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Héritier Watanabe demande pardon à Sylvie Mampata pona ba insultes ya Carine Mokonzi

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Fally Ipupa face à la presse, présente sa nouvelle marque de vêtements

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Suivez la conférence de presse de Fally Ipupa, Boyoka makambu alobi, aza kaka The King

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Katumbi : « Le changement et le développement de la RDC passent par Martin Fayulu »

Le président de la plateforme électorale Ensemble pour le Changement a indiqué ce jeudi 29 novembre 2018 que le candidat commun de l’opposition de la coalition LAMUKA, est la personne par qui passera le développement de la République Démocratique du Congo.

Cette communication de l’ancien gouverneur de l’ex province du Katanga intervient quelques heures après l’appel conjoint de soutien à la candidature de Martin Fayulu lancé par Jean-Pierre Bemba et lui.

« Avec mon frère Jean-Pierre Bemba, nous vous demandons à tous de lutter pour de vraies élections, sans machine à voter.
Nous sommes soudés et confiants dans la victoire de Martin Fayulu. Mes chers compatriotes, votez pour lui! Le changement et le développement de la RDC passent par lui », a dit Katumbi via Twitter.

Malgré les appels des uns et des autres sur un rapprochement entre d’une part, la coalition LAMUKA portée par Martin Fayulu, et d’autre part, Cap pour le Changement incarnée par Félix Tshisekedi, en vue de cheminer ensemble pour les élections à venir, les deux camps campent toujours sur leur position.

Vraisemblablement, l’opposition s’apprête à aller aux élections le 23 décembre prochain en ordre dispersé comme c’est fût déjà le cas en 2011.

À noter également qu’après une semaine de lancement de la campagne électorale par la CENI, ni LAMUKA et encore moins Cap pour le Changement ne s’est encore livrée à cet exercice qui va se clôturer le 22 décembre prochain.

Jephté Kitsita

Honoré Ngbanda dénonce Vital Kamerhe d’être le divisionniste de l’opposition

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RDC : « le peuple ira aux élections en résistant contre la machine à voter » Pierre Lumbi

En conférence de presse ce jeudi à Kinshasa, Pierre Lumbi, directeur national de l’équipe de campagne de Martin Fayulu, est revenu sur la position de la coalition Lamuka en ce qui concerne la machine à voter prévue lors des élections du 23 décembre prochain.

M. Lumbi tranche avant tout que la coalition ne boycottera pas les élections.

 » Il n’y a pas d’ambiguïté dans notre démarche, nous disons que nous allons aux élections le 23 décembre prochain. Mais cela ne nous empêche pas de lutter contre l’illégalité de la machine à voter. Nous allons lutter contre l’usage de cette machine jusqu’au bout parce que c’est illégal, mais nous irons aux élections… », a dit Pierre Lumbi.

Le candidat de la coalition LAMUKA entame sa campagne le dimanche 2 décembre prochain par les villes de Beni et Butembo (Nord-Kivu).

Il sera rendra par la suite entre le 3 et le 9 décembre à Bunia, Goma, Bukavu, Kisangani, Buta, Isiro, Lubumbashi, Kasumbalesa, Likasi, Kolwezi, Kamina et Kalemie.

Stanys Bujakera Tshiamala

Tokomi Wapi du 29 novembre 2018 : Toute l’actualité de la RDC avec Ndeko Eliezer

Tokomi Wapi du 29 novembre 2018 : Toute l’actualité de la RDC avec Ndeko Eliezer. Regardez

Le futur député de la RDC, Werrason sort de son silence sur l’Affaire « Bana Tshangu ba beti ye »

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Classement-Fifa : la RDC, 5e nation en Afrique et 49e au monde

La République Démocratique du Congo (RDC) est la 5e nation de football en Afrique et 49e au monde, selon le classement mondial de la Fifa publié ce jeudi 29 novembre.

Le pays recule de trois places par rapport au mois dernier.

Ce classement est la conséquence de sa mauvaise prestation contre le Zimbabwe (1-2/1-1) en éliminatoires de la Can-Cameroun 2019.

Par ailleurs, le Sénégal est en tête sur le continent (23e au monde), suivi de la Tunisie (26e au monde) et du Maroc (40e au monde).

