La représentante permanente adjointe de la France auprès des Nations unies, Anne Gueguen, a exprimé ses préoccupations quant à une présence réduite de femmes dans le processus électoral en cours.
C’est lors de son intervention au conseil de droit de l’homme, qui a eu lieu le lundi 27 août 2018, qu’Anne Gueguen a demandé aux autorités congolaises d’assurer la participation des femmes au processus politique en général.
«La France encourage également les autorités congolaises à assurer la participation des femmes au processus politique, dont celles-ci demeurent encore trop souvent exclues comme les chiffres indiqués par Mme Zerrougui le soulignent », a-t-elle déclaré.
Marie-José Ikofu, l’unique femme, qui s’est présentée pour la prochaine présidentielle a vu sa candidature être rejetée par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) après publication des listes provisoires des candidats retenus.
L’ambassadrice des USA aux Nations-Unies a, dans son allocution prononcée au Conseil de sécurité de l’ONU lundi 27 août dernier sur la situation en RDC, signifié qu’une étape importante a été franchie par la non-candidature du président Kabila, à la prochaine présidentielle, mais que beaucoup restait à faire.
« L’histoire jugera favorablement la décision du Président Kabila si elle conduit à des élections libres, équitables et crédibles qui se traduiront par une démocratie durable pour le peuple congolais, ce qui sera, nous l’espérons, l’héritage qu’il fera sien dans les mois à venir », a déclaré Nikki Haley.
L’ambassadrice américaine, au sujet de l’autofinancement des élections par le gouvernement congolais, se demande si c’est opportun.
« J’ai eu l’occasion de rencontrer le président Kabila l’année dernière. S’il était ici aujourd’hui, je lui dirais qu’il est louable que le gouvernement de la RDC veuille financer seul ses élections, mais est-ce faisable ? Est-ce réaliste ? Est-ce même nécessaire? » s’est-elle interrogée.
Pour elle, que la CENI accepte l’aide logistique de la MONUSCO n’est pas une insulte à la souveraineté de la RDC. Avant d’ajouter qu’au lieu de cela, la RDC gaspille de précieuses ressources pour acheter des capacités qui sont déjà à sa disposition.
« Nous respectons la RDC en tant qu’État membre souverain des Nations-Unies. Mais cela ne peut qu’éveiller des soupçons lorsque le gouvernement congolais refuse l’aide qui aiderait à faire d’élections libres, équitables et crédibles une réalité, tout en continuant à accepter l’aide humanitaire que beaucoup d’entre nous continuent de lui donner », à martelé Nikki Haley.
« Le moment de choisir est venu. Nous leur demandons de choisir l’aide de la MONUSCO. Choisissez des élections libres, équitables et crédibles le 23 décembre. Choisissez une transition pacifique du pouvoir en janvier 2019. Choisissez ainsi un avenir meilleur pour des générations de Congolais à venir », a-t-elle conclu.
Pour les USA, il reste assez de temps (117 jours) pour résoudre tous ces problèmes, et que les espoirs d’autodétermination de plus de 80 millions de citoyens congolais dépendent des décisions que le président Kabila et la CENI prendront dans les jours et les semaines à venir.
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La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), affirme qu’elle va déployer 40 000 observateurs électoraux sur tout le territoire national lors des scrutins du 23 décembre 2018. Il s’agit d’une observation à court terme, souligne l’épiscopat congolais.
A long terme, les évêques catholiques envisagent de déployer 1026 observateurs sur l’ensemble du pays.
“La CENCO entend contribuer à l’observation de prochaines élections. Elle envisage déployer 1026 observateurs à long terme et 40 000 observateurs à court terme. Elle compte sur l’engagement la CENI à accréditer tous ces observateurs qui seront bien formés et à leur faciliter cet important travail qui contribuera sans doute à l’apaisement du climat post-électoral”, dit la CENCO dans un communiqué publié lundi.
D’ores-et-déjà, les évêques catholiques demandent à la Commission électorale nationale indépendante (CENI), de faciliter l’accréditation des observateurs électoraux afin de donner la crédibilité au processus électoral.
“La facilitation de l’observation des élections aux organisations nationales et internationales qui en ont la compétence et qui expriment le voeu de participer au rendez-vous électoral du 23 décembre 2018. Ce qui est une preuve que l’on a rien à cacher tout au long de ce processus. La crédibilité des élections en dépend pour beaucoup”, ajoute le communiqué.
