Martin Fayulu Madidi a réagi ce jeudi 7 février 2019 sur les antennes de la Radio France Internationale, “RFI”, au secrétaire général de l’ONU qui avait déclaré mercredi dernier sur le même média, qu’il faut coopérer avec la RDC et ses nouvelles autorités.
Selon le candidat de la coalition de l’opposition LAMUKA, c’est inadmissible de laisser quelqu’un qui n’a pas gagné les élections diriger la République Démocratique du Congo.
“Je note que le secrétaire général des Nations unies n’oublie pas ce qui s’est passé en RDC, c’est-à-dire le hold-up électoral. Mais ma réaction est que c’est comme si le Congo était un pays exceptionnel comparativement à ce qui se passe au Venezuela par exemple où la communauté internationale semble opter pour l’organisation de nouvelles élections. Le problème aujourd’hui, c’est comme faire accepter aux Congolais, et même au monde entier, que quelqu’un qui a eu moins de 17% soit président de la République, alors que celui qui a plus de 62% ne peut pas exercer le pouvoir”, a déclaré Martin Fayulu.
Celui qu’on appelle Le Soldat du Peuple se demande par la même occasion si la communauté internationale veut tuer la démocratie dans son pays.
“Si la communauté internationale veut tuer la démocratie au Congo, qu’on nous le dise, car quel est ce Congolais qui, demain, pourra encore faire confiance aux élections?”, s’est demandé Fayulu.
Pour rappel, Martin Fayulu continue de réclamer sa vicoitre électorale à l’élection présidentielle de décembre dernier avec 61%. Il a à cet effet, saisi la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples pour faire triompher la vérité des urnes.
L’intersyndicale des agents de la société congolaise des postes et télécommunication (SCPT) a décidé de suspendre la grève entamée le mois dernier après un compromis trouvé ce mercredi 6 février avec les autorités de l’entreprise sous la médiation de l’inspection générale du travail. Le directeur général de la SCPT Patrick Umba, présent à cette réunion, a accepté de commencer la paie à partir de ce lundi 19 février.
Cette paie ne concernera que le mois de novembre 2018 et se fera après les formalités bancaires pour chaque agent. La paie des autres arriérés, à savoir le mois de décembre 2018 et celui de janvier 2019, fera l’objet d’une autre réunion entre les trois parties le 15 février selon le protocole d’accord.
« Nous avons vu l’arbitrage de l’inspection général du travail parce que l’employeur a pris l’engagement de commencer à payer à partir du 19 février parce que la paie est bancarisée. Le mois dernier comme il y avait mouvement à son début les finances étaient obligées d’aller retirer l’argent de la banque et c’est beaucoup d’argent. Le gouvernement n’a pas accepté puis que dès lors la paie a été bancarisée on ne peut pas comprendre comment une grande masse d’argent peut sortir pour aller payer les travailleurs dans les bureaux. On a fait exception le mois dernier puisque nous étions dehors mais pour cette fois ci le gouvernement durcit sa position et dit on paie tout le monde à la banque. A la banque, il faut des formalités. Quelques 400 se sont déjà enregistrés à la banque et ont retiré leurs cartes. Ils sont plus de 800 agents qui doivent faire cet exercice », a expliqué Jean Kasongo, délégué syndical.
Les agents des provinces eux ont plus de 10 mois d’arriérés de salaire. Lors de la prochaine rencontre du 15 février, il sera également question d’évaluer le projet de logements sociaux ainsi que le niveau du retenu, a souligné l’intersyndical.
C’est le septième jour de grogne ce mercredi des agents de la Société Commerciale des Transports et Ports (SCTP) au port international de Matadi (Kongo Central) qui réclament le paiement des arriérés de 14 mois de salaire. Les agents ont placé des conteneurs aux entrées principales du port.
Depuis lundi, les se rassemblent à la place Ami Congo, l’une des entrées principales du port où ils attendent le début du paiement de 3 mois de salaire promis par l’employeur, a confié à actualite.cd l’un des grévistes. Selon la même source, aucun compromis n’a été trouvé pour charger et décharger deux bateaux accostés depuis jeudi dernier au quai 7 et 8, le service minimum n’étant pas mis en place.
Pendant ce temps, les armateurs dont les bateaux sont immobilisés au quai enregistrent des pénalités estimées à des milliers de dollars américains, a indiqué un commissionnaire en douane.
