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Procès Kabila : “Il tue comme il respire”

Le procès de Joseph Kabila, ancien président de la République démocratique du Congo, s’est enflammé ce jeudi devant la Haute Cour militaire de Kinshasa.
Dans une plaidoirie choc, Me Samuel Dimwene, avocat des parties civiles, a accusé l’ancien chef de l’État d’avoir “l’intention de nuire” au peuple congolais et même d’avoir envisagé l’assassinat du président Félix Tshisekedi.


Des accusations d’une gravité exceptionnelle

« Il tue comme il respire. Il y a des rapports d’ONG qui renseignent que huit mille personnes sont mortes. Il voulait même assassiner Félix Tshisekedi. Quand il y a plus de morts, le pays est désorienté et il a plus de chances de revenir au pouvoir. Il a l’intention de nuire, de détruire le peuple », a déclaré Me Dimwene, devant une salle d’audience sidérée.

Ces propos, parmi les plus durs tenus depuis le début de ce procès historique, placent désormais l’ancien président au centre d’accusations qui dépassent le simple cadre de responsabilité politique pour entrer dans celui de crimes massifs et intentionnels.


La demande d’une condamnation exemplaire

Dans sa plaidoirie, Me Dimwene a exhorté la Haute Cour militaire à prononcer une condamnation immédiate de Joseph Kabila, assortie de son arrestation directe et de la saisie de tous ses biens au profit des victimes.

« Je connais votre vigueur, celle de la Haute Cour militaire. Vous allez dire le droit, le condamner avec arrestation immédiate, et cet arrêt servira de message à tous les seigneurs de guerre », a-t-il plaidé.


Un procès hors norme

Depuis son ouverture, le procès Kabila secoue la RDC et l’opinion internationale. Entre révélations sur son identité présumée, accusations de complicité avec des groupes armés et désormais soupçons d’intentions criminelles directes, chaque audience prend des allures de tribunal de l’Histoire.


Conclusion : un moment de vérité judiciaire et politique

Avec ces accusations, la barre a été placée très haut.
Si la Cour venait à suivre la requête des parties civiles, cela marquerait un tournant majeur dans l’histoire politique et judiciaire du pays, faisant de Joseph Kabila le premier ancien président congolais condamné pour atteinte volontaire à la vie et à la sécurité de la nation.

Un verdict attendu avec une intensité sans précédent.

Joseph Kabila n’existe pas : la plaidoirie qui secoue Kinshasa

La quatrième audience du procès historique contre l’ancien président de la République, Joseph Kabila, poursuivi devant la Haute Cour militaire de Kinshasa, a pris une tournure explosive ce jeudi.
Dans sa plaidoirie, Me Richard Bondo, coordonnateur du collectif des avocats des parties civiles du Nord-Kivu, Sud-Kivu, Ituri et de l’association d’accompagnement des veuves et orphelins de guerre, a remis sur la table la question sensible de l’identité réelle du prévenu.


“Joseph Kabila n’est qu’un pseudonyme”

Avec une plaidoirie incisive, Me Bondo a accusé l’ancien chef de l’État d’avoir usé d’un nom d’emprunt pour masquer son identité :

« Monsieur le président, vous jugez Joseph Kabila par son pseudonyme, qui n’est pas alias Joseph Kabila. Là, c’est déformer les choses. Non, vous utiliserez le nom qu’il a utilisé pour nous cacher le vrai nom d’Hippolyte Kanambe. Donc, par ce pseudonyme-là, Joseph Kabila, c’est lui le prévenu qui, quand bien même il se nomme Kanambe, a caché le Kanambe pour aimer le pseudonyme et le présenter devant le public, tant international que congolais. »

Ces propos, tenus à la barre, ont immédiatement enflammé la salle et relancé un débat aussi ancien que polémique.


Une controverse qui ressurgit

Depuis plusieurs années, des voix mettent en doute la filiation biologique et la véritable identité de Joseph Kabila, présenté officiellement comme le fils de Laurent-Désiré Kabila. Ses opposants soutiennent depuis longtemps la thèse selon laquelle il s’agirait en réalité d’Hippolyte Kanambe, identité supposée masquée par le pseudonyme de Joseph Kabila.

La justice congolaise n’avait jusqu’ici jamais reconnu ce débat comme un élément central d’un procès. Mais la déclaration de Me Bondo vient désormais l’introduire officiellement dans le cadre judiciaire.


