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Procès Mutamba : “Faites venir la Première ministre !” – À la Cour de cassation, Constant Mutamba défie l’État

Nouveau rebondissement dans le procès de l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, poursuivi pour un détournement présumé de plus de 19 millions de dollars américains. À l’occasion de la troisième audience publique tenue ce mercredi à la Cour de cassation, l’homme politique a pris tout le monde de court en réclamant la comparution de la Première ministre Judith Suminwa parmi les témoins appelés à éclairer la procédure.

Une requête inédite qui risque de sécouer les sommets du pouvoir, alors que le climat politique reste marqué par une série de procès sensibles visant d’anciens dignitaires.

La Cour rejette les requêtes de la défense

La séance de ce 30 juillet a été marquée par le rejet de deux requêtes en inconstitutionnalité formulées par la défense de Constant Mutamba. Celles-ci visaient à obtenir la surséance de la procédure, en s’appuyant sur l’article 162 de la Constitution, dans l’attente d’une décision de la Cour constitutionnelle.

Le ministère public, représenté à l’audience, a estimé que les requêtes de la défense n’entravaient en rien la poursuite de la procédure, puisque celles-ci s’attaquaient uniquement à des actes réglementaires de l’Assemblée nationale ainsi qu’à un arrêt de la Cour rendu antérieurement, le 23 juillet. La Cour de cassation a donc tranché en faveur de la continuité de l’instruction, renvoyant la cause à l’audience du lundi 4 août 2025.

Témoins-clés annoncés : des visages de l’administration attendus

Au cours de cette audience, la Cour a acté la liste des témoins et renseignants appelés à comparaître. Le ministère public a notamment cité :

  • Le Directeur général intérimaire de la Direction générale des marchés publics (DGMP),
  • Le Secrétaire général au ministère de la Justice,
  • Le Directeur général de FRIVAO,
  • Le gestionnaire de l’immeuble qui abriterait le siège controversé de la société Zion Construction.

De son côté, la défense de Mutamba entend frapper fort, en sollicitant la comparution de :

  • La Première ministre Judith Suminwa,
  • Le ministre des Sports,
  • Le ministre des Infrastructures et Travaux publics (ITPR),
  • Le Secrétaire exécutif de la CENAREF,
  • Et deux figures clés de l’Inspection générale des finances (IGF) : l’ancien chef de service Jules Alingete et son successeur.

L’objectif : faire la lumière sur l’ensemble de la chaîne décisionnelle et administrative qui aurait autorisé ou couvert les opérations suspectes au cœur de cette affaire.

Une audience sous tension

Avant de clore l’audience, Constant Mutamba a demandé une courte interruption, expliquant devoir prendre des médicaments à des heures précises pour des raisons de santé. Une demande acceptée par la Cour.

En toile de fond, le dossier prend une tournure de plus en plus sensible et politique, alors que les accusations de détournement de fonds publics touchent aux plus hauts niveaux de l’administration.


Conclusion : Une confrontation politique et judiciaire sans précédent

En réclamant la comparution de la cheffe du gouvernement en exercice, Constant Mutamba place la justice congolaise face à une épreuve de vérité inédite. L’audience du 4 août s’annonce explosive, avec une pression accrue sur les institutions et une opinion publique en attente de transparence et d’équité.

Scandale : incident numérique embarrassant impliquant le Vice-gouverneur Eddy Iyeli dans un groupe WhatsApp politique

Un incident numérique à caractère sensible secoue actuellement les cercles politiques de la capitale congolaise. Le Vice-gouverneur de Kinshasa, Eddy Iyeli, se retrouve au cœur d’un malaise communicationnel après avoir, selon plusieurs sources concordantes, envoyé par erreur des vidéos à caractère pornographique dans un groupe WhatsApp réservé aux membres de la plateforme politique de l’Union sacrée.