Le président Kenyan, Uhuru Kenyatta, a garanti ce mercredi 6 février son homologue congolais, Félix Tshisekedi, de l’implication du Kenya en faveur d’une « stabilité politique » en République démocratique du Congo (RDC).
Unique chef d’Etat à prendre part à l’investiture du 5ème président de la RDC, Kenyatta estime que son pays, ayant beaucoup appris de différentes crises politiques qu’il a traversées, est capable de jouer un rôle prépondérant dans la lutte contre différentes crises politiques qui menacent la sous-région.
« J’ai assuré le Président Tshisekedi de l’engagement du Kenya à aider la RDC à atteindre la stabilité politique. Le Kenya a appris de précieuses leçons tirées des tensions politiques passées, que le pays est disposé à partager avec la nation des grands lacs », s’est exprimé le président kenyan sur son compte Twitter à l’occasion de sa rencontre avec son homologue congolais.
Arrivé ce mercredi 6 février à Naïrobi, Félix Tshisekedi devra également s’entretenir avec la communauté congolaise basée au Kenya après sa rencontre avec les personnalités politiques locales.
Martin Fayulu Madidi, candidat malheureux de la coalition de l’opposition LAMUKA ne ménage aucun effort pour réclamer sa victoire à l’élection présidentielle de décembre dernier.
Après avoir saisi la Cour Constitutionnelle de la République Démocratique du Congo sans trouvé gain de cause, c’est le tour de la justice africaine d’être saisie par celui qu’on surnomme Le Soldat du Peuple.
Selon Fidèle Babala, secrétaire général adjoint du Mouvement de Libération du Congo, “MLC”, Martin Fayulu a saisi la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples en vue de faire triompher la vérité des urnes.
“Après avoir épuisé toutes les voies de recours au niveau national, la coalition LAMUKA est au niveau africain et entreprendra toutes les démarches pour que nos droits soient reconnus et que nous soyons réinvestis dans notre position initiale qui est celle de la présidence de la République”, a déclaré ce mercredi 6 février Fidèle Babala cadre de LAMUKA.
Lors de son meeting dit de “vérité” le 2 février dernier à la place Sainte Thérèse dans la commune de N’djili, Martin Fayulu avait promis de saisir les instances judiciaires africaines pour revendiquer sa victoire électorale avec 61%.
João Lourenço a félicité son homologue congolais Félix Tshisekedi lors de sa visite officielle effectuée à Luanda capitale de la République d’Angola.
Finies les tergiversations autour des résultats de la présidentielle. Pour l’Angola, l’arrivée de Félix Tshisekedi à la tête de la RDC est désormais perçue selon une source diplomatique comme une occasion de donner un «nouvel élan» à la coopération entre les deux pays, rapporte Radio France Internationale.
Félix Tshisekedi et João Lourenço se sont mis d’accord pour mener à bien les projets déjà en cours entre leurs pays respectifs, mais aussi d’en porter de nouveaux.
Au cours de la conférence de presse tenue conjointement mardi dernier à Nairobi entre les présidents de la RDC et de l’Angola, Lourenço a plaidé pour des accords dans les domaines de la sécurité, de l’ordre public et pour une réorganisation des échanges commerciaux.
Le président de la République d’Angola a, en outre, insisté sur la complémentarité entre les deux pays dans le domaine économique. Il estime que l’Angola et la RDC auraient à gagner à des investissements réciproques, notamment dans le secteur minier.
Lourenço ne s’est pas empêché de mentionner la possibilité pour l’Angola de négocier avec la RDC, l’électrification de plusieurs provinces à l’instar de Cabinda grâce aux ressources hydroélectriques du barrage Inga.
Pour sa part, Félix Tshisekedi a laissé entendre qu’il ne trouve aucun inconvénient sur la collaboration dans tous les domaines, dont celui de la migration.
Félix Tshisekedi voudrait que les expulsions de ses compatriotes vivant en Angola qui, du moins se poursuivent, se fassent dans des conditions humaines.
Il a également demandé à ce que les services d’immigration de la République Démocratique du Congo soient prévenus avant toute nouvelle vague de retours.
Rappelons par ailleurs que le 5ème président de l’histoire de la RDC a quitté ce mercredi matin la capitale angolaise pour se rendre à Nairobi, capitale du Kenya.