Un choc pour l’opinion publique

Pour de nombreux Congolais, voir cette question soulevée dans une audience officielle devant la plus haute juridiction militaire constitue un événement inédit.
Les réactions sur les réseaux sociaux se multiplient : certains y voient une tentative de manipulation politique, d’autres estiment qu’il s’agit d’une révélation capitale qui doit être examinée avec sérieux.


Conclusion : une plaidoirie qui change la donne

Avec cette intervention, Me Richard Bondo a réussi à replacer la question identitaire au cœur d’un procès déjà explosif.
Qu’il s’agisse d’une stratégie judiciaire pour fragiliser l’ancien président ou d’une vérité longtemps occultée, l’affaire Kabila prend une dimension encore plus sensible, mêlant droit, mémoire et légitimité politique.

Un procès qui, décidément, dépasse de loin la seule sphère judiciaire pour devenir une affaire d’État.

Coup de théâtre à Kinshasa : François Beya acquitté par la Haute Cour militaire

La Haute Cour militaire de la République démocratique du Congo a rendu, ce jeudi, un verdict qui fera date. François Beya, ancien conseiller spécial du Président Félix Tshisekedi en matière de sécurité, accusé de complot contre la vie du Chef de l’État, a été acquitté après plusieurs années de procédure.


Un procès sous haute tension

Arrêté en 2022, François Beya était accusé par le parquet militaire d’avoir participé à un plan de déstabilisation visant le Chef de l’État. L’affaire avait défrayé la chronique, tant le rôle de Beya au sein du système sécuritaire congolais était stratégique.
Après des années de procédure, la Haute Cour militaire a estimé que les charges retenues contre lui n’étaient pas suffisamment établies pour justifier une condamnation.


Un acquittement attendu, mais lourd de symboles

« La Cour dit que les preuves présentées ne permettent pas d’établir la culpabilité de l’accusé. En conséquence, elle prononce son acquittement », a déclaré le président de la chambre lors de l’audience de prononcé.

François Beya, qui avait obtenu en 2022 une liberté provisoire pour raisons médicales, réside depuis plus de quatre ans en France. Son acquittement marque la fin judiciaire d’un dossier qui avait alimenté rumeurs, spéculations et débats politiques.


Un homme de l’ombre resté influent

Considéré comme un fin stratège sécuritaire, François Beya fut pendant des années l’un des hommes les plus puissants du système congolais, tant sous Joseph Kabila que sous Félix Tshisekedi.
Son arrestation brutale avait été interprétée comme un signe de fracture au sein de l’appareil sécuritaire et une épreuve de force au sommet de l’État.


Conclusion : un verdict qui relance le débat

Cet acquittement interroge sur la solidité des enquêtes menées à l’époque et sur les motivations réelles de l’affaire.
Pour certains, il s’agit d’un acte de justice salutaire qui restaure l’honneur d’un homme injustement accusé. Pour d’autres, c’est la preuve que le dossier relevait davantage de luttes de pouvoir que de faits établis.

Quoi qu’il en soit, François Beya reste une figure dont le nom continuera de hanter les coulisses du pouvoir congolais.

Vital Kamerhe plaide pour un dialogue inclusif : “Le président est plus fort avec les forces politiques et sociales qu’avec une simple majorité parlementaire”

Le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, a lancé un appel fort à l’unité nationale, dans un contexte où la crise sécuritaire persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo préoccupe l’opinion. Pour le leader de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), le véritable pouvoir présidentiel ne réside pas seulement dans une majorité parlementaire, mais dans un socle plus large rassemblant forces politiques et sociales.

« Le président, entouré de plusieurs forces politiques et sociales, est plus fort qu’avec la majorité à l’Assemblée nationale », a-t-il affirmé, plaidant pour un dialogue inclusif au niveau national.


Un appel à dépasser les clivages partisans

Vital Kamerhe estime que les défis actuels du pays, en particulier la guerre dans l’Est, imposent de mettre de côté les querelles politiciennes pour privilégier l’unité interne et la solidarité nationale.
Il insiste sur le fait que la stabilité de la RDC ne peut pas se limiter à des alliances institutionnelles, mais doit s’appuyer sur l’ensemble des forces vives de la nation : partis politiques, mouvements citoyens, syndicats et organisations de la société civile.


La crise sécuritaire comme catalyseur de l’unité

Alors que les violences dans l’Est continuent d’endeuiller des milliers de familles, Kamerhe rappelle que seule une mobilisation nationale inclusive peut permettre de restaurer la paix et de protéger l’intégrité du territoire.

