Minembwe matin, midi, soir. Pas un discours sans Minembwe. Le séjour présidentiel à Goma s’est déroulé au rythme de Minembwe. A Kinshasa, le landerneau politico-médiatique n’a plus que Minembwe à se mettre sous la dent. Au Parlement, nombre de sujets sont en passe d’être relégués au second plan. Minembwe d’abord.

Vu du Congo d’en haut, même la rentrée scolaire s’en trouve masquée par Minembwe ! Ce, alors que le retour à l’école des bleu blanc est confirmée pour ce lundi 12 octobre. Avec en ligne de mire, cette gratuité qui, paradoxalement, complique plus l’équation “rentrée scolaire” qu’elle ne la simplifie. L’Etat peinant à compenser le “manque à gagner” des enseignants. Les mêmes pouvoirs publics n’arrivant pas jusqu’ici à assurer totalement l’intendance, côté frais de fonctionnement des écoles.

Minembwe a masqué aussi l’énième épisode du confiteor présidentiel. Comme dans une séance de psy, “notre Fatshi national” y est allé de son énième aveu sur son rapport à l’exercice du pouvoir.

Plus de deux mandats ? Humainement impossible, confesse “Frère Félix”.

Mauvaise nouvelle pour les thuriféraires de Fatshi qui s’apprêtent à construire un glissement en béton armé jusqu’en…2033 ! L’un des tambourinaires du “nouveau régime” a même vu en songe la passation de pouvoir entre le successeur de JKK et…Jésus.

Problème, comme selon la Bible personne ne connaît ni le jour, ni l’heure de l’avènement du Christ pourrait intervenir bien avant la fin du mandat en cours ! Même ce vendredi 09 octobre ! Les plans de Dieu n’étant pas les nôtres. Ses voies étant, en plus, insondables.

Chrétien pratiquant, “Frère Félix” connait bien ses différents pans des Ecritures saintes. Il pourrait aussi se rappeler utilement que “tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute”, écrit noir sur blanc dans la plus célèbre de fables de Jean de La Fontaine “Le Corbeau et le Renard”.

Un bémol à la profession de foi du Président. Car, ici comme ailleurs, nombre d’illustres devanciers de l’actuel chef de l’Etat congolais ont pris de bonnes résolutions dans ce sens. Par la suite, l’appétit venant en mangeant, les mandats et non-mandats s’enchainent au rythme de “Jamais deux sans trois, trois sans quatre…”. Pour ne pas se perdre dans l’exhaustivité -la liste étant extraordinairement longue, l’actualité charrie les cas des présidents ivoiriens et guinéens.

José NAWEJ
Forum des as

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