Un tête-à-tête avec son homologue kenyan Uhuru Kenyatta est, à cette occasion, prévu.
Toujours dans l’après-midi de ce mercredi, le successeur de Joseph Kabila est attendu au Congo-Brazzaville pour un autre entretien avec son homologue congolais Denis Sassou Nguesso.
Il s’agit bel et bien là, de la toute première série de voyages de Félix Tshisekedi depuis son investiture à la magistrature suprême le 24 janvier 2019.
Le président de la République Démocratique du Congo Félix Tshisekedi a quitté ce mercredi 6 février dans la matinée la capitale angolaise Luanda après sa visite officielle, pour se rendre à Nairobi au Kenya.
Sur place, Félix Tshisekedi va s’entretenir avec son homologue kenyan Uhuru Kenyatta qui était le seul chef de l’État africain à avoir participé à son investiture.
Rappelons par ailleurs le chef de l’État est également attendu cet après-midi au Congo-Brazzaville où il devra s’entretenir avec Denis Sassou Nguesso.
Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo ne reconnaît pas l’existence d’un accord entre son camp et celui de Joseph Kabila. Au cours d’une conférence ce mardi avec son homologue angolais João Lourenço à Luanda, il a plutôt évoqué des discussions en cours.
« Il n’y a pas d’accord en ce moment, mais il y a des discussions. Ces discussions ont commencé entre la publication provisoire des résultats et la publication définitive (…). J’ai entrepris d’envoyer un message d’apaisement à M. Joseph Kabila et ses amis pour dire que mon avènement n’allait pas être l’occasion de faire une chasse à l’homme ou une chasse aux sorcières ou de commencer à faire de la vengeance », a t-il dit répondant à une question d’un journaliste.
Pourtant, d’après un document d’accord entre le Front commun pour le Congo (FCC) et Cap pour le changement (CACH), consulté par nos confrères de l’Agence France Presse (AFP), il est prévu une « répartition par famille politique des postes ministériels et autres postes administratifs ». Selon la même source, l’actuel président devrait garder la main sur les ministères dits de souveraineté (Affaires étrangères, Défense et Intérieur). L’accord prévoit également « l’occupation, par rotation, du poste de Premier ministre, tous les cinq ans ».
Dans son dernier discours à la nation en tant que chef de l’Etat, Joseph Kabila avait lancé un appel pas à la cohabitation, mais à un travail d’ensemble « pour le bien de la nation ». Il en a appelé à une « grande coalition de toutes les forces progressistes contre ceux qui veulent s’accaparer des ressources naturelles de la RDC ».
« Nous allons gouverner le pays ensemble » et « nous mettre d’accord sur un programme déterminé », a précisé Félix Tshisekedi au cours de sa conférence de presse.
Lors de la conférence de presse conjointe animée par Félix Tshisekedi et João Lourenço mardi 5 février dernier à l’occasion de la visite du président de la République Démocratique du Congo, Tshisekedi a salué dans l’ensemble, le déroulement des dernières élections qui dit-il, n’ont pas connu des violences.
“Quelques imperfections, quelques irrégularités. C’est la première fois que nous avons des élections sans violence. Nous pouvons donc émettre un satisfecit », a déclaré Félix Tshisekedi.
Répondant à une question d’un journaliste sur les revendications de Martin Fayulu Madidi qui selon lui aurait gagné l’élection présidentielle avec 61%, F. Tshisekedi a balayé cette controverse d’un revers de la main devant son homologue angolais.
“J’attends toujours les preuves. Je n’ai toujours rien vu », a dit le président de la République Démocratique du Congo.
Pour rappel, Félix Tshisekedi est attendu ce mercredi 6 février 2019 au Kenya, où il aura un entretien avec Uhuru Kenyatta. Il devra également se rendre en République du Congo pour une série d’entretiens avec Denis Sassou Nguesso.
Félix Tshisekedi est arrivé mardi à Luanda pour son premier voyage officiel après son investiture comme 5e chef de l’Etat de la République démocratique du Congo (RDC) .
Le nouveau président a défendu la légalité de sa victoire contestée et vanté « l’alternance pacifique » dans son pays, tout en reconnaissant des « irrégularités » au cours du processus électoral.