« Face à la gravité de la situation, nous devons privilégier le dialogue, l’inclusion et la cohésion. La division est un luxe que le pays ne peut plus s’offrir », a-t-il insisté.


Un positionnement stratégique

En tant que président de l’Assemblée nationale, Kamerhe tente d’apparaître comme un acteur de rassemblement, soucieux de dépasser les clivages institutionnels. Cette posture pourrait également renforcer son influence politique dans un paysage où les alliances sont mouvantes et souvent fragiles.


Conclusion : un message d’unité dans une période de fragilité

L’appel de Vital Kamerhe à un dialogue inclusif résonne comme une mise en garde et une main tendue à la fois : la RDC, confrontée à une crise sécuritaire sans précédent, a besoin d’une légitimité élargie autour du président pour répondre efficacement aux menaces.

Reste à savoir si les autres forces politiques et sociales répondront à cet appel à l’unité nationale.

Page noire : Youyou Muntumosi, figure de la lutte, n’est plus

La communauté congolaise en RDC comme dans la diaspora est en deuil. La combattante Youyou Muntumosi, connue pour son engagement de longue date au sein de la lutte citoyenne et politique, s’est éteinte ce mardi après-midi, des suites d’une longue maladie.


Une militante respectée

Symbole de détermination et de constance, Youyou Muntumosi a marqué de nombreux compatriotes par son franc-parler, son courage face aux injustices et son attachement à la vérité.
Ses prises de position, souvent tranchées, lui ont valu à la fois des admirateurs fidèles et des opposants farouches, mais tous reconnaissent en elle une femme qui ne transigeait pas avec ses convictions.


Un départ qui laisse un vide

La nouvelle de sa disparition a rapidement circulé sur les réseaux sociaux, provoquant une vague d’émotion. Messages de condoléances, hommages et souvenirs affluent de toutes parts.
Pour beaucoup, son départ est une perte irremplaçable dans la sphère militante congolaise.


Un héritage de combat

Au-delà de son parcours personnel, Youyou Muntumosi laisse derrière elle un héritage : celui d’un engagement constant pour une RDC plus juste et plus démocratique.
Sa disparition interpelle et rappelle à la nouvelle génération militante la nécessité de poursuivre le combat pour la vérité et la justice.


Conclusion : une voix qui s’éteint, une flamme qui reste

Si Youyou Muntumosi n’est plus, son nom et son combat continueront de résonner dans la mémoire collective.
Son parcours restera un repère pour tous ceux qui croient encore à une République démocratique du Congo où la liberté, la justice et la dignité ne sont pas de simples idéaux, mais des réalités.

Affaire “sens unique” : Eliezer Ntambwe défie la polémique et renvoie ses détracteurs à son travail

Au cœur d’une vive polémique depuis la diffusion d’une vidéo montrant son cortège circulant en sens interdit dans les rues de Kinshasa, le ministre Éliezer Ntambwe a finalement réagi. Interpellé par la presse, l’ancien journaliste devenu membre du gouvernement a choisi un ton à la fois froid et défiant.

« Je n’aime pas suivre les réseaux sociaux. Qu’ils nous attendent au boulot ! », a-t-il lancé, balayant d’un revers de main les critiques qui enflamment l’opinion publique depuis plusieurs jours.


Une polémique devenue virale

La vidéo, largement relayée sur Facebook, X (ex-Twitter) et TikTok, a provoqué un tollé. De nombreux Congolais rappellent qu’avant son entrée au gouvernement, Eliezer Ntambwe s’était illustré comme député dans la dénonciation de ce type de pratiques au sein de la classe politique.
Ce revirement perçu comme une contradiction nourrit la polémique et suscite un flot de commentaires accusant le ministre de “double discours”.


Un défi à l’opinion publique ?

Plutôt que d’apaiser la controverse, la réaction du ministre apparaît comme une forme de défi adressée à ses détracteurs. En insistant sur son travail et en minimisant l’impact des réseaux sociaux, il semble vouloir déplacer le débat sur le terrain de l’action gouvernementale, plutôt que sur celui des comportements individuels.


Des réactions toujours partagées

Dans l’opinion, la sortie d’Éliezer Ntambwe divise :

  • Pour certains, il a raison de se concentrer sur son rôle au gouvernement et de ne pas céder à la dictature des réseaux sociaux.
  • Pour d’autres, son attitude traduit un mépris du contrôle citoyen, pourtant au cœur de ses propres combats lorsqu’il était encore dans l’opposition.

