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Bill Clinton envoie un message fort à Ferre Gola

L’ancien animateur de Werrason, Bill Clinton envoie un message fort à son ancien collègue du groupe Wenge Musica Maison Mère, Ferre Gola.

Liberté de la presse : Martin Fayulu exige la libération du journaliste Stanis Bujakera

Le Président de l’Ecidé, Martin Fayulu exige la libération sans condition du journaliste Stanis Bujakera transféré à Makala.

« Comme dans toute dictature, le pouvoir en place en RDC veut caporaliser les journalistes en prenant en otage la liberté de presse. Stanys Bujakera a été jeté en prison sans motif valable », peut-on lire sur son compte Twitter.

Arrêté le 8 septembre, à Kinshasa, Stanis Bujakera avait été transféré, jeudi 14 septembre, dans la prison de Makala, malgré les nombreux appels à sa libération. Il est accusé d’avoir diffusé un faux document pour un article de Jeune Afrique qui mettait en cause les renseignements militaires dans l’assassinat de l’ancien ministre et opposant, Cherubin Okende.

Opinion-Info

Ce qui est arrivé à la soeur Eunice

Le temps de la fin. Suivez ce qui est arrivé à la soeur Eunice Manyanga. Le monde est vraiment méchant.

Projet de budget 2024 : Sama Lukonde à l’heure à l’Assemblée nationale

A l’instar de l’année dernière, le chef du Gouvernement s’est réjoui d’avoir accompli ce devoir dans le délai constitutionnel.

Le Premier ministre, Sama Lukonde a déposé, vendredi 15 septembre, le projet du budget 2024 au bureau de l’Assemblée nationale. Cette loi des finances publiques est estimée à 40 463 milliards de francs congolais, soit un peu plus de 16 milliards de dollars américains. Elle est en hausse de 24,7% par rapport au budget de l’année 2023 qui était à 32. 453 milliards FC.

Comme les années antérieures, le Premier ministre s’est réjoui d’avoir accompli cette tâche dans le délai constitutionnel. « Je voulais d’abord mentionner que l’obligation 126 de la Constitution, alinéa 3 demande au gouvernement de déposer le projet de budget au plus tard le 15 septembre de l’année qui précède l’année budgétaire « .

S’agissant des priorités, Sama Lukonde a révélé que ce projet de budget met un accent particulier sur le secteur de la défense qui exige qu’il y alloue le plus de moyens possibles. Mais pas que.

Au niveau de la santé, dit-il, le gouvernement veut faire face à la pression de la Couverture santé universelle, avec cette innovation de la gratuité de la maternité et le suivi post accouchement.

Pour ce faire, Sama Lukonde dit avoir alloué suffisamment de moyens pour poursuivre ce programme qui est aussi une obligation comme la gratuité de l’enseignement primaire.

« Nous avons alloué des moyens pour poursuivre le programme de la santé universelle qui est aussi une obligation autant que la gratuité de l’éducation de base. Le reste de moyens par rapport aux différentes réformes engagées avec la diversification de notre économie avec plus de moyens à l’agriculture, pêche, élevage et industrie avec les nouvelles zones économiques spéciales et un accent sur les infrastructures« , a ajouté le chef du gouvernement.

Pour cet exercice, le gouvernement veut s’assurer que dans d’autres secteurs de réformes notamment la modernisation de l’administration publique, qu’il puisse y avoir plus d’inclusion salariale, l’amélioration des conditions salariales des fonctionnaires publics ainsi que la poursuite de l’identification et la maîtrise de la masse salariale.

« Nous voulons aussi nous assurer que dans les autres secteurs des réformes dans lesquels nous nous sommes lancé notamment la modernisation de notre administration publique ou nous devons avoir l’amélioration des conditions salariales de nos fonctionnaires mais aussi cette poursuite qui s’est faite dans la maitrise de la masse salariale « , a conclu le Premier ministre.

De l’avis du Premier ministre, son équipe est engagée à poursuivre le programme de développement des 145 territoires et la réhabilitation des routes de desserte agricole avec le ministère du Développement rural.