« Je sais qu’il y a eu quelques imperfections, quelques irrégularités lors de ces élections, mais dans l’ensemble nous pouvons émettre un satisfecit parce que tout simplement (…) cette alternance s’est faite de manière pacifique », s’est réjoui M. Tshisekedi devant la presse, au cours de sa première visite à l’étranger depuis son investiture.
Il a discuté avec son homologue angolais João Lourenço de la relance de la coopération économique avec un accent sur le renforcement de l’emploi pour leurs citoyens respectifs et pour réduire l’immigration clandestine.
Ils ont aussi évoqué les problèmes sécuritaires qui touchent les deux pays.
Le président Lourenço a indiqué lors de la conférence de presse qu’il a conclu un accord avec son homologue congolais, indiquant que le temps est venu pour « des projets concrets ».
Le chef de l’Etat angolais a rappelé que leurs deux pays se situent dans une région considérée comme « turbulente », obligeant l’un et l’autre à ne pas ignorer les problèmes communs de sécurité qui concernent aussi toute la région des Grands Lacs.
Parlant de l’expulsion des Congolais, le président Tshisekedi a reconnu que l’Angola était en droit de défendre sa souveraineté mais il a demandé que le rapatriement des Congolais se fasse avec une certaine dignité.
Félix Tshisekedi a déclaré qu’il était normal que les résultats des élections soient contestés car il s’agissait des toutes premières du genre tenues dans le pays mais il a noté qu’elles n’ont pas donné lieu à un bain de sang. Il a souligné que les contestataires n’ont présenté aucune preuve démontrant qu’ils ont gagné.
Proclamé élu par la Cour constitutionnelle le 20 janvier, Félix Tshisekedi a pris la succession de Joseph Kabila, resté au pouvoir pendant dix-huit ans, à l’issue des élections générales disputées le 30 décembre.
Cette première alternance pacifique dans l’histoire de la RDC est contestée par l’opposant Martin Fayulu, qui revendique la victoire avec 61% des voix et dénonce un « putsch » électoral.
Devant son homologue angolais Joao Lourenço, le chef de l’Etat congolais a balayé mardi la controverse.
« A ce jour, j’attends toujours la preuve de celui qui conteste le verdict de la Cour constitutionnelle, je n’ai toujours rien vu ».
Félix Tshisekedi a confirmé qu’il était prêt à partager le pouvoir avec le camp de son prédécesseur, qui a gardé la majorité des sièges à l’Assemblée nationale.
« Il n’y a pas d’accord encore en ce moment, mais il y a des discussions (…), j’ai entrepris d’envoyer un message d’apaisement à M. Joseph Kabila et ses amis », a-t-il assuré, démentant toute volonté de « chasse aux sorcières ».
« Nous allons gouverner le pays ensemble et pour cela nous allons nous mettre d’accord sur un programme déterminé », a poursuivi le nouveau président.
Félix Tshisekedi a également indiqué ne pas avoir « fait de proposition claire à Martin Fayulu » pour entrer au gouvernement mais lui a « donné des garanties quant à (son) comportement démocratique ».
Le président congolais a par ailleurs demandé à Joao Lourenço un « soutien » au processus en cours dans son pays et l’a assuré de « sa parfaite collaboration » avec l’Angola.
Selon le ministre des Affaires étrangères, Manuel Augusto, cité par l’Agence angolaise de presse, les deux pays qui ont des liens séculaires et même de consanguinité, voudraient renforcer leur coopération.
Ils ont en commun la plus longue frontière qu’avec tout autre pays.
Selon M. Augusto, le chemin de fer de Lobito devrait recouvrer son importance. Il a été rétabli en 2018 après de nombreuses années de fermeture.
Les deux pays doivent aussi exploiter ensemble une portion du fleuve Congo du côté de l’enclave de Cabinda et la RDC pourra fournir l’Angola en électricité, a souligné M. Augusto.
L’Angola est la première étape de la toute première tournée régionale du nouveau président congolais.
Félix Tshisekedi devra par la suite se rendre au Kenya et la conclure mercredi par le Congo-Brazzaville.
A l’investiture de M. Tshisekedi à Kinshasa le 24 janvier dernier, Uhuru Kenyatta, le président du Kenya, était le seul chef de l’Etat étranger présent.
Le Cach (Cap pour le changement), plateforme électorale qui a porté Félix Tshisekedi au scrutin, était né à Nairobi, capitale du Kenya, après la volte-face contre la désignation de Martin Fayulu comme candidat commun de l’opposition.
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