Conclusion : une affaire révélatrice des contradictions politiques

L’“affaire sens unique” dépasse désormais le simple incident de circulation. Elle illustre le décalage entre les promesses d’opposition et la pratique du pouvoir, un phénomène récurrent dans la politique congolaise.

En refusant de s’excuser et en invitant ses critiques à le “juger sur son travail”, Eliezer Ntambwe transforme un faux pas en véritable test politique.

Mercato : le Real Betis acte le départ de Cédric Bakambu

C’est officiel : Cédric Bakambu et le Real Betis vont se séparer. Moins inspiré durant cette intersaison, l’attaquant congolais de 34 ans a été informé par le club andalou de la volonté de mettre un terme à leur collaboration dès cet été.


Un départ anticipé

Selon des sources proches du club, le Betis souhaite libérer une place en attaque pour accueillir un nouvel élément avant la clôture du mercato.
Le message a été clair : Bakambu doit trouver un nouveau point de chute avant la fin du marché des transferts.

« Les deux parties sont tombées d’accord pour une séparation. Cédric Bakambu a fait preuve de bonne foi et travaille déjà sur sa prochaine destination », rapporte un média espagnol.


Des pistes déjà explorées

D’après la presse ibérique, le Real Betis aurait proposé le profil du Léopard à plusieurs clubs espagnols de second plan, mais aussi à quelques formations étrangères en quête d’expérience offensive.
Aucun accord n’est encore conclu, mais les discussions sont ouvertes et pourraient aboutir rapidement.


Une page qui se tourne

Arrivé au Betis avec l’étiquette d’un buteur chevronné, Cédric Bakambu n’a pas réussi à s’imposer comme attendu, la faute à un temps de jeu réduit et à une concurrence accrue.
Son départ marque la fin d’un passage discret en Liga, mais pas forcément la fin de sa carrière au haut niveau.


Conclusion : Bakambu sur le marché

Désormais libre de négocier, le capitaine emblématique des Léopards devra choisir entre rester en Europe ou tenter un nouveau défi, que ce soit au Moyen-Orient, en Asie ou en MLS.

Une chose est sûre : Bakambu va quitter le Real Betis. Tout est désormais acté.

Depuis Bruxelles, Katumbi mobilise : “Unissons-nous pour mettre fin à la dictature”

Après deux jours de travaux intenses à Bruxelles, le conclave du parti Ensemble pour la République, dirigé par Moïse Katumbi, s’est conclu ce mercredi par un appel clair à l’unité de l’opposition et des forces vives.
En ouverture, les participants ont rendu un hommage solennel à Chérubin Okende, figure politique assassinée en 2023, avant d’adopter une série de résolutions à forte portée politique.


Un appel à toutes les forces démocratiques

Dans son communiqué final, Ensemble pour la République appelle à une coalition large pour contrer ce qu’il qualifie de dérive autoritaire du régime Tshisekedi.

« Ensemble pour la République appelle toutes les forces démocratiques, les mouvements citoyens et la société civile à unir leurs énergies avec nous pour mettre fin à la dictature et restaurer un pouvoir légitime issu d’élections crédibles », peut-on lire dans le texte.


Un avertissement sur les délais constitutionnels

Le parti de Katumbi insiste sur le respect strict des délais constitutionnels et rejette toute possibilité de prolongation ou de révision opportuniste du calendrier électoral.

« Aucun arrangement ni manipulation juridique ne saurait justifier un mandat illégal », insiste la formation politique, estimant que la défense de l’État de droit passe par le refus catégorique de toute dérive institutionnelle.


Un message fort à l’opposition congolaise

En appelant à la mobilisation de toutes les composantes de la société civile et politique, Katumbi tente de rallier autour de lui une opposition fragmentée, afin de créer un front uni face à la majorité présidentielle.
Plusieurs observateurs estiment que ce conclave de Bruxelles marque le coup d’envoi d’une stratégie offensive en vue des prochaines batailles politiques.


Conclusion : un bras de fer politique en préparation

Le ton employé par Ensemble pour la République confirme une posture de confrontation assumée avec le pouvoir en place.
Reste à voir si cet appel à l’unité trouvera un écho concret dans une opposition congolaise souvent divisée, mais qui pourrait voir dans ce message une occasion historique de changer le rapport de force.

Procès Mutamba : le ministère public requiert 10 ans de travaux forcés

Le procès de Constant Mutamba, ancien ministre de la Justice, jugé pour détournement présumé de fonds publics, vient de franchir un tournant décisif.
Ce mercredi, devant la Cour de cassation, le ministère public a requis 10 ans de travaux forcés contre le prévenu, qu’il accuse d’avoir joué un rôle central dans la disparition de 19 millions USD issus des caisses de l’État.


