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Les réactions, notamment celle du FCC, après le dernier message du chef de l’Etat à la Nation, relatif avec ce regroupement politique, son allié d’hier, après les consultations nationales qu’il a initiées reste le principal sujet abordé par les journaux parus ce mardi à Kinshasa. A cela s’ajoute la rencontre lundi entre le président Félix Tshisekedi et le Premier ministre Ilunga Ilunkamba.

FORUM DE AS titre : « Prenant acte de la décision de FATSHI, le FCC exige au CACH de se retirer du Gouvernement central et des exécutifs provinciaux »

La crise s’installe, considère ce journal qui cite : « Dans une déclaration rendue publique hier lundi 7 décembre, la Conférence des présidents du Front commun pour le Congo (FCC) dit prendre « acte de la décision du Président de la république de mettre fin à la coalition, avec les conséquences qui s’imposent pour le CACH. »

La méga plateforme, dont l’ancien président Joseph Kabila, est autorité morale, réagissait à l’adresse du Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, faite un jour plus tôt, le dimanche 6 décembre, dans laquelle ce dernier a annoncé la nomination d’un informateur pour dégager une nouvelle majorité parlementaire.

« Le FCC met en garde Félix Tshisekedi contre la violation de la Constitution ! », s’exclame pour sa part LA PROSPERITE qui note : « En clair le Front commun pour le Congo (FCC) prend acte de la rupture de la coalition et invite par conséquent, les ministres et autres hauts placés du CACH aussi bien au gouvernement central que les gouvernements provinciaux à en tirer toutes les conséquences ».

Alors que L’AVENIR, toujours à ce sujet titre : « Le FCC demande au CACH de tirer toutes les conséquences ». Il souligne que « Le FCC promet de demander à son autorité morale, le Président honoraire, Joseph Kabila de donner sa part de vérité, afin d’éclairer l’opinion sur la situation politique du pays ainsi créée par le président de la République.

« Au sujet de la rencontre lundi entre le chef de l’Etat et le Premier ministre, L’AVENIR titre : « Ultime face-à- face Tshisekedi–Ilunkamba ». A sa demande, écrit notre confrère, le Président Félix Tshisekedi a reçu hier dans son bureau de la Cité de l’Union africaine, le Premier ministre Ilunga Ilunkamba, dans une audience de près d’une heure.

Et ce, au lendemain de son discours très attendu par la population congolaise, à travers lequel il a annoncé sa volonté de mettre fin à l’accord de la coalition CACH-FCC, considéré comme la raison principale du blocage actuel.

Au regard de ce tableau et selon toute vraisemblance, selon FORUM DES AS, le Président de la République aurait demandé au Premier ministre de démissionner, même si rien n’a filtré de leurs échanges. Mais selon d’autres indiscrétions, indique-t-il, le Premier ministre qui est l’émanation de la majorité parlementaire aurait refusé de démissionner.

Qu’à cela ne tienne, d’autres sources qui se sont confiées à L’AVENIR pensent que ceci n’empêchera pas au Chef e l’Etat de mettre en application son plan qui consiste à nommer un informateur, avec pour mission d’identifier une nouvelle majorité, estime ce tabloïd.

Dans son article intitulé « Mystère sur la rencontre Fatshi-Ilunga », FORUM DES AS rapporte : « Vingt-quatre heures après l’adresse présidentielle, le microcosme politique kinois est entré en ébullition. Epicentre de la vie politique, l’Assemblée nationale a offert un spectacle quasi apocalyptique. Une véritable chienlit aurait dit le Général De Gaule. D’abord il y a eu des accrochages entre les militants de l’UDPS et du PPRD autour du Palais du peuple ».

Ensuite, poursuit-il, mécontents du fait que les services attitrés n’aient pas réceptionné leur pétition, les députés pétitionnaires ont perturbé la plénière convoquée hier en s’illustrant par des casses à l’intérieur de l’Hémicycle. Ils ont été jusqu’à casser le siège de la Speaker de la Chambre. Des scènes indignes des élus du peuple ».

FORUM DES AS relève par ailleurs qu’: « Ilunga Ilunkamba devient cette épine dans le pied du Président dans la mesure où seule une motion de censure ou alors une démission de sa part peuvent libérer la Primature », avant d’alerter : « Comme on le voit, la crise politique que d’aucun redoutait est en train de s’installer à Kinshasa. Gare à son onde de choc ».

Boni Tsala

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