Dans un communiqué ce samedi 11 juillet, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) qui a convoqué une réunion extraordinaire hier vendredi, fait savoir que 6 personnes dont 3 à Kinshasa, 2 à Lubumbashi et 1 à Goma, ont été tuées lors de la marche contre l’entérinement de Ronsard Malonda à la tête de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).

En outre, le parti présidentiel rapporte que lors de ladite manifestation 92 personnes ont été blessées et 115 autres arrêtées par la Police Nationale Congolaise (PNC).

Tout en présentant ses condoléances aux familles éplorées, l’UDPS/Tshisekedi s’indigne du fait de l’utilisation par la police des armes “létales face aux manifestants pacifiques” et du recours à des jeunes “drogués” communément appelés “Kulunas, armés des machettes par un parti politique du Front Commun pour le Congo bien identifié, pour s’attaquer aux manifestants et vandaliser les biens privés, jusqu’à provoquer mort d’homme et de nombreux blessés par balles” dans ses rangs.

Quant aux actes de violence, le parti au pouvoir dit rendre responsable, entre autres le gouvernement pour avoir, dans son communiqué du 8 juillet 2020, tenu des “propos qui ont incité la police à commettre ces actes contre les manifestants pacifiques qui ne demandaient qu’à être encadrés”, et le commissaire général de la police pour “des ordres manifestement illégaux donnés à la police”.

Par ailleurs, l’UDPS s’engage à accompagner les familles de toutes les victimes pour pouvoir saisir les instances judiciaires compétentes contre le commissaire général de la police et ses subalternes, dont les “méthodes et agissements sont caractérisés par la répression et la violation des droits de l’homme héritées de l’ancien système”.

De son côté, la police a établi un bilan de 2 morts dont 1 à Kinshasa et 1 à Lubumbashi, ainsi qu’une trentaine de blessés. Elle a tenu pour responsable des actes de violence et de vandalisme les organisateurs de la marche qui ont organisé leur activité en passant outre l’interdiction du gouvernement de la République, suspendant les manifestations publiques durant l’état d’urgence décrété pour faire face à la Covid-19.

Prince Mayiro

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