La Belgique, elle conserve la tête du Classement mondial. La France et le Brésil complètent le podium.

Radio Okapi

RDC : Bemba et Katumbi rejettent la MAV et font bloc derrière la candidature de Fayulu

Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, Jean-Pierre Bemba et Moise Katumbi, ont lancé la campagne en faveur de Martin Fayulu, candidat de la coalition Lamuka.

« Aujourd’hui, nous avons lancé la campagne électorale du 23 décembre. Je vous demande d’être derrière Martin Fayulu. C’est notre frère, pour toute l’opposition, c’est lui notre candidat commun. Je vous demande d’être derrière lui. Nous avons refusé la machine à voter, c’est une machine à tricher. Nous rejetons aussi le faux fichier électoral. Nous voulons les élections avec bulletin de vote. Nous devons être unis pour parvenir à l’alternance », a dit le président du MLC en lingala, face à la caméra.

Le même message a été repris dans la même vidéo par Moise Katumbi, mais en swahili.

« Je vous demande d’être derrière le candidat N°4, Martin Fayulu. Notre pays est détruit. Le pays doit aller de l’avant. Le pays doit aller de l’avant. Les souffrances durent depuis plus de 20 ans. Je vous demande de voter pour Fayulu et nous refusons la machine à tricher. Cette machine va voler les voix. Nous ne voulons pas non plus du fichier électoral corrompu. Moi et Jean-Pierre Bemba, nous sommes derrière vous. Vous nous avez demandé de choisir un candidat commun et on l’a fait ».

Martin Fayulu va présenter à Kinshasa ce vendredi le programme commun de Lamuka.

Lire aussiVIDEO. Bemba et Katumbi appellent le peuple congolais à être derrière Martin Fayulu pour la présidentielle du 23 décembre

actualite.cd

Campagne Electorale : La femme de Werrason, Sylvie Mampata à Kintambo

Campagne Electorale : La femme de Werrason, Sylvie Mampata à Kintambo. Plein à craquer !

VIDEO. Bemba et Katumbi appellent le peuple congolais à être derrière Martin Fayulu pour la présidentielle du 23 décembre

Les présidents du MLC et de Ensemble, tous deux membres de la coalition Lamuka ont, jeudi à partir d’une vidéo posté sur le compte Twitter de Jean Pierre Bemba, appelé le peuple congolais à être derrière Martin Fayulu pour la présidentielle du 23 décembre.

Dans ce message de soutien au candidat de Lamuka, le président du MLC s’exprimant en lingala exige une fois de plus que les élections se tiennent avec les bulletins papiers et non avec la machine à voter. Il rejette aussi le fichier électoral.

« Je vous demande tous d’être derrière Martin Fayulu qui est notre candidat. Comme vous le savez, nous ne voulons pas de la machine à voter ni de la liste des enrôlés fictifs. Nous voulons que les élections aient lieu avec les bulletins de vote… », a-t-il affirmé.

À un mois des élections, la coalition Lamuka et son candidat à la présidentielle tardent à battre campagne et continuent d’entretenir un flou artistique sur leur participation en cas de maintien de la machine à voter.

Martin Fayulu dévoilera son programme de gouvernement demain vendredi.

Alors que du côté du Front Commun pour le Congo et la coalition « CACH » qui porte la candidature de Félix Tshisekedi à la présidentielle, la position est claire. Ils participeront aux élections avec ou sans la MAV.

Merveil Molo, Stagiaire

Beni-Butembo, point de départ de la campagne de Martin Fayulu

La campagne électorale s’électrise déjà. Chaque camp se prépare au sprint final du 23 décembre 2018. Son état-major en place, le candidat commun de l’opposition, Martin Fayulu, planifie déjà les descentes sur le terrain. Première étape : les villes martyres de Beni et Butembo dans le Nord-Kivu. Autour de Pierre Lumbi, son directeur de campagne, on procède déjà aux derniers réglages. En se lançant à la conquête de l’Est, partie névralgique de la RDC, Martin Fayulu est porteur d’un message qui se résume en deux mots : sécurité et paix pour surmonter le défi de développement.

A peine installée, l’équipe de campagne de Martin Fayulu, candidat commun de l’opposition, s’est déjà mise au travail. Pilotée par Pierre Lumbi, l’équipe de campagne travaille sur un chronogramme précis pour convaincre l’électorat avant le 23 décembre 2018, jour des scrutins.