Une maladresse à forte portée politique

Le contenu litigieux aurait été diffusé depuis le numéro personnel de M. Iyeli dans un forum d’échange politique regroupant plusieurs cadres et élus proches du pouvoir. Selon des membres du groupe, les fichiers envoyés incluaient des vidéos explicites ainsi que des émojis à connotation sexuelle, provoquant un vif émoi au sein de la discussion.

L’incident, survenu dans la soirée du lundi 27 juillet, a immédiatement suscité des réactions de stupéfaction, d’indignation, et d’embarras, tant pour les participants que pour l’image de l’exécutif provincial.

Une erreur technique présumée

À ce stade, tout laisse à penser qu’il s’agirait d’une erreur de manipulation de l’appareil mobile. Aucune déclaration officielle n’a encore été faite par le cabinet du Vice-gouverneur, mais des proches évoquent un mauvais envoi involontaire, sans intention délibérée.

Cependant, la nature du contenu partagé et le contexte hautement politique du groupe concerné confèrent à cette affaire une dimension sensible, susceptible de générer des conséquences administratives ou disciplinaires, en fonction des suites données par les autorités compétentes.

Une réputation en jeu

Alors que le gouverneur Daniel Bumba n’a pas encore réagi publiquement à cette affaire, plusieurs membres influents de l’Union sacrée auraient exprimé, en privé, leur inquiétude quant à l’impact d’un tel incident sur la crédibilité des institutions de Kinshasa.

« Même si c’est une erreur, les responsabilités doivent être clarifiées. Ce type de dérapage nuit à l’image du leadership », a confié un cadre politique sous anonymat.

Un rappel à la prudence numérique

Au-delà de la polémique, cet incident relance le débat sur la vigilance dans l’usage des outils numériques par les responsables publics. En période de forte exposition politique et médiatique, la gestion des canaux de communication devient une question de responsabilité professionnelle et morale.


Conclusion : Une affaire embarrassante dans l’attente d’une réaction officielle

Si l’incident semble relever d’une maladresse technique, il n’en demeure pas moins préjudiciable pour l’image du Vice-gouverneur Eddy Iyeli et, par ricochet, pour celle de l’administration provinciale. L’opinion publique attend désormais des éclaircissements officiels pour mettre fin à la spéculation et déterminer si des mesures correctives ou disciplinaires seront envisagées.

Joseph Kabila confronté à un implacable processus judiciaire

L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange, traverse une période judiciaire sans précédent depuis l’ouverture, le 25 juillet, de son dossier devant la Haute Cour militaire. Au cœur d’un climat politique et sécuritaire tendu, l’ex-chef de l’État, qui a dirigé le pays pendant près de vingt ans, se retrouve pour la première fois en position de prévenu.

Des chefs d’accusation extrêmement lourds

Représenté à titre confidentiel par ses avocats – Kabila ayant choisi de ne pas se présenter en personne –, l’ancien président est mis en cause pour trahison, crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité, homicides, violence sexuelle, torture et participation à un mouvement insurrectionnel. Ces infractions sont instruites par le ministère public des FARDC, soutenu par l’auditeur général, qui a insisté sur la gravité des faits et réclamé un jugement par défaut.

Une procédure sous haute tension

À l’ouverture de l’audience, le vice-ministre de la Justice chargé du Contentieux international, Samuel Mbemba, a fermement affirmé l’indépendance de la justice congolaise face aux pressions politiques :

« La justice ne négocie pas, elle ne dialogue pas. Le calendrier de la justice est différent du calendrier politique. »
Ces propos traduisent la volonté des autorités judiciaires de dissocier la procédure en cours des rivalités partisanes, alors que plusieurs personnalités du régime précédent demeurent sous le coup d’enquêtes.

Réactions politiques et médiatiques contrastées

L’annonce du procès a suscité des réactions contrastées. Plusieurs cadres du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) dénoncent une instrumentalisation politique : pour Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent du parti, il s’agit d’un « procès inique, motivé par la peur d’un adversaire politique ». À l’inverse, des ONG locales et des observateurs internationaux y voient un test de la responsabilité judiciaire en RDC, susceptible de renforcer l’État de droit.