Un réquisitoire implacable

Selon l’organe de la loi, les preuves réunies au cours des débats démontrent que les fonds ont quitté un compte de l’État pour atterrir sur un compte privé que Mutamba pouvait manipuler à sa guise.

« Les faits sont établis. En sa qualité de ministre de la Justice, il avait un devoir de probité et de protection des deniers publics. Ce devoir a été violé », a affirmé le ministère public, qualifiant le comportement du prévenu de “délinquant financier”.


La défense crie au procès politique

Face à cette demande lourde de conséquences, les avocats de Constant Mutamba dénoncent un procès à charge et une instrumentalisation de la justice.

« On veut faire d’un adversaire politique un exemple, sans preuve irréfutable d’enrichissement personnel », a plaidé l’un de ses conseils.


Un verdict attendu sous haute tension

La décision de la Cour de cassation est désormais très attendue. Si les juges suivent les réquisitions, Constant Mutamba pourrait devenir l’un des plus hauts responsables politiques condamnés pour détournement de fonds publics en RDC ces dernières années.


Conclusion : un moment de vérité pour la justice congolaise

Cette affaire, hautement médiatisée, met à l’épreuve l’indépendance et la crédibilité de l’appareil judiciaire.
Condamnation ou acquittement, le verdict aura un impact politique considérable, tant sur l’avenir de Constant Mutamba que sur la perception de la lutte contre la corruption en RDC.

Procès Mutamba : le ministère public affirme que les 19 millions USD « n’appartenaient plus à l’État »

Le procès très suivi de Constant Mutamba, ancien ministre d’État et ministre de la Justice, a pris une tournure décisive ce mercredi, lors des réquisitions du ministère public devant la Cour de cassation.
L’organe de la loi a exposé sa lecture des faits, affirmant que les 19 millions USD au cœur de l’affaire avaient quitté le patrimoine de l’État pour être transférés vers un compte privé susceptible d’être mouvementé « à tout moment » par le prévenu.


Une ligne de défense ébranlée

Selon le ministère public, l’argument de la défense, qui laisse entendre que les fonds seraient toujours sous contrôle de l’État, ne tient pas.

« L’argent n’était plus dans le compte de l’État ; l’argent n’appartenait plus à l’État », a martelé le parquet.

Pour l’accusation, ce transfert marque la rupture du lien juridique entre les fonds et l’État, plaçant ainsi le prévenu au centre de la responsabilité dans leur gestion et leur utilisation.


Un transfert stratégique sous la loupe

Les enquêteurs affirment que la somme a été déplacée vers un compte privé identifié dans les livres d’une banque commerciale, un compte dont le prévenu avait la maîtrise directe.
Cette opération, selon le parquet, constitue la matérialisation du détournement, même avant toute utilisation des fonds.


La défense contre-attaque

Les avocats de Constant Mutamba ont dénoncé une lecture biaisée des flux financiers, soutenant qu’aucune preuve ne démontre que les 19 millions USD auraient été utilisés à des fins personnelles par leur client.

« Le fait que l’argent ait été transféré ne signifie pas qu’il a été détourné. Il n’y a pas de preuve d’un enrichissement personnel », a répliqué un de ses conseils.


Conclusion : vers un verdict à forte portée politique

Les réquisitions du ministère public placent désormais la Cour devant un choix lourd de conséquences :

  • Suivre l’argumentaire du parquet et condamner l’ancien ministre,
  • Ou reconnaître l’insuffisance de preuves directes d’appropriation et écarter l’accusation de détournement.

Quoi qu’il en soit, ce dossier, mêlant technique financière et enjeux politiques, reste l’un des procès les plus explosifs de l’année en RDC.

Procès Mutamba : le ministère public le qualifie de “délinquant” et requiert sa condamnation

L’audience de ce mercredi devant la Cour de cassation a pris un tournant décisif dans le procès de Constant Mutamba, ancien ministre de la Justice, poursuivi pour détournement présumé de fonds publics.
Le ministère public a livré son réquisitoire final, qualifiant le prévenu de “délinquant” et demandant à la Cour de prononcer sa condamnation.


Un réquisitoire sans concession

Dans une déclaration ferme, les représentants du parquet ont estimé que les éléments du dossier prouvent l’implication directe de Constant Mutamba dans les faits reprochés.