Autour de Pierre Lumbi, tous affichent un plein optimisme. Le départ tonitruant de deux leaders réfractaires de l’accord de Genève, à savoir Félix Tshisekedi de l’UDPS et Vital Kamerhe de l’UNC, n’a pas ébranlé la confiance dans l’état-major de Fayulu. Bien au contraire.

« Nous sommes sur la bonne voie. Et rien ne peut nous arrêter. Martin Fayulu, c’est le candidat commun de l’opposition. Il a la confiance de ses pairs. Tout est fin prêt pour se lancer dans la bataille », a indiqué sans trop de commentaires l’un des ténors de l’équipe de campagne de Fayulu.

Pour le moment, on procède aux derniers réglages. Quant aux cibles de la campagne, l’équipe a déjà mis en place un programme qui couvre tout le territoire de la République démocratique du Congo. « Notre programme est là. Il ne reste plus que quelques détails administratifs pour se lancer dans la conquête du grand électorat de la RDC qui, selon les derniers sondages, nous est totalement favorable », a confié à notre Rédaction un proche du candidat commun de l’opposition.

Lorsqu’il parle des détails techniques, c’est notamment l’autorisation du survol de l’espace aérien congolais de l’avion de campagne de Martin Fayulu. Sur papier, tout est déjà bouclé. Mais, dans l’entourage de Fayulu, l’on craint que la majorité au pouvoir fasse le malin en instrumentalisant l’Autorité de l’aviation civile, organe compétent en la matière.

A trois semaines de la fin de la campagne, le temps presse. Dans l’état-major, on en est bien conscient.

POINT DE DÉPART : BENI–BUTEMBO

Contrairement au candidat du FCC qui a opté pour Lubumbashi deuxième ville de la RDC, pour procéder au lancement de sa campagne, Martin Fayulu a porté son dévolu sur les villes martyres de Beni et Butembo dans la province du Nord-Kivu. C’est tout un symbole, commente-t-on au sein de son équipe de campagne.

En effet, depuis octobre 2014, les villes de Beni et Butembo ploient sous le poids d’un terrorisme urbain qui ne dit pas son nom. Longtemps imputés aux rebelles ougandais de l’ADF, des massacres en séries continuent à semer la désolation dans ces villes. A Beni et Butembo, les populations, aux abois, ne savent plus à quel saint se vouer. Elles sont victimes des chercheurs de coltan et autres ressources naturelles, lesquels ont créé une sorte de no man’s land dans cette partie de la RDC.

A Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, tout comme à Kinshasa, siège des instituions, le pouvoir brille par son inaction, laissant la population à la merci de ses tortionnaires, aujourd’hui assimilés aux terroristes de tous bords. Beni et Butembo sont deux villes martyres qui traduisent le désarroi d’une population à l’abandon. L’absence de l’Etat brille là où le rôle de celui-ci est plus que jamais indispensable. C’est dans cette partie meurtrie de la RDC que Martin Fayulu a choisi de lancer sa campagne électorale. Son message ne s’applique pas qu’à ces deux villes. Il résonne de la même manière sur l’ensemble de la RDC. Il se résume en deux mots : sécurité et paix, dont le rétablissement est une condition sine qua non pour envisager le développement durable.

Ramener la sécurité et la paix, c’est aussi semer le bon grain dans l’effort national de développement, se dit-on dans l’entourage du candidat commun de l’opposition. Dans cet entendement, ces deux villes martyres sont le reflet d’un Etat démissionnaire au regard de ses obligations régaliennes. Sur un ton réservé, l’un des cadres de l’équipe de campagne de Martin Fayulu a tenté, sous le sceau de l’anonymat, de circonscrire cette thématique.

« Aujourd’hui, il s’agit de porter ce message d’espoir à Beni et Butembo pour le faire résonner sur toute l’étendue de la RDC. Dans son état actuel, la sécurité et la paix sont indispensables pour mettre en œuvre tout projet de développement. Le choix de Beni, comme première étape du lancement de la campagne du candidat commun de l’opposition, est dicté par le souci de rappeler à la population que nous sommes prêts à nous investir pour lui redonner l’espoir de vivre en toute sécurité dans n’importe quel coin de la RDC et l’inviter à participer à l’effort national de développement. A Beni et Butembo, nous y allons pour redonner de l’espoir à un peuple abandonné. Toute la République doit vibrer avec le message de la sécurité et de la paix que véhicule le candidat commun de l’opposition ».