Enjeux institutionnels et symboliques

Au-delà du sort personnel de Joseph Kabila, ce procès revêt une portée symbolique majeure. Il cristallise les tensions entre anciens et nouveaux pouvoirs, interroge la séparation des pouvoirs et pose la question de la réconciliation nationale. La prochaine audience, prévue le 31 juillet, devrait marquer la constitution de la République comme partie civile et l’ouverture des plaidoiries, étapes décisives pour la suite de la procédure.


Conclusion :
Face à une justice qui se veut à la fois ferme et impartiale, Joseph Kabila se trouve désormais au cœur d’une bataille judiciaire qui pourrait redéfinir la scène politique congolaise pour les années à venir.

« On ne joue pas avec un oint de Dieu » : entre crainte spirituelle et responsabilité collective

L’expression « On ne joue pas avec un oint de Dieu » revient régulièrement dans les milieux chrétiens pour rappeler une vérité spirituelle profonde et intemporelle : les hommes établis par Dieu doivent être traités avec respect, sagesse et discernement. Dans un climat social et médiatique où la parole est libérée mais parfois désinvolte, cette affirmation mérite d’être revisitée à la lumière des Écritures et du bon sens spirituel.

📖 Une vérité enracinée dans la Bible

Dans le récit biblique, l’onction est le symbole d’un mandat divin conféré à un individu pour une mission précise : prophète, prêtre ou roi. L’exemple le plus célèbre reste celui de David, qui refusa à plusieurs reprises de porter atteinte à Saül, bien que ce dernier cherchât à le tuer.

1 Samuel 24:6« Que l’Éternel me garde de commettre contre mon seigneur, l’oint de l’Éternel, une action telle que de porter ma main sur lui ! »

La Bible enseigne que Dieu est le seul juge de ses serviteurs, et qu’attaquer un oint, c’est s’opposer indirectement à Dieu Lui-même.

🎯 Entre respect spirituel et responsabilité morale

Reconnaître l’onction divine sur une personne ne signifie pas que cette dernière est exempte de critiques ou de reproches. Mais il y a une manière, un ton, et un cadre pour les exprimer, sans franchir la ligne de l’irrespect, de l’insulte ou du blasphème. Dans un contexte où certains serviteurs de Dieu sont la cible de campagnes de diffamation, souvent infondées, la sagesse spirituelle invite à la prudence.

« Même si un homme de Dieu chute ou s’égare, la correction appartient à Dieu ou à des autorités spirituelles compétentes, pas aux tribunaux populaires des réseaux sociaux », souligne le théologien et pasteur Jean-Paul M., basé à Lubumbashi.

⚠️ Les dangers spirituels de la légèreté

Jouer avec un oint de Dieu, c’est oublier la dimension spirituelle du ministère. Les conséquences ne sont pas toujours immédiates, mais elles peuvent être graves, non seulement pour ceux qui attaquent, mais aussi pour les communautés qui participent à ce climat de mépris.

Dans plusieurs récits bibliques et témoignages contemporains, ceux qui ont persécuté injustement des serviteurs de Dieu ont fini par en subir les conséquences, que ce soit sur le plan spirituel, moral ou familial.

🤝 L’appel au discernement dans l’Église et dans la société

Aujourd’hui plus que jamais, il est impératif d’éduquer la société et les fidèles à la crainte de Dieu, non par peur, mais par respect de l’ordre spirituel établi par le ciel. Il ne s’agit pas de créer une caste intouchable d’hommes de Dieu, mais de rappeler que le ministère est un appel sacré, souvent accompagné de souffrances invisibles.

Critiquer ne doit jamais devenir synonyme de mépriser. Et corriger ne doit jamais devenir synonyme de crucifier.


Conclusion : Le respect de l’onction, un principe de vie spirituelle

« On ne joue pas avec un oint de Dieu », ce n’est pas un slogan religieux. C’est un principe spirituel fondamental qui protège les serviteurs de Dieu, mais aussi ceux qui choisissent de marcher avec intégrité, même dans le désaccord. Que l’on soit croyant ou observateur extérieur, le respect de ce principe est un signe de maturité, de foi et d’équilibre.

