“Les 3 propositions de lois (controversées) ont été votées depuis hier à l’unanimité par la Commission des lois du gouvernement”, révèle le secrétaire permanent du PPRD.

Dans une déclaration, Emmanuel Ramazary Shadary précise que “cette Commission est constituée de 28 membres dont les ministres FCC et CACH. Mais hier, ils étaient à 23 et ont voté pour ces trois propositions de lois parce que les ministres ont compris”.

Prêt à rompre la Coalition

“Si le partenaire en coalition ne veut plus de celle-ci, en ce qui nous concerne et la pour la paix, nous allons tirer les conséquences constitutionnelles qui s’imposent, c’est-à-dire, aller tout droit et sans hésitation à la cohabitation”, prévient,dans un communiqué, Ramazani Shadary.

Une réaction qui fait suite aux manifestations des motocyclistes dit Wewas contre ces trois propositions de lois de réformes judiciaires.

Ponctués d’actes de vandalisme et de pillage sur 2 jours entiers, ces mouvements de protestation ont ciblé des immeubles appartenant, principalement, aux membres du PPRD.

Violences appellent violences

“Attention, on peut commencer la violence, mais il n’est pas facile de l’arrêter d’un trait”, note l’ex-candidat à la présidentielle de 2018, qui au passage, met en garde les motocyclistes qu’il qualifie de milice à la solde d’un “parti politique se réclamant du pouvoir”, en citant l’homme politique français Charles Pasqua : “Il faut terroriser les terroristes”.

Appel à la communauté internationale

Emmanuel Shadary, qui prend “à témoin toute la communauté nationale et internationale”, note que “ce recours à la violence mène tout droit à une dérive dictatoriale”, alors que la milice qui commet ces attaques, n’a pourtant, selon lui, “ni lu les 3 propositions de lois ni examiné les raisons profondes en faveur de la réforme”.

À propos justement de ces 3 propositions de lois, “le PPRD réaffirme sa détermination à soutenir cette réforme allant dans le sens de consolider l’autorité de l’État et de promouvoir la justice juste”, assure son secrétaire permanent.

“À partir du moment où s’observe une certaine instrumentalisation de la justice, sinon du Parquet, en matière de justice, l’affirmation des principes s’impose. Il ne s’agit pas de diminuer les pouvoirs des magistrats du Parquet, mais plutôt affirmer par la loi qu’ils sont sous l’autorité du ministre de la Justice”.

Éric Lukoki
Top Congo

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