« On rappelle que le gouvernement est très engagé sur le Programme de développement local des 145 territoires (PDL-145T). Et avec des assignations précises sur les routes de desserte agricole, avec le ministère du Développement rural, le gouvernement garantit plus de moyens à ces investissements. Cela se situerait autour de 54% ou plus par rapport aux investissements « , a-t-il expliqué.

» Nous n’oublions pas que nous avons aussi reçu des instructions du Président de la République pour le secteur de la recherche. Là aussi pour précéder la diversification de l’économie et nous permettre d’avoir de plus en plus de produits congolais sur le marché. Nous devons donc mettre un accent sur la recherche scientifique, avec 3% du budget total alloué à ce secteur« , a-t-il déclaré.

Ce projet de budget 2024 n’a pas omis le processus électoral auquel des fonds importants sont alloués. Selon le Premier ministre, le gouvernement va garantir pour le début de l’année prochaine, étant donné que c’était une demande de la CENI qu’il puisse avoir aussi les fonds à allouer sur la poursuite du processus électoral, non seulement au niveau local, mais aussi au niveau sénatorial.

« Nous gardons aussi un œil sur la poursuite du processus électoral. Parce que nous souhaitons qu’il soit le plus complet possible. Nous allons avoir les législatives nationales, la présidentielle et les provinciales et une partie des élections locales. Nous allons garantir que pour le début de l’année prochaine, étant donné que c’était une demande de la CENI, que nous puissions avoir aussi les fonds à allouer sur la poursuite du processus électoral, d’abord au niveau local, mais aussi au niveau sénatorial« , a conclu Premier ministre Sama Lukonde.

Didier KEBONGO
Forum des as

Boketshu Wa Yambo très en colère contre Pasteur Marcello

Le combattant de la diaspora congolaise, Boketshu Wa Yambo est très en colère contre l’homme de Dieu, le pasteur Marcello Tunasi et parle de l’actualité de la République Démocratique du Congo.

Maajabu Rafiki – Auditions Ep.06 (Partie 2)

Suivez en direct Maajabu Rafiki – Auditions Ep.06 (Partie 2).

Maajabu Rafiki – Auditions Ep.06 (Partie 1)

Suivez en direct Maajabu Rafiki – Auditions Ep.06 (Partie 1).

Koffi Olomide – Mwinda (Clip Officiel)

Découvrez le nouveau clip de la chanson Mwinda de l’artiste musicien Koffi Olomide.

Kinshasa : une kidnappeuse n’a jamais fait la prison malgré sa condamnation

Le ministère de la Justice a fait une mise au point en rapport à l’information selon laquelle la kidnappeuse Reda Makwa, condamné à deux ans de prison assortis d’une année de sursis, se trouverait à l’étranger.

Dans un communiqué consulté ce vendredi, Jean-Baptiste Bokango Ngobila, conseiller en charge du pénitentiaire au ministère de la Justice a indiqué que Reda Makwa ne pouvait pas être conduite à la prison centrale de Makala avec sa peine.

» Étant donné que le sursis suspend l’exécution de la peine, c’est en toute indépendance que le juge a statué et en toute conscience « , souligne le document.

Dans une vidéo sur Tik tok enregistrée depuis la Prison centrale de Makala, Big Boy, un des condamnés dans le procès de Kidnapping qui a eu lieu en juillet dernier à Kinshasa, avait dénoncé la non présence de certaines détenues dans cette maison carcérale.

Il avait pointé du doigt les autorités judiciaires et la police d’être à l’origine de cette situation.

Après la publication de cette vidéo, 22 détenus étaient transféré à la prison militaire de Ndolo. Selon une source pénitentiaire qui a été citée par Top Congo FM, seules les filles sont restées à la prison de Makala.

Dieumerci Diaka
Infos.cd

Popolipo à Koffi Olomide : « Ne viens pas même le jour de ma mort et je regrette de t’avoir connu »

Migue Niema reçoit l’artiste musicien Popolipo. Il lance un message à Koffi Olomide : « Ne viens pas même le jour de ma mort et je regrette de t’avoir connu ».