Jacques Kyabula réapparaît à Kinshasa après des semaines de silence : une explication attendue sur fond de tensions politiques

Le gouverneur de la province du Haut-Katanga, Jacques Kyabula Katwe, a finalement refait surface à Kinshasa ce lundi après plusieurs semaines d’absence inexpliquée, dans un contexte de fortes tensions politiques et sécuritaires. Cette réapparition intervient alors que ses déclarations controversées du 1er juillet à Lubumbashi continuent de susciter des interrogations dans les hautes sphères de l’État.

Des propos virulents aux conséquences sensibles

Lors d’un meeting tenu à Lubumbashi, une vidéo devenue virale a montré le gouverneur s’attaquant ouvertement au Rwanda, qu’il accuse d’être le principal responsable de la guerre à l’Est de la République démocratique du Congo.

« C’est le Rwanda qu’il faut d’abord traiter. Joseph Kabila et Corneille Nangaa, eux, sont des Congolais », avait-il déclaré.

Ces propos ont été perçus à Kinshasa comme une prise de position délicate, alors que l’ancien président Joseph Kabila fait l’objet de poursuites judiciaires et que Corneille Nangaa a récemment été condamné à mort par contumace pour participation à un mouvement insurrectionnel.

Dans ce contexte explosif, les paroles de Kyabula ont été interprétées comme une minimisation des accusations portées contre les deux hommes et une déviation du discours officiel, au moment où la justice militaire intensifie ses actions.

Une disparition mystérieuse

À peine deux jours après son discours, l’entourage du gouverneur annonce qu’il est souffrant. À partir de ce moment, plus aucune trace publique de lui. Téléphone éteint, aucune déclaration, aucune apparition. La situation prend une tournure préoccupante lorsque la police et la Direction générale de migration (DGM) sont mobilisées pour le localiser, craignant une éventuelle fuite ou une dissimulation volontaire.

Selon ses proches, Jacques Kyabula serait resté à Lubumbashi, dans un état de repos imposé par ses médecins, qui lui auraient interdit toute communication. Une version mise en doute par plusieurs sources sécuritaires. Un membre de sa famille aurait même été brièvement interpellé puis relâché, dans le cadre des recherches.

Réapparition à Kinshasa sans clarification

Ce lundi, vers 15 heures, Jacques Kyabula s’est présenté au cabinet du vice-premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, actuellement en mission officielle à Brazzaville dans le cadre des travaux de la commission mixte RDC–Congo-Brazzaville. Le gouverneur a été reçu par un responsable du cabinet, sans s’exprimer publiquement.

Selon des informations obtenues de sources gouvernementales, Kyabula a remis un nouveau numéro de téléphone aux autorités et demeure actuellement à Kinshasa, dans l’attente du retour de Jacquemain Shabani, avant toute prise de parole officielle.

Un climat d’incertitude

La situation reste floue, et plusieurs zones d’ombre subsistent :

  • Où se trouvait réellement le gouverneur durant son silence prolongé ?
  • Pourquoi n’a-t-il pas communiqué plus tôt, malgré les avis de recherche ?
  • Quelle est la portée exacte de ses propos du 1er juillet ?

Ces questions, toujours sans réponse, alimentent les spéculations politiques et la vigilance des services de sécurité, qui prennent ce dossier très au sérieux.

Une explication attendue

Le silence prolongé de Jacques Kyabula, associé à la gravité du contexte, a contribué à nourrir un climat de suspicion et de tensions internes au sein de la majorité présidentielle. L’explication qu’il fournira au vice-premier ministre de l’Intérieur à son retour sera déterminante pour clarifier sa position politique, éteindre la polémique ou éventuellement ouvrir une nouvelle séquence judiciaire ou administrative.