Si dans l’équipe coordonnée par Pierre Lumbi, tout est déjà tracé, en partant du point de départ de Beni-Butembo, la descente sur le terrain reste encore conditionnée par la délivrance au niveau de l’Autorité de l’aviation civile de l’autorisation de survol de l’avion de campagne de Martin Fayulu.

« L’aéronef est déjà prêt. Tout comme la date du lancement de la campagne à Beni. On attend plus qu’on nous accorde l’autorisation de survol de l’espace aérien de la RDC pour partir à la conquête de l’électorat d’ores et déjà acquis au candidat commun de l’opposition », rassure un des membres de l’équipe de soutien du directeur de campagne de Fayulu.

De son côté, Martin Fayulu affiche le même optimisme. Ragaillardi par le soutien de ses pairs, dont Moïse Katumbi d’Ensemble pour le
changement, Jean-Pierre Bemba du MLC, Adolphe Muzito de Nouvel élan et Freddy Matungulu de Syenco, qui sont restés fidèles à l’engagement de Genève, et mû par la grande adhésion populaire dont il jouit désormais sur toute l’étendue de la RDC, Fayulu s’affiche désormais en potentiel vainqueur à la présidentielle du 23 décembre 2018. Le retour à Kinshasa de deux autres leaders de l’opposition signataires d’un accord à Nairobi (Kenya), à savoir Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe, ne l’a pas non plus perturbé.

FAYULU, IMPERTURBABLE

Sur les antennes de RFI, Martin Fayulu, candidat commun incontestable de l’opposition, a gardé sa main tendue vers les frondeurs de l’accord de Genève. Son équipe de campagne est là. Les postes ont été répartis entre les cinq composantes de la coalition, avec aux postes-clés des proches de Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba. Directeur de campagne, le Katumbiste Pierre Lumbi suivi d’Eve Bazaïba, la secrétaire générale du MLC nommée porte-parole et chargée des médias. Olivier Kamitatu, un autre katumbiste hérite lui de la communication et de nouvelles technologies.

« Nous avons demandé à ces frères de revenir à la maison et nos bras sont toujours ouverts. Aujourd’hui, s’ils reviennent et qu’ils récupèrent leur signature, nous sommes toujours à leur écoute et nous continuerons à les attendre s’ils veulent », a lancé Martin Fayulu.

En cas de résistance de l’aile dissidente de l’accord de Genève, Fayulu pense qu’il a encore une carte à jouer. « Le candidat du pouvoir, Ramazani Shadary est très faible. Aujourd’hui, la coalition Lamuka, c’est la plus grande coalition du Congo avec plus de 80 % de l’espace du pays et des représentants dans toutes les 26 provinces », rappelle-t-il.

Dans les tout prochains jours, les villes de Beni et Butembo seront la première étape du dialogue entre Fayulu et le peuple en vue de baliser le chemin qui mène à l’alternance démocratique.

Le Potentiel

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Présidentielle : le trio de tête se dessine

Les quarante millions d’électeurs enrôlés par la Ceni devront faire le choix entre Emmanuel Ramazani Shadary du FCC, Martin Fayulu de « Lamuka » et Félix Tshisekedi du Cach qui, en cette période de campagne électorale, ont, chacun, pris une option sérieuse de remporter le challenge présidentiel.

Une semaine après le lancement de la campagne, le jeu électoral tend à se préciser. De vingt et un candidats qui concourent à la présidentielle du 23 décembre, force est de constater que seulement trois font parler d’eux et tentent de se démarquer du peloton. Il s’agit de Ramazani Shadary, candidat désigné du Front commun pour le Congo (FCC), de Félix Tshisekedi porté par la coalition Cap sur le changement (Cach) et de Martin Fayulu aligné par la plateforme « Lamuka ». Ces trois leaders font déjà montre de certaines dispositions qui traduisent leur détermination d’être portés au perchoir de la République au terme de la compétition électorale. Ils sont, en effet, très actifs sur le terrain et drainent du monde à leur apparition.