Foot: poumons affectés par un virus, l’avant-centre des Léopards Jonathan Bolingi se trouve dans un état critique à Serbie

L’international congolais, Jonathan Bolingi Mpangi Merikani a été admis dans un hôpital en Serbie, en raison de quelques problèmes de santé.

D’après un communiqué publié ce vendredi 15 septembre 2023 par son club, Vojvodina, l’avant-centre des Léopards a signalé, le jeudi dernier qu’il ne se sentait pas bien, et a été admis immédiatement aux urgences.

Ses poumons auraient été affectés par un virus dont on ignore encore l’origine. Le joueur de 29 ans, qui avait réussi ses débuts à Serbie (2 buts marqués) devrait être transféré à l’Institut des maladies pulmonaires de Sremska Kamenica, où il sera pris en charge par une équipe de spécialistes.

« Quand vous recevez une nouvelle comme celle-ci, le jeu est mis en veilleuse. Toutes nos pensées vont à Bolio et nous lui souhaitons un bon rétablissement. Je n’ai aucun doute qu’il gagnera son match. Mais quand de telles choses arrivent, rappelons-nous les priorités de la vie » s’est exprimé son entraîneur, Ranko Popović.

Pour rappel, Jonathan Bolingi était présent à Kinshasa, le samedi 09 septembre 2023, pour encourager ses coéquipiers à la victoire face aux Crocodiles du Nil du Soudan, dans le cadre de la 6ème et dernière journée des éliminatoires de la CAN Côte d’Ivoire 2023.

Gratis Makabi
Opinion-Info

Message important de Prophète Denis Lessie depuis les USA

Suivez un petit message de l’homme de Dieu, Prophète Denis Lessie depuis les USA (Etats Unis).

Mbikayi voyait Kabund dauphin de Tshisekedi

Officieusement, il était pratiquement le « vice-président de la République », le faiseur des rois dans l’entourage du chef de l’Etat. Plusieurs fois ministre et député national, Steve Mbikayi Mabuluki a publié jeudi à Kinshasa une tribune qui interroge. Pour l’ex-kabiliste devenu un radical de l’Union sacrée, la condamnation de Jean-Marc Kabund vient briser l’élan d’une carrière politique fulgurante.

Très écouté par Félix Tshisekedi suite notamment à des moments difficiles vécus ensemble dans l’opposition, l’apport de Jean-Marc Kabund dans la fragilisation du FCC et la recomposition de la majorité était remarquable. « Bien géré, sa position lui permettait de consolider davantage son leadership dans la majorité et je parie qu’il aurait dû être le dauphin de la majorité pour 2028 », spécule le leader du Parti travailliste (PT). Sa tribune consacrée à la condamnation de Kabund indique qu’il y a une différence entre l’ivresse du lait et celle de l’alcool. Et dans le deuxième cas, dit-il, la personne est consciente de son état.

Dans le premier, l’ivresse est très dangereuse parce qu’on ne s’en rend pas compte. Seuls les observateurs le constatent et en déplorent ses effets. «Jean-Marc Kabund est un acteur politique très brillant et courageux. Il l’a démontré à maintes reprises », reconnaît Mbikayi. Partant de ces qualités, il était dans les grâces du président de la République, fait-il observer.

– Il n’a pas su bien gérer son succès –

Le président du Parti travailliste estime que Kabund a mal géré sa proximité avec le chef de l’Etat au point de vouloir s’appuyer plus sur les relations d’amitié que sur celles d’un collaborateur avec l’autorité.

