“La Primature n’était pas impliquée dans la gestion financière et technique du projet Bukanga lonzo”, déclare le Premier ministre honoraire Augustin Matata Ponyoqui révèle que pour garantir la gouvernance de ce projet, “le gouvernement avait signé un contrat avec une entreprise spécialisée dans le domaine et qui avait, selon ce contrat, la responsabilité technique et financière” de ce parc agro-inudustriel qui était situé dans la périphérie Est de la ville de Kinshasa.

“Et donc s’il y a eu mauvaise gouvernance, il n’appartient pas à la Primature encore moins au ministère de l’Agriculture ou des Finances mais à l’entreprise responsabilisée de rendre des comptes”, estime-t-il.

Le sénateur Augustin Matata Ponyo a aussi signalé que deux audits sur le projet ont été initiés par lui et réalisés par un cabinet de renom international et les rapports de ces audits existent.

“Il n’y a qu’à prendre les rapports d’audits qui existent déjà. Rassurez-vous que c’est une question déjà traitée et qui mérite d’être analysé”, lâche Matata Ponyo.

Bukanga Lonzo, projet justifié

Pour l’ancien Premier ministre, Bukanga Lonzo était un projet justifié. Il a subi les études de sol et géographiques. C’était un projet de vingtaine de parcs agro-industriels. C’était un processus laborieux et qui devait se réaliser à long terme.

“Le développement est une course à relais. Il ne se fait pas avec des projets quotidiens, mais avec les projets sur plusieurs générations”.

Pour lui, si ce projet n’a pas marché c’est parce que il y a eu arrêt de financement en 2015, une année après son lancement en 2014. Il déplore la non continuité du projet par le gouvernement.

Sur le site, il y a une centrale électrique qui a été installée pour rendre l’industrie possible afin de permettre par exemple la production de légumes.

Une production qui pouvait alimenter Kinshasa et Brazzaville. Il y a aussi une usine de production d’engrais spécifiques qui a été construite à Boma. Elle est terminée mais ne fonctionne pas.

Le secteur agricole est un secteur à faible rentabilité. Il exige une subvention. Il doit être modernisé. C’est dans cette logique que le sénateur Augustin Matata plaide pour que le gouvernement investisse dans ce secteur qui concerne 70% de la population.

Gino Rehema
Top Congo

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