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En appelant ses partisans à une marche qu’entend organiser le Comité laïc de coordination (CLC), des députés invalidés par la Cour constitutionnelle voudraient profiter pour réclamer la démission des membres de l’institution judiciaire.

Après de longs mois de silence, le célèbre Comité laïc de coordination (CLC) va bientôt refaire parler de lui. Entré dans l’histoire pour avoir initié entre décembre 2017 et février 2018 des marches en faveur du respect de l’accord dit de la Saint-Sylvestre consistant à faire respecter le calendrier électoral, l’organe affilié à l‘Église catholique entend organiser des marches samedi contre l’impunité en RDC.

Il s’agit en clairs, d’obtenir « la suspension des personnes impliquées dans le détournement de 15 millions de dollars de la République et la démission sans délai des juges de la Cour constitutionnelle ».

L’occasion faisant le larron, 31 députés dont les 23 invalidés en juin dernier entendent participer à ces marches. « Nous lançons un appel vibrant aux Congolaises et Congolais à se mobiliser comme un seul homme de partout où ils se trouveront suivant l’itinéraire qui sera donné par le CLC, à prendre part à cette grande manifestation de protestation pour exiger en toute utilité, la démission des juges corrompus de la cour constitutionnelle », peut-on lire dans un communiqué cité par le site Actualité CD.

En rappel, en juin dernier, la cour constitutionnelle avait procédé à l’invalidation du mandat de 23 parlementaires (députés et sénateurs) des partis membres de la coalition Lamuka (opposition) au profit des cadres du Front commun pour le Congo (FCC), plateforme politique de l’ancien président Joseph Kabila.

En participant à ces marches, les opposants voudraient sans doute étancher leur soif de vengeance. Le président de la cour constitutionnelle Benoît Lwamba et ses administrés sont prévenus.

John Ndinga Ngoma
Africanews

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