FatshiVit, un ancrage au sein d’une population kinoise

Le retour au pays, mardi, de Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe, tous deux signataires de l’accord de Nairobi au terme duquel le second s’est effacé au profit du premier, aura donné un sérieux indicateur quant à la popularité dont jouissent ces deux leaders représentant les deux premières forces politiques de l’opposition. La marée humaine qui a déferlé, malgré la pluie, à l’aéroport international de N’Djili pour les accueillir, traduisait leur ancrage au sein d’une population kinoise plutôt réputée contestataire. Cela est à prendre très au sérieux, quand bien même, comme argumentent les partisans de la coalition au pouvoir, Kinshasa n’est pas le Congo.

A l’opposé, Martin Fayulu, pourtant soutenu par trois poids lourds de l’opposition, en l’occurrence Moïse Katumbi, Jean-Pierre Bemba et Adolphe Muzito, n’avait pas réussi à mobiliser autant de monde à son retour au pays, donnant des ailes à la mouvance présidentielle qui a surfé sur cet échec pour capitaliser ses chances de remporter la présidentielle.

Ramazani Shadary, soutien du Congo profond

D’autant plus que son candidat, Ramazani Shadary, a non seulement les moyens de battre campagne mais aussi, peut s’assurer du soutien du Congo profond en s’appuyant sur l’implantation du parti présidentiel, le PPRD. C’est non sans raison que le dauphin de Joseph Kabila a choisi le Grand Katanga pour lancer avec pompe sa campagne électorale sur toute l’étendue du pays.

Après Lubumbashi, Likasi, Kolwezi, Kamina, il entend mettre le cap sur Kalemie tout en ratissant large à chacun de ses passages, communiant avec une population visiblement acquise à sa cause. Comme cela est de bonne guerre, le candidat FCC a sévèrement vilipendé les candidats de l’opposition qu’il dit ne pas être prêts à aller aux élections et qu’en lieu et place, ils veulent plutôt des troubles. « Quand ils viendront, vous n’allez pas les recevoir. Même s’ils arrivent, vous allez seulement les écouter. Ils voudront brûler les machines à voter », a-t-il dit à la foule à l’étape de Likasi.

Cela étant, l’on tend vers un cas de figure où le candidat FCC sera seul face à deux candidats de l’opposition, Félix Tshisekedi et Martin Fayulu. Ce qui, sur papier, lui donnerait un sacré avantage eu égard à l’éparpillement des voix auquel pourrait donner lieu l’absence d’un candidat commun de l’opposition. D’où les appels que ne cessent de lancer plusieurs acteurs de ce bord politique devenus subitement les chantres d’un rapprochement entre d’une part, le Cach et, de l’autre, la coalition « Lamuka ».

Félix Tshisekedi a déjà tendu la main à ses partenaires de l’opposition en affichant clairement sa disponibilité à coaliser avec eux afin de cristalliser les efforts autour d’un seul candidat et maximiser ainsi les chances de parvenir à l’alternance. Une requête qui n’aura pas trouvé d’échos auprès de ceux à qui elle était adressée.

Le vrai thermomètre demeure la vérité de l’urne

Dans les colonnes de Jeune Afrique, Moïse Katumbi, président d’Ensemble pour le changement, a exclu cette hypothèse. Lui, tout comme Jean-Pierre Bemba et Adolphe Muzito, continuent de soutenir Martin Fayulu. Déjà, la présence de leurs principaux lieutenants dans l’équipe du leader de l’Ecidé est une preuve éloquente de leur refus de pactiser avec Félix Tshisekedi, à moins d’un revirement tout aussi improbable.

Tout compte fait, au-delà des intentions de vote telles que révélées dans les derniers sondages plaçant tel ou tel autre en tête de liste, sans oublier les bains de foule que font drainer les candidats, le vrai thermomètre demeure la vérité de l’urne. Les quarante millions d’électeurs enrôlés par la Ceni devront dorénavant faire le choix entre le trio de tête sus évoqué qui, vraisemblablement, devra compter sur les désistements éventuels d’autres candidats à la présidentielle qualifiés de menus fretins et dont la prétention à participer au challenge électoral n’aura compte que pour du beurre. A suivre…

Adiac-Congo