Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe sont arrivés à Tshikapa dans la province du Kasaï à 16H10′ (heure locale). Ils ont été accueillis au tarmac de l’aéroport par une marée humaine.
C’est après près de 30 minutes que le candidat du ticket UDPS-UNC à la présidentielle du 23 décembre 2018 est sorti de l’avion. Cet avion a été pris d’assaut par des milliers de personnes qui voulaient tous voir Félix Tshisekedi.
Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe arrivent à Tshikapa après leur meeting à Lubumbashi.
La Commission électorale nationale indépendante (CENI) se félicite de l’appréhension de l’un des assaillants, auteurs de l’attaque de son entrepôt ce dimanche matin dans la ville de Beni, au Nord-Kivu.
Le bâtiment de la CENI pris pour cible se situe sur le boulevard Nyamwisi, dans la commune de Bungulu, en face de la résidence privée du chef de l’État.
« La CENI tient à remercier les éléments des Forces armées de la république démocratique du Congo et ceux de la police nationale congolaise, commis à la sécurisation de ses installations qui les ont professionnellement repoussés en capturant un des assaillants », dit la CENI dans un communiqué peu après l’attaque.
Pour le porte-parole de l’armée dans la région, le capitaine Mak Hazukay, il s’agit d’une attaque des miliciens Maï-Maï. Selon le chef d’antenne de la CENI locale, le matériel de la CENI n’a pas été touché.
Martin Fayulu et toute son équipe ont fait une escale de quelques minutes à Kinshasa, le temps pour eux de changer d’avion et mettre le cap sur l’ex province du Bandundu dès ce dimanche.
À en croire des sources proches du candidat président N°4, l’avion avec lequel ils ont à se déplacer jusqu’à présent, n’est pas adapté à certaines pistes à travers le pays.
Martin Fayulu envisage de regagner Kinshasa mercredi prochain sauf imprévu et clôturer sa campagne dans l’ex province du Bas Congo.
Pour Rappel, la campagne électorale entre dans sa dernière ligne droite. La semaine du 17 au 21 décembre est la dernière avant les élections prévues le dimanche 23 décembre prochain.
L’opposant congolais Félix Tshisekedi, un des trois principaux candidats à l’élection présidentielle prévue le 23 décembre en République démocratique du Congo, est l’héritier politique de son père Etienne, décédé le 1er février 2017 à Bruxelles.
Comme son père en 2011, « Félix » va tenter de bousculer les forces du président sortant Joseph Kabila dans un pays qui n’a jamais connu de transition pacifique du pouvoir. Son père avait dénoncé des fraudes lors de la réélection contestée de M. Kabila en 2011.
« Fatshi » – son surnom – part au combat avec l’appui de la machine de guerre fondée par son père dans les années 80 contre la dictature du maréchal Mobutu, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).
Tshisekedi fils, 55 ans, a été désigné sans surprise président et candidat de l’UDPS lors d’un congrès en avril dernier au siège historique du parti à Limete, une des 26 communes de Kinshasa.
Et pourtant, 2018 n’est pas 2011, tout comme Félix n’est pas le portrait politique craché du « sphynx de Limete », le surnom de son défunt père.
« Etienne était têtu et fier. Félix est plus diplomate, plus conciliant, plus à l’écoute des autres », témoigne un bon connaisseur de l’opposition congolaise.
Facilement reconnaissable à sa haute taille et sa carrure massive, l’homme est en effet d’un abord courtois, à l’écoute. Le ton de la voix est mesuré dans le tourbillon des passions électorales.
Contrairement à son père en 2011, il fait équipe avec un « ticket », l’ex-président de l’Assemblée Vital Kamerhe, également candidat sous son propre nom en 2011.
Les deux hommes ont rompu en novembre un accord qu’ils avaient signé avec cinq autres opposants pour soutenir la candidature d’un seul d’entre eux, Martin Fayulu.
Versatile et hésitant, « Félix » ? Ses proches affirment qu’il n’a fait qu’écouter la « base » de l’UDPS, en colère contre l’accord.
Exil en Belgique
Né en juin 1963, Félix-Antoine Tshisekedi est le troisième d’une famille de cinq enfants. A l’âge de 19 ans, il suit son père relégué par Mobutu dans son village du Kasaï. Un épisode marquant pour le jeune homme.
A 22 ans, « Fatshi », sa mère et ses frères prennent le chemin de l’exil en Belgique. A Bruxelles, le jeune homme fait le coup de poing contre des proches de Mobutu ou même des policiers belges, un soir de février à l’aéroport, quand son père est empêché de rentrer à Kinshasa.
Dans l’ombre de la figure paternelle, Félix gravit tous les échelons de l’UDPS. Luba du Kasaï, il est élu député national à Mbuji-Mayi en 2011. Il refuse de siéger à l’Assemblée nationale pour respecter le mot d’ordre de son père contre la réélection contestée de M. Kabila.
En 2015, il était au cœur des négociations secrètes qui n’avaient pas abouti avec des émissaires de Joseph Kabila à Ibiza (Espagne), Monaco, Paris et Bruxelles.
Fin 2016, juste avant la mort de son père, il est encore aux avant-postes des négociations majorité/opposition sous l’égide de l’église catholique, qui allait déboucher sur l’accord de la Saint-Sylvestre reportant les élections.
Tshisekedi fils aurait alors refusé un poste de Premier ministre, tandis que le président Kabila se maintenait au pouvoir au-delà de la fin de son deuxième et dernier mandat.