« Les preuves sont suffisantes pour établir sa culpabilité. Le prévenu, en sa qualité d’ancien ministre de la Justice, a violé la confiance placée en lui et doit répondre de ses actes devant la loi », a lancé le ministère public, ajoutant que « son comportement relève d’un délinquant financier ».


Une défense qui dénonce un procès politique

Du côté de la défense, la réaction ne s’est pas fait attendre. Les avocats de Mutamba ont dénoncé un procès à charge, motivé selon eux par des considérations politiques.

« On tente de criminaliser un acte de gestion pour abattre un adversaire politique. Aucun lien direct n’a été démontré entre mon client et un quelconque détournement de fonds publics », a plaidé un de ses conseils.


Un verdict attendu avec impatience

Ce réquisitoire marque la fin de la phase d’instruction et ouvre la voie au délibéré de la Cour.
Le verdict, très attendu par l’opinion, pourrait être rendu dans les prochains jours, voire les prochaines heures.

L’issue de ce procès pourrait avoir des répercussions politiques majeures, Constant Mutamba étant encore perçu comme une figure montante de l’opposition.


Conclusion : un procès sous haute tension

En qualifiant publiquement Mutamba de “délinquant” et en réclamant sa condamnation, le ministère public a durci le ton, faisant de ce dossier l’un des plus médiatisés et polarisants de l’année.

Reste à savoir si la Cour de cassation suivra ces réquisitions… ou si elle donnera raison à la défense, qui crie à la persécution politique.

Procès Mutamba : Rawbank confirme l’existence d’un compte “Zion Construction SARL” alimenté en fonds propres

Nouveau rebondissement dans le procès très suivi de Constant Mutamba, ancien ministre de la Justice, jugé devant la Cour de cassation pour détournement présumé de fonds publics.
Ce mercredi, le responsable du département de contractualisation et d’innovation juridique à la Direction des affaires juridiques de Rawbank, Hervé Sosongo, a confirmé l’existence d’un compte courant ouvert au nom de la société “Zion Construction SARL”, citée dans le dossier.


Un compte identifié et doté de fonds

Lors de sa comparution en qualité de renseignant, Hervé Sosongo a détaillé les informations bancaires :

« Effectivement, à la Rawbank, il existe un client détenteur d’un compte courant au nom de “Zion Construction SARL” 25101-01145175001-47 USD, ouvert dans le livre. À ce jour, dans le livre, le compte de la société dispose de fonds qui lui appartiennent, car il s’agit de fonds qui sont dans son patrimoine. C’est au titulaire du compte qu’appartiennent les fonds », a-t-il déclaré devant la Cour.

Cette affirmation conforte la piste suivie par l’accusation, qui cherche à établir un lien entre les mouvements financiers de ce compte et les faits reprochés à Constant Mutamba.


Zion Construction, au cœur des interrogations

La société “Zion Construction SARL” est mentionnée à plusieurs reprises dans le dossier d’instruction. Selon le parquet, elle aurait servi de véhicule financier pour canaliser des sommes importantes, dont l’origine et l’usage restent controversés.
Pour la défense, rien ne prouve que ces fonds proviennent de l’État ou aient transité illégalement :

« Ce compte appartient à une société privée et les fonds sont dans son patrimoine. Toute autre interprétation relève de la spéculation », plaide un avocat de Constant Mutamba.


Un témoignage clé dans un procès à haute tension

L’intervention du représentant de Rawbank apporte un élément factuel nouveau, mais ne tranche pas encore la question centrale : l’origine des fonds et leur lien éventuel avec un détournement de deniers publics.
Les prochaines audiences devraient permettre à la Cour d’examiner les mouvements de ce compte, les bénéficiaires des retraits et les éventuelles connexions avec des structures publiques.


Conclusion : un dossier qui se resserre

Avec cette confirmation officielle, la piste “Zion Construction” prend une place centrale dans le procès Mutamba.
Si le lien entre l’ex-ministre et ce compte est établi, cela pourrait alourdir considérablement les charges.
À l’inverse, si la défense prouve l’absence de connexion, cet élément pourrait s’effondrer comme un château de cartes.

Dans tous les cas, l’étau judiciaire se resserre autour d’un procès qui captive l’opinion congolaise et dont chaque révélation alimente le débat sur la transparence et la lutte contre la corruption.

Celeo Scram persiste et signe : “Je n’ai rien dit de mal, j’ai juste interpellé”

La tension monte une nouvelle fois dans l’univers du ndombolo. Celeo Scram, ancien membre influent du Wenge Musica Maison Mère, est revenu ce lundi sur ses récents propos visant Werrason, chef du groupe, et sur la polémique qui s’en est suivie.