En attendant, le flou demeure, et le dossier Kyabula reste en suspens, dans un climat politique déjà marqué par des bouleversements de grande ampleur.

Mariage du pasteur Marcello Tunasi : Tentatives de manipulation médiatique ou campagne de dénigrement ciblée ?

Alors que l’annonce du mariage du pasteur Marcello Tunasi, leader de l’Église “La Compassion”, a suscité un élan de joie et de soutien de la part de milliers de fidèles à travers le monde, l’événement semble également avoir déclenché une campagne de désinformation et de dénigrement ciblé à son encontre.

Depuis quelques jours, plusieurs rumeurs infondées et messages anonymes diffusés sur les réseaux sociaux tentent de ternir l’image du serviteur de Dieu, en propageant des informations mensongères sur sa vie privée et sa démarche matrimoniale. Face à cette situation, de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer une tentative délibérée de déstabilisation à caractère spirituel et moral.

Une cérémonie sobre, digne et bénie

Le mariage du pasteur Marcello Tunasi, célébré récemment en toute simplicité, a été conforme aux valeurs chrétiennes qu’il prêche depuis plus de deux décennies : intégrité, respect de l’institution du mariage, honneur à Dieu et responsabilité pastorale. La cérémonie, tenue dans un cadre familial, a été marquée par une sobriété assumée, loin de toute extravagance ou polémique.

Des personnalités religieuses, des fidèles venus de plusieurs horizons ainsi que des membres de la société civile ont salué l’événement comme étant un témoignage de foi, de maturité et d’exemple pour la jeunesse chrétienne.

Des attaques d’origine inconnue

En dépit du caractère clair et public de cette union, des groupes mal intentionnés ont relayé, notamment via les plateformes sociales, des accusations calomnieuses allant jusqu’à remettre en question la sincérité de l’acte, les motivations du pasteur, voire sa moralité. Aucun de ces messages n’a été étayé par des preuves sérieuses, et leur origine reste pour l’instant non identifiée.

Certains observateurs parlent d’une attaque orchestrée par des adversaires spirituels ou politiques, dérangés par la portée nationale et internationale du ministère du pasteur Tunasi, dont les messages atteignent des millions de personnes chaque semaine.

Une communauté mobilisée et solidaire

Face à cette tentative de déstabilisation médiatique, la communauté chrétienne, tant en RDC qu’à l’étranger, s’est largement mobilisée pour défendre l’intégrité du pasteur. Sur les réseaux sociaux, des hashtags comme #SoutienÀMarcello, #MariageBéni, ou encore #RespectAuMinistère témoignent de la solidarité spontanée des fidèles et de l’incompréhension générale face à une telle campagne de haine.

« Le pasteur Marcello est une lumière dans notre génération. Ceux qui veulent éteindre cette lumière par des mensonges diaboliques échoueront », a déclaré un fidèle sur Facebook.

Un appel au discernement

L’Église La Compassion, tout en restant discrète sur les rumeurs, appelle les croyants à faire preuve de discernement spirituel, de maturité chrétienne, et à ne pas se laisser entraîner dans la polémique. Elle rappelle que la vie d’un serviteur de Dieu n’est pas exempte de persécutions, mais que l’essentiel demeure : le témoignage de la vérité, l’impact du ministère, et la paix du cœur.


Conclusion :
Ce que traverse actuellement le pasteur Marcello Tunasi est révélateur des nouveaux défis que rencontrent les figures spirituelles à l’ère de la viralité numérique. Dans un climat où les réseaux sociaux peuvent être utilisés à des fins destructrices, la vigilance, la foi et la solidarité demeurent les meilleures armes contre les mensonges diaboliques et les attaques injustifiées.

Maluku : les FARDC accusent les Mobondo de tortures sur des civils et promettent des sanctions sévères

La situation sécuritaire se détériore à nouveau dans la commune urbano-rurale de Maluku, à l’est de la capitale congolaise. Dans un communiqué officiel publié ce dimanche, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont fermement dénoncé des actes de torture et de graves violations des droits humains commis par des éléments du groupe armé Mobondo, principalement dans les villages situés autour de la cité de Bankana.

