L’opposition annonce un meeting le samedi 29 septembre prochain dans le but, notamment, d’exiger des élections inclusives et le retrait de la machine à voter. C’était dans une déclaration lue ce samedi 15 septembre.
« L’opposition politique, qui milite toujours pour le respect de la constitution et la mise en œuvre effective de toutes les mesures de décrispation prévues dans l’accord de la Saint Sylvestre, tient à l’organisation des élections crédibles, inclusives et apaisées le 23 décembre 2018, selon le calendrier de la CENI. Elle a aligné ses candidats à tous les niveaux et ne s’inscrit pas dans la logique du boycott des élections. Par contre, l’opposition politique ne permettra jamais la tenue d’une parodie d’élections », dit l’opposition dans son communiqué signé conjointement par Vital Kamerhe, président de l’UNC, Martin Fayulu, coordonnateur de la Dynamique de l’Opposition, Félix Tshisekedi, président de l’UDPS, Adolphe Muzito, autorité morale de l’UREP, Moïse Katumbi, président d’Ensemble, Jean-Pierre Bemba, président du MLC, et Freddy Matungulu président de Congo Na Biso.
Outre ce meeting, l’opposition prévoit également, l’organisation de matinées politiques par chaque parti et chaque regroupement politique, à travers le pays.
Mercredi 12 septembre, plusieurs signataires de ce communiqué s’étaient retrouvés à Bruxelles et avaient notamment réclamé la réintégration dans la compétition électorale des opposants recalés par la Cour Constitutionnelle pour la présidentielle du 23 décembre.
Plusieurs centaines de militants se regroupent déjà devant le siège provincial du Mouvement de Libération du Congo (MLC), sur l’avenue de l’Enseignement, à Kasa-Vubu, en face du stade des Martyrs. Banderoles et affiches sont bien visibles dans la foule venue de différentes fédérations du parti, à l’occasion de la matinée politique au cours de laquelle Jean-Pierre Bemba s’adressera, en direct de Bruxelles, aux militants.
Un petit podium est monté. Plusieurs jeunes du parti brandissent des affiches sur lesquelles on peut lire : « Non à la machine à voter » ou « Pour des élections avec les candidats invalidés » ou encore « Libération des prisonniers politiques, retour des exilés politiques ».
La réclamation principale reste le rétablissement de la candidature de Bemba à la présidentielle.
Aucun incident majeur n’a été enregistré à ce stade. Deux jeeps de la police avec une cinquantaine de policiers sont positionnées, à environ 100 mètres, du côté droit de la foule.
Jean-Pierre s’adressera en direct de Bruxelles aux militants du Mouvement de Libération du Congo (MLC) ce samedi 15 septembre 2018 à l’occasion d’une matinée politique organisée au siège de son parti.
Il interviendra en direct par téléphone comme il l’avait fait le 13 juillet 2018 après son investiture comme candidat à la prochaine présidentielle à l’issue du congrès du MLC au Centre Nganda.
Ce sera la première sortie médiatique de Bemba après la rencontre avec Félix Tshisekedi, Adolphe Muzito, Moïse Katumbi, Vital Kamerhe et Mbusa Nyamwisi à Bruxelles le 12 septembre 2018.
Ces leaders de l’opposition avaient demandé aux autorités congolaises notamment de réintégrer les candidats recalés (comme Bemba et Muzito) par la Cour Constitutionnelle.
Ils avaient également rejeté l’usage de la machine à voter dans le cadre des élections prévues le 23 décembre 2018.
Carine Mokonzi choquée du comportement de Fabregas pour avoir demandé pardon à Fally Ipupa, lui traite de « MUTSHOPI » et parle de la femme de Papy Mboma.
La Cour constitutionnelle a terminé jeudi soir l’examen des recours pour les élections législatives de décembre. Avec plusieurs jours de retard. En théorie, selon le calendrier électoral elle aurait dû transmettre ses conclusions à la commission électorale dès mardi dernier, le 11 septembre. Au final, 85% des quelques 200 requêtes déposées ont été rejetées. Et les décisions ont été rendues sans motivation sur le fond.
Dans la plupart des cas la Cour constitutionnelle aura donc suivi les décisions de la commission électorale. Mais impossible à ce stade de donner des chiffres plus précis ni de savoir exactement combien au total de candidats ont été retoqués ou au contraire repêchés par la Cour constitutionnelle, ni quels sont les partis les plus concernés. Et pour cause, la liste des différents recours avec les noms des candidats n’avait pas été rendue publique avant les audiences, et vendredi le greffe centralisait encore toutes les décisions de différentes chambres.
Les avocats s’y sont bousculés nombreux toute la journée, certains pour connaître le sort réservé à leurs clients. La cour a en effet rendu ses arrêts au compte-gouttes durant quatre jours, parfois sans préavis. Résultat : faute d’avoir été alertés à temps, disent-ils, beaucoup de ces avocats n’étaient pas présents aux audiences. Que leurs requêtes aient été acceptées ou non, il leur faudra par ailleurs attendre pour connaître les motivations de la Cour constitutionnelle.
Les avocats dénoncent un « manque de transparence »
Pressés par le temps, explique le greffe de la cour, les juges ont rendu leurs arrêts « sur décision », autrement dit en livrant seulement les conclusions, mais sans donner de motifs ou d’explications sur le fond. Vendredi après-midi, la cour n’était pas en mesure de dire dans quels délais les arrêts complets seraient disponibles. Alors que plusieurs avocats se plaignaient dans les couloirs d’un « manque de transparence ».