« Plusieurs commettent cette erreur dans leurs relations avec un membre de famille ou un ami élevé en dignité. Tout en gardant la même proximité, le subalterne doit se mettre à sa place même si le chef reste simple et plus accessible », relève Steve Mbikayi. Pour lui, l’ex-numéro un de l’Udps avait péché sur ce point. « Il avait fait un mauvais calcul. Si Kabund n’a pas su gérer son succès, d’autres n’ont pas non plus su gérer leurs frustrations. C’est le cas de Franck Diongo et Delly Sesanga », fait-il remarquer. Ceux qui, pour avoir combattu dans l’opposition, s’attendaient à occuper des positions confortables dans un système qu’ils ont considéré comme le leur, écrit-il. Ayant attendu longtemps sans rien recevoir, ils ont tourné casaque . « Mais, pour quelle finalité ? », se demande Steve Mbikayi. Appartenant à la même communauté que le prince, ils devaient savoir que leurs actions ne porteraient pas, souligne-t-il. « Ils auraient dû ruminer leur chagrin sans passer à l’acte. Il faut agir quand son action peut changer quelque chose. Sinon, il faut se résigner en attendant le jour meilleur », mentionne Mbikayi. Se mettre à crier dans le désert, se comporter en un crapaud qui jette de la salive à un aigle diminue davantage, note-t-il avant d’en conclure qu’il fallait bien gérer la déception.

– En prison jusqu’en 2030 –

Les 6 ans de plus qu’il pourrait passer derrière les barreaux joueront sûrement contre lui. « S’il les épurge, il en sortira en 2030 très affaibli politiquement, avec toutes les poches trouées », estime Steve Mbikayi Mabuluki. Il faudra à Jean-Marc Kabund À Kabund, de repartir à zéro sans espoir de récolter les mêmes succès. La leçon est qu’on ait tort ou qu’on ait raison, dit-il, il faut mesurer la portée du coup avant de le lancer. « S’il ne peut pas atteindre la cible, il ne faut pas gaspiller son énergie pour rien. Il faut attendre », conseille le député du haut de ses trente ans d’expérience politique : « Je sais que pareille condamnation se terminera sûrement par une grâce présidentielle », souhaite-t-il. Dans cette hypothèse, monsieur (Kabund) fera son come-back en politique et occupera un espace qui lui permettra de refaire la paix avec son mentor et de rebondir convenablement pour 2028. « Au cas contraire, il faudra organiser ses funérailles politiques », a-t-il prévenu dans sa tribune.

Athanase Mwenge
Ouragan

Gims feat. Maluma – Si te Llamo (Clip Officiel)

Découvrez le nouveau clip de la chanson Si te Llamo de Gims feat. Maluma.

À Makala, le martyr Bujakera vit le martyre

Malgré les protestations de plusieurs organisations de la presse et l’ultimatum de 72heures lancé au pouvoir, le brillant journaliste Stanis Bujakera a été mis au gnouf à Makala. La liberté de la presse est bâillonnée au Congo-Kinshasa, hurlent les professionnels de médias à travers une pétition exigeant la libération du correspondant de Jeune Afrique, signée aussi par de nombreux activistes pro-démocratie. Les journalistes demeurent mobilisés en soutien et pour la libération de leur confrère. À haute voix, ils exigent de revoir leur confrère dehors. Faute de quoi, ils vont dégainer dans tous les sens.

Le directeur de publication adjoint d’actualite.cd a été auditionné jeudi en chambre du conseil. Après l’examen de sa requête de remise en liberté provisoire, le journaliste a été envoyé à la prison centrale de Makala. Son cas inquiète et préoccupe les acteurs des médias nationaux et internationaux. Une interpellation jusqu’à présent inexpliquée et qui risque de pousser la presse à durcir le ton contre le régime Tshisekedi. Des organisations professionnelles de médias demeurent mobilisées. Stanis Bujakera est un journaliste de réputation jamais entachée qui a toujours défendu le professionnalisme de son métier. Mercredi à Kinshasa, le Rassemblement des journalistes pour l’émergence du Congo (RAJEC) a lancé un ultimatum de 72 heures pour obtenir la libération du journaliste Stanis Bujakera. Son rapporteur, Edmond Izuba, a exprimé le ras-le-bol de ses collègues. Des manifestations de grande envergure seront déclenchées pour trouver gain de cause. « Le RAJEC qui en appelle à la solidarité tous azimuts va annoncer, d’ici 72 heures, des manifestations de grandes envergures si et seulement si Stanis Bujakera n’est pas libéré », a-t-il menacé.