Marié, père de cinq enfants, diplômé en marketing et communication en Belgique, son dossier de candidature a été validé sur fond de rumeurs. Ses détracteurs mettent en doute la validité de ses diplômes. Ils lui reprochent également de n’avoir jamais exercé une fonction de responsabilité ou de gestion.
En cas d’alternance, M. Tshisekedi évoquait en août 2017 devant l’AFP « une commission vérité et réconciliation » pour demander des comptes à M. Kabila et lui permettre de rester au pays.
S’il est élu, son dossier prioritaire, affirme-t-il, sera l’organisation de funérailles nationales pour son père. La dépouile du « Sphynx » se trouve toujours en Belgique, faute d’accord pour les obsèques au pays avec le pouvoir. « Je n’aime pas en parler, c’est une souffrance ».
Le candidat N°13 à l’élection présidentielle a tenu samedi 15 décembre dernier dans la ville de Bukavu, un meeting populaire à la place de l’indépendance devant plusieurs milliers de militants, sympathisants et partisans du Front Commun pour le Congo, « FCC ».
Dans son allocution, Emmanuel Ramazani Shadary a déclaré qu’il était le ticket gagnant et qu’il a été désigné pour poursuivre les œuvres du chef de l’État Joseph Kabila.
« Je suis le ticket gagnant car je ne suis pas allé à Genève ou à Nairobi chercher le pouvoir. Joseph Kabila Kabange m’a choisi pour poursuivre le travail qu’il a commencé. Si vous me choisissez, le Congo ne sera pas vendu aux occidentaux. Nous avons un pays riche qui est convoité », a fait savoir Ramazani Shadary.
Celui qu’on appelle affectueusement Coup sur Coup a, tout en évoquant les problèmes qui rongent la société kivutienne, promis aux habitants de la ville de Bukavu qu’il va restaurer l’autorité de l’État une fois élu président de la République.
« Nous allons mettre fin à l’insécurité causée par les groupes armés dans différents territoires du Sud-Kivu », a-t-il poursuivi.
Le candidat N°13 a également promis l’amélioration des conditions de vies des populations, la gratuité de l’école primaire, l’octroi des bourses aux meilleurs étudiants, l’emploi aux jeunes pour combattre le chômage.
« Les routes qui relient Bukavu et les autres villes du pays ainsi que les routes urbaines seront réhabilitées. Les différents ports du Grand Kivu figurent aussi dans notre programme de réhabilitation. Bukavu qui était la capitale du Kivu va revêtir sa plus belle robe d’antan », a conclu Emmanuel Ramazani Shadary.
À son arrivée, le dauphin du chef de l’État a été accueilli à l’aéroport de Kavumu par le gouverneur de la province du Sud-Kivu Claude Nyamugabo, le coordonnateur du Comité Stratégique du FCC, Néhémie Mwilanya, le président de l’AFDC, Modeste Bahati, Justin Bitakwira, Azarias Ruberwa ainsi que tant d’autres notables et cadres de la province.
Rappelons par ailleurs que Ramazani Shadary candidat N°13 est attendu ce dimanche 16 décembre 2018 à Goma dans la province du Nord-Kivu.
Lors de son meeting populaire animé samedi à Lubumbashi dans le cadre de la campagne électorale, Félix Tshisekedi a appelé à une journée de jeûne et prière le 21 décembre pour les élections apaisées le 23.
« Le 21 décembre, nous devons tous chacun là où il se trouve, prier, nous ne devons pas manger ce jour-là, nous devons prier pour les élections apaisées le 23… », a-t-il expliqué.
Dans son speach, le président de l’UDPS a promis d’instaurer un État de droit une fois élu président.
« Un État où règne la justice, où il n’y a pas des citoyens au-dessus des autres, où il n’y a pas d’insécurité, pas de chômage… », a-t-il déclaré.
Avant de clore son propos, Félix Tshisekedi qui s’exprimait devant plusieurs centaines de milliers de personnes a rendu hommage aux pères fondateurs de l’UDPS parmi lesquels Étienne Tshisekedi, Kibassa Maliba, et à Gabriel Kyungu wa Kumwanza à qui il a promis de rendre visite avant de quitter Lubumbashi.
À sa prise de parole devant plusieurs milliers de personnes à Lubumbashi, dans le fief de Moise Katumbi, Félix Tshisekedi a dénoncé le Front Commun pour le Congo (FCC) « parti de la confusion » et Lamuka « parti de la confusion ».
« Le 23 décembre 2018 il faut aller aux élections pour voter le candidat numéro (…) à la présidentielle, et les députés UNC et UDPS aux législatives nationales et provinciales. Il ne faut pas partir dans un bureau de vote pour casser ou détruire… ne votez surtout pas pour le parti de la continuité et l’autre parti de la confusion… » a lancé , Félix Tshisekedi, candidat soutenu par Vital Kamerhe.
Le candidat unique de l’UDPS et de l’UNC à l’élection présidentielle censée se tenir dans une semaine, a insisté par ailleurs, que lui président de la république, il luttera notamment, contre la corruption, l’impunité, l’injustice et la pauvreté.
Tshisekedi a indiqué é que, la stabilité du pays, l’instauration de l’État de droit, l’accès aux soins et de santé et à l’éducation feront partie de ses priorités, s’il est élu.
Le président de l’UDPS a en suite rendu hommage aux « pères fondateurs de l’UDPS » dont Etienne Tshisekedi , son père décédé en février 2017 à Bruxelles, Frédéric Kibasa Maliba et Gabriel Kyungu Wa Kumwanza.
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