Me Jimmy Tshitenge parle ainsi d’une « situation déplorable » quand bien même la candidature de son client l’ancien ministre vice-ministre Willy Mishiki a été repêchée par la cour. L’avocat qui s’inquiète également des retards. « Normalement, la Cour constitutionnelle devait notifier les arrêts le 11 septembre, mais jusqu’à présent rien n’est fait ! Quelque part, c’est aussi une violation du calendrier électoral ! »
A ses côtés un autre avocat, Me Richard Kimene redoute lui que l’arrêt réhabilitant ses clients ne soit pas notifié à temps à la Commission électorale et que celle ci décide donc de publier sa liste de candidats définitive mercredi prochain comme prévu, sans en tenir compte.
Hier soir le greffe de la Cour se voulait toutefois rassurant promettant que toutes les informations seraient notifiées à la CENI dès lundi, et ce quand bien même vendredi soir certains avocats n’arrivaient toujours pas connaître la décision rendue, l’une des 4 chambres n’ayant pas encore transmis après l’audience ses dernières décisions.
La publication des listes de candidats définitives est prévue en principe mercredi prochain, le 19 septembre.
The Sentry, l’ONG américaine soutenue par l’acteur George Clooney, dévoile son nouveau rapport sur les élections en RDC et propose des pistes pour faire pression sur les principaux acteurs de ce processus. (Rapport à lire en dessous du texte).
Premier constat, The Sentry veut croire que des élections sont encore possibles en RDC le 23 décembre prochain. Mais derrière cet espoir, l’ONG dépeint un tableau particulièrement sombre qui permet de douter de la bonne tenue du scrutin à venir.
The Sentry se base aussi bien sur des révélations de la presse que sur des documents que les chercheurs de l’ONG ont pu consulter et parle « de faits alarmants relatifs au processus électoral ». On peut ainsi citer, et la liste n’est pas exhaustive, des « allégations de corruption dans l’attribution de contrats liés aux inscriptions sur les listes électorales ». Il évoque encore un « manque de transparence dans la gestion financière de la Ceni »… Des éléments qui font dire aux rédacteurs du rapport qu’ils doutent « de la crédibilité du processus électoral ».
Nangaa et Okitundu en accusation
The Sentry pointe du doigt les relations tissées entre la société de « sécurité numérique » Gemalto et le ministre des Affaires étrangères Léonard She Okitundu bien avant la passation du marché. Il parle de la corruption qui touche les fonctionnaires de la Ceni, du processus électoral marqué par un manque de transparence, des transactions suspectes sur des comptes bancaires liés à la Ceni et cite nominément Corneille Nangaa, le président de cette Ceni, qui refuse, notamment, de partager des informations avec la Monusco, ce qui plombe tout le travail de cette structure vis-à-vis de son soutien au processus électoral.
Une énumération qui se conclut par un constat sans appel sur les sérieux « doutes à avoir par rapport à l’intégrité du processus électoral ».
Il faut des sanctions financières contre Kabila
Après cette série de constats peu encourageants, The Sentry propose une série de recommandations qui doivent mettre la pression sur le pouvoir du président hors mandat Joseph Kabila. Et l’ONG est une adepte de la pression qui tape dans le portefeuille. Des sanctions qui ne doivent pas se contenter d’obtenir des élections sans Kabila mais qui doivent aider à la tenue d’élections réellement démocratiques et crédibles.
Elle propose donc aux Etats-Unis, à l’Union européenne et à l’Onu de prendre des sanctions financières contre Joseph Kabila et contre son réseau (ses conseillers financiers de haut rang, les membres de sa famille et les facilitateurs commerciaux).
The Sentry invite les USA, l’UE, l’Union africaine et la Sadec à mettre en place une stratégie diplomatique coordonnée pour pousser Joseph Kabila à organiser une transition démocratique crédible tout en travaillant pour lui offrir une porte de sortie.
La liste des recommandations est longue et concerne la plupart des acteurs multilatéraux présents dans ce dossier.
The Sentry, qui est notamment l’auteur d’un rapport sur les liens entre le clan Kabila et le financement du terrorisme international, n’est pas à son premier appel à plus de sanctions financières contre Kabila, sa famille et ses principaux collaborateurs. Elle érige aujourd’hui ce mode de sanctions comme rempart face aux dérives d’un clan qui veut s’accrocher au pouvoir, tout en donnant l’impression d’avoir accepté le jeu démocratique.
L’artiste de musique gospel Aimé Nkanu a démenti la mort de la Sœur L’Or Mbongo, dont les rumeurs ont circulé sur les réseaux sociaux.
C’est par une publication sur les réseaux sociaux que l’homme de Dieu s’est exprimé. « Chers frères et sœurs, notre sœur L’Or Mbongo se porte très bien. Elle n’est pas morte d’un accident comme prétend une publication. Svp bien aimés, le diable s’est levé et cherche à déstabiliser les serviteurs de Dieu. », a-t-il écrit.
Toutefois le frère Aimé Nkanu a rassuré les fidèles et fans que la sœur L’Or Mbongo est encore parmi nous pour longtemps. « L’OR ne mourra pas, elle vivra. Elle racontera les œuvres de l’Eternel. », a-t-il dit. Mbote
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