– Bujakera, le martyr –

Déjà au parquet de la Gombe, ses conditions de détention étaient exécrables. Le journaliste a accepté de souffrir dans sa chair pour défendre la liberté de la presse. Une cause qu’il considère comme noble pour la survie de la démocratie. L’avocat de Bujakera, Me Grâce Tshiashala a rappelé jeudi au procureur du tribunal de grande instance de la Gombe que « la liberté reste la règle et la détention en est l’exception ». Il a fait savoir que Stanis Bujakera a un emploi fixe et n’avait pas d’antécédents judiciaires et que « sa fuite n’était pas à craindre ». Les avocats de Bujakera ont déjà indiqué qu’ils feraient appel de cette décision. Le parquet du tribunal de grande instance de Kinshasa-Gombe a mis Bujakera sous mandat d’arrêt provisoire depuis lundi pour des besoins d’enquête. Il le charge d’avoir confectionné un faux document et d’avoir propagé de faux bruits suite à la publication par Jeune Afrique d’un article reprenant une note attribuée à l’ANR qui impliquait les renseignements militaires et un proche du chef de l’État dans l’assassinat de l’ancien ministre des Transports, Chérubin Okende. Tout le monde sait que l’article n’était pas signé par Stanis Bujakera. Malgré tout, le parquet l’accuse d’en être l’auteur et exige qu’il révèle ses sources, a tempêté un leader de la Lucha.

– Depuis Kikwit, les katumbistes révoltés –

« Lorsqu’un pouvoir menace, agresse, enlève et emprisonne les journalistes, il n’a plus rien d’un pouvoir démocratique », peut-on lire dans le communiqué d’Ensemble pour la République publié jeudi depuis Kikwit dans le grand Bandundu par le secrétaire général, Dieudonné Bolengetenge Balea. L’arrestation du journaliste Stanis Bujakera Tshiamala le 8 septembre 2023 et son incarcération par le pouvoir du président Félix Tshisekedi constitue une nouvelle agression à notre démocratie, décrit le parti de Moïse Katumbi Chapwe. « Nul n’ignore, en effet, que la liberté de la presse est l’un des principes fondamentaux des systèmes démocratiques », a-t-il souligné. Pour ce parti politique de l’opposition, le régime Tshisekedi veut arracher tous les acquis de la démocratie. « Par leurs violations répétées et de plus en plus graves de nos droits et libertés garantis par la Constitution et les lois en vigueur dans notre pays, le régime et sa justice instrumentalisée, sont devenus un danger pour le devenir de la nation congolaise que nous voulons libre, démocratique et prospère », indique le communiqué. Ensemble pour la République dénonce et condamne fermement l’arrestation arbitraire du journaliste et exige sa libération immédiate et inconditionnelle.

« Le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala est bien connu pour son engagement à défendre la transparence, le pluralisme d’opinions et la vérité dans l’exercice de sa profession. Les journalistes qui respectent la vérité dans l’exercice de leur profession méritent respect, considération et protection dans notre pays », rappelle le secrétaire général du parti de Katumbi. Pour cette formation politique de l’opposition, ceux qui veulent exercer le pouvoir par la terreur doivent savoir que le peuple congolais ne reculera plus devant leurs menaces.

Landry Amisi
Ouragan

Présidentielle 2023 : Fayulu appelé à clarifier sa position

Depuis le 1er septembre courant, les candidats à la présidentielle déposent leur dossier. Ils ont jusqu’au 8 octobre prochain pour le faire. Leurs candidatures seront ensuite passées au peigne fin pour une éventuelle validation. Ainsi, à la mi-novembre, on devrait connaître les noms des différents candidats en lice pour un bail au Palais de la nation. Et si le chronogramme présenté par la Ceni est respecté, le 20 décembre prochain, les Congolais iront aux urnes pour élire le nouveau Président de la République.

