalimentaire, l’énergie, le tourisme et les nouvelles technologies.

« Le gouvernement devrait s’activer pour que la mise en œuvre de cette Zone économique spéciale se matérialise dès l’exercice budgétaire 2023 », a indiqué le porte-parole du gouvernement précisant que le ministre de l’Industrie a été chargé d’entamer lesdites études de faisabilité quant à la localisation optimale de la zone, d’en définir les contours et les synergies visant une intégration économique des communautés locales. Il a annoncé que le rapport de ces études est attendu à la première réunion du conseil des ministres de septembre 2022.

« Dans sa volonté de restaurer la paix et de garantir la sécurité définitive des provinces de l’Est de la RDC », a fait remarquer le porte-parole du gouvernement, le Président de la République a souligné la nécessité de mettre en place les bases de la reconnaissance de la renaissance économique des provinces qui regorgent d’innombrables ressources naturelles, gazières, minières, agricoles, touristiques ainsi qu’un potentiel humain remarquable pour leur transformation.

De l’efficacité des investissements environnementaux

Le Président de la République a rappelé au conseil que le gouvernement a signé la lettre d’intention dans le cas du second partenariat entre la RDC et CAFI (Central african forest initiative) pour la période 2021-2031, a affirmé le porte-parole du gouvernement.

De cet engagement, a-t-il dit, découle une mobilisation de fonds à hauteur de 500 millions USD, faisant savoir qu’il se réjouit de cette avancée qui concrétise sa mission à Glasgow en novembre 2021 où il avait signé avec le Premier ministre britannique, Boris Johnson, une déclaration commune au nom de CAFI pour confirmer cet accord décennal 2021-2031, qui ambitionne de protéger la forêt équatoriale du bassin du Congo qui constitue la deuxième plus grande forêt du monde.

Selon le ministre Patrick Muyaya, le Président de la République a indiqué que cette avancée permettra de réaliser des actions concrètes de renforcement de la résilience des populations, et d’engager le pays sur le chemin de la croissance verte inclusive, poursuivant qu’il a chargé pour ce faire la vice-Première ministre, ministre de l’Environnement et de développement durable, et le ministre des Finances, de présenter dans un bref délai un rapport sur la cohérence d’approche entre les différentes institutions impliquées dans le secteur du climat et celui de l’environnement pour définir les priorités dans le processus de soumission de ce projet auprès des bailleurs de fonds.

«Afin d’assurer une meilleure gestion territoriale, qui est la clé de la préservation des solutions climatiques naturelles, mais également doter le pays des moyens préventifs de gestion des risques climatiques », a-t-il poursuivi, le ministre d’Etat, ministre de l’Aménagement du territoire, ainsi que le ministre de la Recherche scientifique, ont été invités à finaliser l’adhésion de notre pays au Groupe sur l’observatoire de la terre.

Ceci permettra au gouvernement de coordonner et suivre les investissements qui sont réalisés au bénéfice des populations congolaises dans les domaines climatique et environnemental.

L’ARSP procède dès la semaine prochaine au contrôle

Le Président de la République a encouragé l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP) de procéder dès la semaine prochaine à un contrôle rigoureux des activités commandées par les entreprises et d’appliquer, le cas échéant, la sanction ultime de fermeture administrative momentanée de toute entreprise récalcitrante telle que prévue par l’article 28 de la loi sur la sous-traitance, a indiqué le porte-parole du gouvernement.

«Au regard des difficultés notées dans les différents rapports sur la mise en œuvre de la loi sur la sous-traitance », a-t-il ajouté, le Président de la République a été informé de la résistance de certaines entreprises donneuses d’ordre principalement dans le secteur minier. Il a fait savoir que malgré une augmentation du taux d’accès dans le marché de la sous-traitance, statistique sur les deux dernières années, cette augmentation semble être purement numérique et ne se traduit pas en termes de volume d’affaires confiées aux sous-traitants à capitaux congolais.

Il a affirmé que le Chef de l’Etat a invité toutes les autorités concernées par la mise en œuvre de cette sanction, notamment le gouverneur, de collaborer, chacun dans la limite de ses compétences, avec les instances judiciaires et d’établir une synergie permettant à l’ARSP d’accomplir ses missions afin d’assurer la promotion des entreprises à capitaux congolais, et de faire émerger une classe moyenne dans notre pays.

Electrification du PAMU dans le cadre du centenaire du diocèse d’Idiofa

En perspective de la célébration, le 5 juin 2022, du centenaire du diocèse d’Idiofa couvrant une partie du Kwilu et une autre partie du Kasaï sans électricité depuis plusieurs décennies, le Président de la République a salué la réalisation en un temps record, à sa demande, du projet d’électrification de cette mission catholique, a indiqué le ministre de la Communication et médias.

Selon lui, ce projet a été réalisé par l’Agence nationale de l’électrification et des services énergétiques en milieux rural et périurbain (ANSER).

« Le gouvernement, à travers les ministères sectoriels concernés sur le volet électrification dans le cadre du Programme de développement local des 145 territoires, a été invité de se rapprocher de l’ANSER afin de capitaliser son expertise et expérience en la matière », a souligné le porte-parole du gouvernement.

Le Président de la République a chargé, a-t-il dit, le ministre d’Etat, ministre du Budget, le ministre des Finances et le ministre des Ressources hydrauliques et électricité de veiller à l’engagement et au paiement des dépenses inscrites au budget de l’Etat, de relancer les autres projets qui sont dans le programme prioritaire d’investissement de cette agence.

Intervenant après le Chef de l’Etat, le Premier ministre Jean Michel Sama Lukonde, a signalé que trois membres du gouvernement concernés par le dossier, notamment le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST), le ministre des Affaires foncières et la ministre de la Formation professionnelle et métier ont effectué une descente sur le site de l’Institut technique agricole de Mombele (ITA-Mombele) pour constater la viabilité dudit site, devant abriter le projet Kin emploi, afin de permettre à la jeunesse d’accéder à l’emploi, a affirmé le porte-parole du gouvernement.

Après constat de lieu, a-t-il dit, des résolutions consensuelles ont permis l’établissement d’un procès-verbal sous-tendant, l’établissement d’un certificat d’enregistrement couvrant la parcelle concernée au ministère de la Formation professionnelle et métier, le mesurage et le bornage de ladite parcelle par le technicien du ministère des Affaires foncières, la sous tutelle de l’ITA-Mombele par le ministère de l’EPST conformément à la loi-cadre.

« Sur l’opérationnalisation de la Caisse nationale de péréquation, au regard de l’article 181 de la constitution, des articles 26, 27 et 28 de la loi organique n°16/028 portant organisation et fonctionnement de la caisse nationale de péréquation et prenant en compte les enjeux actuels du développement à la base, le Premier ministre a engagé le gouvernement à rendre cette structure opérationnelle et efficiente conformément à son engagement tel que repris dans son programme d’actions 2021-2023 », a-t-il révélé.

Il a rappelé que la Caisse nationale de péréquation est un organisme de droit public qui a pour mission de financer des projets et programmes d’investissement public en vue d’assurer la solidarité nationale et de corriger les déséquilibres du développement entre les provinces et les autres Entités territoriales décentralisées (ETD).

Le ministre de la Défense nationale intervenant sur les points d’informations, a indiqué que préparées à toute éventualité, les Forces armées de la RDC (FARDC) ont renforcé leur présence dans la partie Est du pays, à la suite des affrontements entre les FARDC et les terroristes du M23 appuyé par le Rwanda.

ACP/RML/May

SOMBA,TEKA Ofele

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