Face aux critiques, l’artiste assure qu’il n’a “rien dit de mal”, mais qu’il a simplement voulu tirer la sonnette d’alarme.

« Je n’ai rien dit de mal, j’ai juste interpellé. On avait lutté pour que ces choses cessent, mais ils reprennent avec les insultes. Ils doivent se calmer », a-t-il déclaré, visiblement déterminé à maintenir sa position.


Un rappel des tensions passées

Les propos de Celeo interviennent dans un contexte marqué par plusieurs années de rivalités et de tensions au sein de la scène musicale congolaise.
Selon lui, il est regrettable de voir réapparaître des comportements qu’il pensait révolus, notamment les piques verbales et insultes publiques entre artistes et camps rivaux.

« Nous avons déjà assez donné une mauvaise image à travers ces querelles. Aujourd’hui, nous devons montrer autre chose à notre public », a ajouté le chanteur.


Un message de pacification… ou une nouvelle polémique ?

Si Celeo affirme vouloir jouer l’apaisement, certains observateurs y voient malgré tout une nouvelle flèche envoyée à Werrason et son entourage. Les réseaux sociaux se sont rapidement enflammés, les fans se divisant entre partisans d’un dialogue pacifique et défenseurs du “roi de la forêt”.


Une relation artistique compliquée

Celeo Scram et Werrason ont longtemps partagé la même scène avant que leurs chemins ne se séparent dans des conditions tendues. Depuis, les relations ont souvent oscillé entre tentatives de réconciliation et pics médiatiques.
Ce dernier épisode vient confirmer que la cicatrisation des blessures passées est loin d’être complète.


Conclusion : une scène musicale toujours sous haute tension

Alors que Celeo Scram affirme vouloir simplement intervenir pour calmer les esprits, ses propos relancent les débats autour des divisions internes du ndombolo.
Reste à savoir si cette nouvelle sortie sera le point de départ d’un dialogue franc… ou un nouveau chapitre dans une rivalité qui passionne et divise les mélomanes congolais.

Kolwezi : coup de filet géant, plus de 400 faux agents arrêtés avec du matériel policier

C’est une opération policière d’ampleur inédite qui vient de se dérouler à Kolwezi, chef-lieu de la province du Lualaba. Plus de 400 personnes ont été interpellées par la Police nationale congolaise (PNC) alors qu’elles étaient en possession d’effets et équipements policiers, a annoncé le ministre provincial de l’Intérieur et Sécurité, Roy Kaumba Mayonde Philippe.


Des suspects en faux agents de gardiennage

Selon les autorités, ces individus se faisaient passer pour des agents d’une société locale de gardiennage. Ils étaient regroupés dans une parcelle de la ville lorsque la PNC, alertée, a mené un coup de filet surprise.

Le ministre provincial de l’Intérieur a indiqué que les suspects ont été présentés aux autorités compétentes afin de déterminer la raison de leur présence massive dans cette province stratégique, au cœur de l’exploitation du cobalt.

« Cette opération vise à éclaircir les motivations réelles de ces individus et à vérifier s’il existe un lien avec des activités criminelles ou subversives », a déclaré Roy Kaumba.


Une inquiétude sécuritaire dans la province minière

Le Lualaba, centre névralgique de l’industrie minière congolaise, attire non seulement investisseurs et travailleurs, mais aussi réseaux criminels et infiltrations suspectes.
La présence de centaines de personnes équipées de matériel policier soulève de graves inquiétudes quant à la sécurité des sites miniers, des voies de transport et des habitants.


Une enquête en cours pour identifier les commanditaires

La PNC et les services de renseignement poursuivent les investigations afin de déterminer l’origine de ces équipements policiers et de vérifier d’éventuelles complicités locales.
Des sources sécuritaires n’excluent pas la possibilité d’un réseau organisé visant à s’infiltrer dans les dispositifs de sécurité de la province pour faciliter des activités illégales.


Conclusion : un signal d’alerte à ne pas ignorer

Cette arrestation massive met en lumière les défis sécuritaires croissants dans les zones minières congolaises. Elle appelle à un renforcement urgent des contrôles et à une vigilance accrue face aux infiltrations qui pourraient déstabiliser la province et ses activités économiques stratégiques.

Le Lualaba, poumon minier du pays, ne peut se permettre une faille dans sa sécurité.