Si la question ne se pose pas pour Moise Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga qui seront sur la ligne de départ le 20 décembre avec Félix Tshisekedi, candidat à sa propre succession, il n’en est pas de même pour Martin Fayulu qui entretient un flou artistique autour de sa candidature.

Lors d’une conférence de presse le 19 juin dernier, le président du parti politique Engagement pour la citoyenneté et le développement, ECIDé, a rejoint la position de l’ancien Président Joseph Kabila et sa famille politique le FCC, celle de ne pas se présenter à l’élection présidentielle. Le Raïs, qui a dirigé la RD Congo pendant 18 ans, avait annoncé que sa famille politique « ne participerait pas à cette farce« . Le refus par la Ceni d’un audit du fichier électoral indépendant l’a convaincu de reste en dehors de cette course contrairement au trio Katumbi-Matata-Sesanga qui, tout en vilipendant le processus, ne veulent pas laisser un boulevard à Félix Tshisekedi.

Ce n’est pas le cas pour Martin Fayulu qui estime que les conditions ne sont pas réunies pour aller vers des élections libres, crédibles et transparentes : « Il faut savoir dire non quand il le faut« , avait-t-il déclaré devant les médias au cours d’une conférence de presse, ajoutant qu’il n’y avait « pas de place pour un deal, une tricherie ou un compromis à l’africaine« . Il demande avant de réintégrer le processus électoral que le fichier électoral soit revu et audité par un cabinet indépendant.

« Nous demandons que le fichier électoral soit fiable et crédible, a expliqué M.Fayulu. Nous demandons que ces fichiers établis en bonne et due forme soient audités par des spécialistes qui savent comment on le fait. Il s’agit de ne pas accompagner une forfaiture. Nous ne voulons pas qu’on arrive à ce niveau-là, c’est pour ça que nous demandons aux gouvernements amis au Congo de pousser pour que cela n’arrive pas. Et si cela arrivait, de ne pas reconnaître ce gouvernement. Et déjà de commencer à dire qu’ils n’accepteront pas les résultats provenant d’un processus électoral entaché d’irrégularités. Aujourd’hui, c’est eux qui portent la responsabilité de ce que monsieur Tshisekedi fait. Et demain, ils veulent encore avoir cette responsabilité. Donc, pour l’instant, qu’ils laissent le peuple congolais se battre pour des élections crédibles. »

Bluff ou réalité ?

Mais ces derniers jours, les rumeurs se font pressantes sur une candidature de dernière minute. Bluff ou réalité, certaines sources dans la ville affirmaient même que « Fayulu pourrait déposer sa candidature ce mercredi 13 septembre », avant de se dédire, « on ne sait plus, il a peut-être fait circuler des rumeurs… » .

Au cours d’une autre conférence de presse tenue au mois de juillet, Martin Fayulu a signifié qu’il ne s’agit nullement d’un boycott des élections. « Je suis pour les élections, mais à condition que le fichier soit revu » .

Pour nombre de Congolais, l’heure de vérité a sonné pour Fayulu qui doit clarifier sa position. Ira, ira pas aux élections.

Dans la situation actuelle du leader de l’ECIDé, aller aux élections c’est mettre une sourdine au débat qu’il alimente autour du processus électoral, ne pas y aller, c’est prendre le risque d’être hors-jeu politique pendant cinq ans si les élections se tiennent. On n’est pas candidat pour nécessairement devenir Président de la République, mais pour peser demain sur ce qui se passe sur la scène politique nationale. Ce ne serait pas faire injure à certains candidats que de dire d’eux qu’ils sont des candidats de témoignage.

On doit à la vérité que Martin Fayulu reste populaire dans le Grand Bandundu et dans la capitale Kinshasa, mais qu’il a perdu tous les soutiens qui l’ont porté en 2018. Cependant il demeure un des rares politiciens qui peut se faire entendre dans toute la RD Congo.

Didier KEBONGO
Forum des as