Au Lualaba, c’est désormais « je t’aime, moi non plus » entre le gouverneur de province et son adjointe.

Plusieurs faits liés à la gestion de cette contrée du territoire national opposent ces deux dirigeants.

Fifi Masuka Saïni, vice gouverneur du Lualaba accuse son chef Richard Muyej Mangez Mans, de mauvaise gestion des Finances publiques de la province.

Aux élus provinciaux, Fifi Masuka a fait savoir que Muyej entretient l’existence de plusieurs comptes bancaires fictifs dans l’actif de la province. A cela s’ajoute le fait que les taxes et impôts de la Direction des Recettes du Lualaba (DRLU) sont gérés en toute « opacité et de manière léonine, comme sa propre et exclusive poche. »

« La province a plus de 20 comptes bancaires aux travers desquels elle reçoit de différentes taxes et redevances et je n’ai aucune emprise sur ces comptes, ni signature, ni connaissance des transactions ou des relevés« , a écrit aux députés la vice gouverneur.

Et d’ajouter, « Le seul et unique compte sur lequel j’ai une connaissance des transactions et extraits, c’est celui dont nous avons la cogéstion et c’est ce dernier qui assure exclusivement la construction de la province« ,

Fifi Masuka Saïni, révèle que la province est endettée au-delà même de sa capacité financière.

« Je me suis renseignée et découvert que le Gouvernorat a déjà fait entrer la province dans des dettes allant jusqu’à l’ordre de 40.000.000 USD », fustige cette autorité provinciale.

Pour elle, le gouverneur Muyej est à la base du mauvais climat qui a régné entre elle et les responsables du FCC, leur plateforme Politique.

Elle decrie également le manque de considération dont elle est victime de la part du gouverneur et ses collaborateurs voir même certains députés provinciaux « instrumentalisés par Richard Muyej. »

De son côté Richard Muyej nie le fait que la gestion des finances de la province soit opaque.

« les transactions sur ces comptes sont tout à fait légales, vérifiables et contribuent généralement au fonctionnement courant de la province», insiste Muyej qui reconnaît que la province est endettée.

Selon lui, ces dettes ont servi à l’exécution des projets pour l’intérêt de la population.
« celles-ci sont normales pour une province en plein chantier. Car seulement avec nos resources propres constituées des recettes propres nous ne pouvons faire grand-chose. C’est ainsi qu’à ces ressources propres, nous sollicitons, après l’autorisation de notre Assemblée provinciale, un accompagnement des banques par divers montages financiers qui ont permis la réalisation d’un grand nombre de projets à impact visible ».
Suite à cette scène qui a mis au grand jour, « les difficultés » dans la gestion de la province, les personnalités du coin, certaines autorités nationales réclament un audit des Finances publics pour faire toute la lumière dans ce dossier et établir les responsabilités.

Cas-info

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