Moïse Mbiye laisse ses fans choisir la scène de son prochain concert en Europe

Le “Prophète de la musique” prépare un retour fracassant sur les grandes scènes européennes. Moïse Mbiye annoncera ce mercredi 13 août, à 20h30 précises, la date officielle de son prochain concert en Europe. Mais, fait inédit, l’artiste gospel le plus populaire de la RDC laisse à ses fans le soin de choisir la salle qui accueillera cet événement tant attendu.


Cinq salles prestigieuses en lice

Dans une publication sur ses réseaux sociaux, Moïse Mbiye a soumis à ses admirateurs cinq lieux mythiques du spectacle à Paris et en Île-de-France :

  • Olympia
  • Zénith de Paris
  • Accor Arena
  • Grand Paris Arena
  • Dôme de Paris

Une manière innovante de placer son public au cœur de la décision, tout en créant un buzz autour de l’annonce.


Une stratégie de proximité avec les fans

Ce procédé participatif s’inscrit dans la démarche de l’artiste de maintenir un lien direct avec sa communauté. En offrant la possibilité à ses fidèles de voter pour leur salle préférée, Moïse Mbiye transforme cette annonce en véritable événement interactif.

« Ce concert ne sera pas seulement le mien, mais le vôtre. Vous choisissez, je chanterai pour vous », a-t-il glissé dans un message vidéo déjà viral.


Une attente électrique dans la diaspora

Dans les rangs de la diaspora congolaise en Europe, l’attente est à son comble. Chacune de ces salles évoque un symbole :

  • Olympia : la légende et l’intimité.
  • Zénith : l’énergie populaire.
  • Accor Arena : la puissance et la grandeur.
  • Grand Paris Arena : la modernité.
  • Dôme de Paris : l’élégance et la proximité.

Conclusion : un concert qui s’annonce historique

Quelle que soit la salle finalement choisie, ce prochain concert de Moïse Mbiye s’annonce comme un rendez-vous incontournable pour la communauté congolaise et les amateurs de gospel moderne.
Rendez-vous ce mercredi à 20h30 pour connaître la date et le lieu de ce qui pourrait bien être l’un des plus grands shows gospel de l’année en Europe.

RDC–Argentine : un partenariat stratégique pour booster la défense et l’autonomie des FARDC

Dans le cadre d’une tournée diplomatique en Amérique latine, le vice-Premier ministre et ministre congolais de la Défense nationale, Me Guy Kabombo Muadiamvita, a rencontré, samedi 9 août 2025, à Buenos Aires, le ministre argentin de la Défense, Dr Luis Alfonso Petri.
Objectif : consolider un partenariat sud-sud équitable, axé sur le renforcement des capacités militaires et l’autonomie stratégique des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).


Un dialogue franc pour une coopération renforcée

Selon une dépêche officielle du ministère congolais de la Défense, les discussions ont porté sur plusieurs axes majeurs :

  • L’appui technique et logistique aux FARDC,
  • La formation et l’échange d’expertise entre militaires congolais et argentins,
  • Le développement industriel de défense pour réduire la dépendance extérieure,
  • Et la coopération en matière de sécurité maritime et aérienne.

« Nous voulons un partenariat équilibré qui permette à nos forces armées de devenir plus autonomes et mieux équipées pour protéger notre souveraineté », a déclaré Me Guy Kabombo Muadiamvita à l’issue de la rencontre.


L’Argentine, un partenaire militaire d’expérience

L’Argentine, qui dispose d’une longue tradition dans le domaine militaire, notamment dans la fabrication d’équipements, la formation spécialisée et la coopération internationale, se positionne comme un partenaire stratégique pour la RDC.
Le Dr Luis Alfonso Petri a souligné l’importance d’un partenariat gagnant-gagnant, affirmant que son pays était prêt à partager son expertise et à développer des projets conjoints dans le cadre de ce rapprochement.


Un pas de plus vers l’autonomie stratégique de la RDC

Pour Kinshasa, cet accord s’inscrit dans une stratégie globale de modernisation des FARDC et de diversification des alliances internationales. Face aux défis sécuritaires persistants dans l’Est du pays, la RDC mise sur des partenariats ciblés pour renforcer ses capacités opérationnelles tout en affirmant son indépendance dans la défense nationale.


Conclusion : une coopération qui pourrait changer la donne

Si les engagements pris lors de cette rencontre se traduisent en actions concrètes, les FARDC pourraient franchir un cap décisif vers leur professionnalisation et leur autonomie.
Cette alliance sud-sud, au-delà des aspects militaires, traduit aussi une volonté politique : sortir des schémas de dépendance classique pour bâtir une souveraineté sécuritaire durable.