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Mwilanya, Shadary, Kalev et leurs semblables ont battu le pavé la semaine dernière mais pour des raisons liées à leur survie politique. Rien à voir avec les motivations populaires proclamées, une semaine avant, par l’UDPS, Lamuka et le Comité laïc de coordination. Leur étrange «soutien aux institutions» reste entaché de suspicion.

Le plus aberrant, c’est d’entendre ces Kabilistes à la courte mémoire dénoncer «la dictature et la violation de la constitution, la dégradation de la situation socio-économique de la population» (sous Tshisekedi). Enivrés par la haine, ils ont osé réclamer – eux aussi mais en faveur de qui ? – «un État de droit, la revalorisation de soldes des soldats et policiers, une justice équitable» !

Est-ce de l’humour noir ou une séquence du «Théâtre de chez-nous» pour se moquer des 80 millions de Congolais qui sont restés, 18 ans durant, sur le bord de la route pavée par le régime de J. Kabila ?

Au-delà de leur «marche» – sans les représailles des forces de l’ordre comme avant janvier 2019 – les apôtres du statu quo proclament leur nostalgie. Ils regrettent le temps où ils complotaient pour, d’abord, inhiber ou exciter le président Kabila afin de régler, ensuite, les comptes à leurs ennemis personnels.

Ils regrettent l’époque où, plénipotentiaires, ils incarcéraient des compatriotes innocents et poussaient d’autres à l’exil. Ils regrettent que Tshisekedi réhabilite l’indépendance de la justice alors que nombre d’anciens gestionnaires PPRD/FCC sont justiciables de crimes économiques imprescriptibles, commis à l’ère de la prédation institutionnalisée.

Finalement, entre la nostalgie de «la belle époque» et le deuil, après «leurs heures de gloire», les caciques PPRD/FCC jouent leur va-tout. Oubliant que la RD Congo aspire à vivre une époque qui place le courage moral au-dessus du courage physique.

Le Potentiel

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