Des violences documentées et une victime décédée

Le porte-parole des FARDC, le capitaine Antony Mualushayi, a indiqué que l’armée détient des preuves tangibles, y compris des images, attestant des traitements inhumains et dégradants infligés à des civils par les miliciens Mobondo.

Le dernier incident documenté remonte au 21 juillet 2025, lorsque plusieurs civils ont été pris en otage dans les environs de Bankana. Selon le communiqué, les otages ont été soumis à des actes de torture, entraînant le décès de l’une des victimes quelques heures après son sauvetage. Les FARDC sont intervenues rapidement pour libérer les otages et assurer leur prise en charge médicale dans une structure sanitaire locale.

Des mesures sécuritaires renforcées

En réponse à ces exactions, l’armée a déployé des patrouilles de combat dans la zone concernée afin de :

  • Sécuriser les populations civiles ;
  • Neutraliser les éléments Mobondo incontrôlés ;
  • Et appréhender les auteurs des violences, en vue de leur traduction en justice.

Une enquête judiciaire est en cours pour identifier les responsables directs de ces actes et évaluer l’éventuelle implication d’autres acteurs.

Clarification du statut des Mobondo cantonnés

Le groupe armé Mobondo est actuellement temporairement cantonné par la Réserve d’armée pour la défense (RAD), en attendant leur éventuelle évacuation vers des centres de regroupement dans le cadre d’un processus de désarmement. Toutefois, les FARDC rappellent que ce statut de cantonnement ne donne en aucun cas le droit aux miliciens de commettre des abus, d’intimider les populations ou de remettre en question l’ordre établi.

« Toute tentative d’imposer des faux chefs coutumiers ou de troubler l’ordre public sera réprimée avec la plus grande fermeté », précise le communiqué militaire.

Une détermination réaffirmée

Face à la gravité de la situation, les FARDC affirment qu’elles utiliseront tous les moyens légaux et opérationnels pour rétablir l’ordre public, protéger les civils et éradiquer toute forme de rébellion dans cette zone hautement sensible de la capitale.

Cette montée de tension met une fois de plus en lumière la complexité des défis sécuritaires dans les zones périurbaines de Kinshasa, où groupes armés résiduels, revendications coutumières et fragilité institutionnelle s’entrecroisent.

RDC : Le ministère public requiert un an de prison ferme contre François Beya, les plaidoiries attendues le 31 juillet

Le procès de François Beya Kasonga, ancien conseiller spécial du chef de l’État en matière de sécurité, se poursuit devant la Haute Cour militaire de la République démocratique du Congo. L’affaire, qui retient l’attention tant des milieux politiques que de l’opinion publique, est entrée dans sa phase finale, avec les plaidoiries des avocats de la défense prévues pour le jeudi 31 juillet.

Lors de la précédente audience, le ministère public a requis une peine d’un an de prison ferme contre François Beya, une sentence jugée relativement clémente au regard de la gravité des faits reprochés. Le procureur militaire a justifié ce réquisitoire en invoquant des circonstances atténuantes, notamment l’âge avancé de l’accusé et son état de santé fragile, ce dernier ayant été évacué en France pour soins en août 2022.

Une affaire à forte charge politique

François Beya comparaît aux côtés de plusieurs co-accusés :

  • Vanda Nowa Biama Guy,
  • Colonel Cikapa Tite Mokili,
  • Commissaire supérieur principal Lily Tambwe Mauwa,
  • Lieutenant-colonel Kalenga Kalenga Pierre,
  • Et le brigadier Tonton Twadi Sekele, actuellement en fuite.

Tous sont poursuivis pour complot contre la personne du Chef de l’État, offense au Chef de l’État, violation de consignes militaires, et incitation des forces armées à commettre des actes contraires à leurs devoirs et à la discipline.

