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’’Les candidats de taille, il faut les écarter à tout prix. L’actuel Chef de l’Etat n’aurait pas hésité d’en indiquer des signes, lors de sa dernière rencontre avec les Sénateurs de l’Union sacrée, au lendemain de la mise en place d’une commission ad hoc en charge de statuer sur la levée des immunités de Matata Ponyo. Kamerhe écarté, Bemba écarté, Katumbi écarté, il ne nous reste plus qu’à écarter Matata’’, rapportent-on. Est-ce le sens à donner à la rencontre des Sénateurs avec le Président de la République ? Ils sont tentés de l’imaginer. Ainsi, à les en croire, les Sénateurs devraient-ils ramener la tête de Matata sur un plateau d’Or, comme à la Jean-Baptiste ? Autant sont des questions. Autant sont des cris interceptés dans les milieux proches de l’ancien Premier Ministre Matata qui, aujourd’hui, est visé par des poursuites judiciaires dont la levée des immunités ne serait qu’une étape dans le schéma culminant vers son élimination, in fine, de la course à la Présidentielle 2023.

Ils désapprouvent, au fait, l’implication personnelle de Félix Tshisekedi dans cette affaire. Car, soutiennent-ils, que si tel n’est pas le cas, pourquoi demander aux Sénateurs de lever de manière expresse les immunités de celui qui a géré pendant près de 5 ans le gouvernement de la RDC ?

Tout laisse à croire que c’est une démarche tout à fait politique d’un “Président” visant à exclure de la course au Palais, des vrais challengers”, ajoutent-ils, dans leurs commentaires du dernier tête-à-tête.

La CENI avec la nouvelle loi taillée sur mesure instituée unilatéralement vise, apparemment, à trafiquer les résultats des élections, le jour où il serait de nouveau battu par Martin Fayulu Madidi ou alors, par tout autre candidat sérieux.

‘’Catapulté sur le siège de la magistrature suprême par son prédécesseur’’, comme l’a toujours affirmé son redoutable contradicteur Martin Fayulu Madidi et plusieurs analystes politiques, Félix Tshisekedi serait-il déjà en difficulté pour affronter la présidentielle de 2023 et d’en ressortir, la tête haute, face à des adversaires politiques redoutables ?

Même dans son fief du Kasaï, peut-il imaginer combien la population s’impatiente, quant aux promesses non tenues ? Dans les autres provinces, c’est aussi les mêmes cris d’alarme, au regard de la montée exponentielle de la misère sociale.

CC/CP
La prospérité

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