Le président de la CENCO, Mgr Marcel Utembi Tapa, récemment séjourné à New York où il a été invité par le Conseil de sécurité de l’ONU pour faire un état de lieu sur le processus électoral.
“Et c’est avec coeur joyeux que la CENCO prend la parole pour renseigner les Membres du Conseil de sécurité sur l’évolution du processus électoral en RD Congo”, soulignent les évêques.
Hors course à la présidentielle, le président du Conseil National de Suivi de l’Accord et du processus électoral « CNSA », a signifié aux candidats députés nationaux et provinciaux du Rassop/Kasa-Vubu, qu’il a reçus dimanche 26 août dernier, qu’au moment opportun, il dévoilera l’identité du candidat qu’ils soutiendront à la présidentielle du 23 décemment 2018.
« L’élection présidentielle est un contrat de vertu et des valeurs. On ne soutient pas un candidat à l’aveuglette, il faut examiner les choses en profondeur, sur le devenir du Congo », a laissé entendre Joseph Olenghankoy.
Ainsi, le président du parti Fonus énumère 4 conditions (critères) selon lesquelles, il portera son choix. Il s’agit notamment :
1. Avoir le meilleur projet de société
Ceci sous-entend d’après lui, être capable d’apporter des solutions à la pauvreté dont fait face la population.
2. Être à l’écoute et proche du peuple
À ce sujet, le président du Rassop/Kasa-Vubu met l’accent sur la dose de popularité dudit candidat auprès du peuple.
3. Rapatrier la dépouille de feu Étienne Tshisekedi
Joseph Olenghankoy dit souffrir du fait que ce problème ne soit toujours pas résolu. Selon lui, sa conscience ne cesse de l’interpeller nuit et jour quant à ce.
Ainsi, le candidat qui sera choisi par Olenghankoy, devra promettre de tout mettre en oeuvre afin de rapatrier la dépouille de l’ancien président de l’UDPS, bloqué à ce jour à Bruxelles.
4. Sauvegarder les intérêts du Rassemblement/Kasa-Vubu
La politique est aussi faite sur base d’alliance et des accords, souligne-t-il à ce sujet.
Le président du CNSA a invité les candidats députés nationaux et provinciaux du Rassemblement / Kasa-Vubu, à ne s’occuper que de leur prochaine campagne électorale pour le moment. Le reste il va s’en charger, précise-t-il.
« Le moment venu, je vous dirai clairement sans ambage, je ne regarderai ni à gauche et ni à droite, je regarderai le peuple en face et je vous dirai de soutenir tel candidat », a conclu Joseph Olenghankoy.
La liste définitive des candidats présidents de la République, sera connue le 19 septembre prochain, après la période de contentieux électoral qui vient de commencer, suite à la publication des listes provisoires par la CENI.
Le Parti Lumumbiste Unifié (PALU) a déposé ce lundi 27 août 2018, le recours à la Cour constitutionnelle en contestation de la décision de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), qui a déclaré irrecevable la candidature d’Antoine Gizenga à la présidentielle prévue le 23 décembre 2018.
Plusieurs dizaines de militants du PALU se sont regroupés devant la Cour Constitutionnelle pour accompagner le dépôt de ce recours.
« Nous sommes là pour déposer la requête en contestation de la décision rendue par la CENI déclarant irrecevable le dossier du patriarche Antoine Gizenga comme candidat du regroupement PALU et Alliés. Nous savions que ce qui a été dit par rapport à la motivation de la décision n’est pas fondé (…) nous croyons que la Cour constitutionnelle va suivre notre demande », a déclaré Didier Mazenga, coordonateur en charge des questions juridiques du PALU.
Le 25 août dernier, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) avait rejeté le dossier de Gizenga pour « défaut de qualité du signataire des quatre formulaires de mandat et d’investiture ».
48h après l’invalidation de leurs candidatures à la présidentielle du 23 décembre prochain, le secrétaire général et chef du PALU Antoine Gizenga ainsi que le député national Samy Badibanga, ont saisi la Cour Constitutionnelle ce lundi 27 août 2018, pour contester la décision de la CENI.
Pour s’y faire, ce sont les collectif des avocats de deux candidats précités, qui ont déposé cet avant-midi les requêtes de leurs clients respectifs Gizenga et Badibanga. Les deux hommes n’ont pas voulu perdre assez du temps, sur les 11 jours qu’ils disposent selon la loi, pour faire valider leur candidature.
Sur place, la présence de quelques militants du Parti Lumumbiste Unifié venus accompagner les avocats de leur secrétaire général, était aussi remarquable.
Rappelons par ailleurs que Samy Badibanga a vu sa candidature être invalidée pour défaut de nationalité d’origine et Antoine Gizenga pour défaut de qualité du signataire des formulaires de mandat et d’investiture C5, C6, C7 et C8.
Les avocats d’Adolphe Muzito ont déposé ce lundi 27 août 2018 un recours à la Cour Constitutionnelle pour faire valider sa candidature à la présidentielle du 23 décembre 2018. Deux jours plus tôt, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) avait déclaré irrecevable le dossier de l’ancien premier ministre au motif qu’il serait en conflit d’intérêt avec le Parti Lumumbiste (PALU).
« Nous nous attendons au fait que la Cour Constitutionnelle démontre qu’on est véritablement dans un Etat de droit. Que toutes les erreurs et les fautes commises au niveau de la CENI soient corrigées. On est confiant. Nous pensons que la Cour Constitutionnelle mérite le respect. Notre dossier est clair », a dit à ACTUALITE.CD Steve Kivuata, membre du collectif des avocats de Muzito.
En conférence de presse le 25 août 2018 après l’invalidation de sa candidature, Adolphe Muzito avait accusé la CENI de “s’être trompée et d’avoir mal travaillé“. Pour lui, l’invalidation de sa candidature relève de la stratégie du pouvoir d’écarter les candidatures « sérieuses ».
Jamaique animateur de Werrason à Héritier Watanabe: Tu es gamin devant Werra, arrête de dire n’importe quoi sur mon patron et met en garde Bercy Muana.
La seule femme candidate à la présidentielle de décembre prochain, Marie José Ifoku, a accusé lundi 27 août la CENI de »discrimination intentionnelle » parce que sa candidature a été rejetée pour défaut de nationalité congolaise d’origine.
D’après un communiqué signé par le secrétaire général de son parti (Valentin Katako), l’ex gouverneur de la Tshuapa demande à la Cour constitutionnelle de corriger son invalidation.
Pour Valentin Katako, ne peut recouvrer la nationalité congolaise d’origine qu’un congolais ayant détenu la nationalité congolaise d’origine.
Et celle-ci une fois perdue, se recouvre à la demande de toute personne qui en fait la demande.
Déjà notifiée par la CENI, Marie Josée Ifoku introduira son recours demain à la Haute cour.
Elle espère que la cour constitutionnelle la rétablira dans ses droits.
Pour rappel, l’ex Premier ministre Badibanga se trouve dans un cas similaire. Lui à cause d’une nationalité belge, Marie Josée Ifoku pour une nationalité canadienne.
Le bureau de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) s’est réuni ce lundi 27 août 2018 pour évaluer les défis à relever en ce qui concerne les prochaines opérations à effectuer dans le cadre de poursuite du processus électoral.
Sous la supervision de son président, Corneille Nangaa, la CENI a tablé sur la prochaine phase électorale qui sera consacrée notamment à la sensibilisation de la population sur l’usage de la machine à voter.
«Il a été question également d’évaluer les défis opérationnels liés aux activités électorales à venir dont le repérage des bureaux de vote, l’identification et le recrutement du personnel devant travailler dans les bureaux de vote, de dépouillement, aux centres locaux de compilation et des résultats, le déploiement de différentes matériels électoraux, la formation électorale ainsi que la sensibilisation de la population sur la machine à voter », rapporte la Ceni dans un bulletin d’information.
Fortement contestée par une partie de l’opposition politique, la machine à voter a été maintenue par la CENI pour les élections prévues au mois de décembre prochain. L’organe chargé d’organiser les élections annonce même que deux équipes de ses experts séjournent actuellement en Corée du Sud et en Chine pour procéder au contrôle qualitatif et quantitatif de cet outil.
Lors de sa récente visite en RDC, le Conseil oeucuménique des Églises a appelé à un consensus autour de la machine à voter qui demeure l’un des points de discorde entre les acteurs politiques et de la société civile.
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