Selon les extraits de rôle, l’audience du 31 juillet sera consacrée aux plaidoiries de la défense, une étape cruciale dans un procès aux implications aussi bien judiciaires que politiques.

La défense réclame l’acquittement

Les avocats de François Beya, regroupés autour de Me Jeannot Bukoko, coordonnateur du collectif de défense, rejettent catégoriquement les accusations portées contre leur client. Selon eux, non seulement aucune preuve solide n’a été apportée par le ministère public pour établir la culpabilité de M. Beya, mais ce dernier aurait été, au contraire, la cible d’un complot politique.

« Les circonstances atténuantes n’ont de sens que lorsque les faits sont établis. Or ici, l’infraction n’est pas prouvée. Nous demandons l’acquittement pur et simple », a déclaré Me Bukoko devant la presse.

La défense soutient que François Beya est une victime politique, sacrifiée dans un climat de tensions au sein des cercles du pouvoir. Pour eux, il n’est pas l’instigateur d’un complot, mais plutôt la cible de rivalités internes au sommet de l’État.

Un homme-clé du régime Tshisekedi

Avant sa chute spectaculaire, François Beya était considéré comme l’un des hommes les plus influents du système sécuritaire congolais, tant par sa proximité avec le président Félix Tshisekedi que par son parcours au sein de l’appareil sécuritaire. Surnommé par certains « le Monsieur Sécurité du régime », il avait accès aux plus hautes sphères de l’État, jusqu’à sa brusque arrestation en février 2022.

La peine la plus lourde demandée par le procureur militaire concerne un colonel de l’armée, ex-collaborateur de François Beya, pour lequel 18 mois de prison ferme ont été requis.

Une décision très attendue

Alors que le verdict se rapproche, toutes les parties retiennent leur souffle. Ce procès emblématique soulève des questions fondamentales sur la séparation des pouvoirs, les garanties de justice équitable et l’usage de la justice dans les conflits politiques. La décision de la Haute Cour militaire, attendue dans les semaines à venir, pourrait avoir un impact durable sur la gouvernance sécuritaire et les équilibres politiques en République démocratique du Congo.

RDC : Léon Nembalemba, alias « Papa Molière », libéré après son audition au Parquet de grande instance de Gombe

L’ancien député national Léon Nembalemba, connu sous le surnom de « Papa Molière », a été libéré ce vendredi à la suite de son audition par le Parquet de grande instance de la Gombe. Cette libération met temporairement fin à une séquence marquée par de vives tensions et une forte mobilisation médiatique.

Selon des sources judiciaires, M. Nembalemba a été entendu dans le cadre d’une enquête ouverte par le ministère public, dont les détails n’ont pas été officiellement dévoilés. Après plusieurs heures d’interrogatoire, les autorités judiciaires ont décidé de le relâcher sans mise en détention provisoire, en attendant l’évolution du dossier.

Une arrestation controversée

L’interpellation de l’ancien élu de la FUNA, survenue dans la matinée du même jour, avait suscité une forte vague d’indignation. Emmené de manière musclée par des hommes armés en civil, sans présentation de mandat apparent, cet acte avait été qualifié par ses proches et certains observateurs de procédure extrajudiciaire, contraire aux garanties prévues par l’État de droit.

Sa comparution au parquet a permis d’apaiser les tensions, mais de nombreuses voix continuent de réclamer la transparence sur les faits qui lui sont reprochés, ainsi que le respect des droits fondamentaux des citoyens, quelle que soit leur position politique.

Réactions et implications

À sa sortie du parquet, Léon Nembalemba est resté silencieux devant la presse, laissant à ses avocats le soin de communiquer sur la suite éventuelle de la procédure. Ceux-ci ont affirmé que leur client collaborera pleinement avec la justice tout en se réservant le droit de poursuivre en justice toute atteinte à son intégrité physique et morale.

La société civile, pour sa part, appelle à la vigilance face à ce qu’elle considère comme des formes croissantes d’intimidation contre des figures politiques ou sociales. Plusieurs organisations de défense des droits humains ont demandé au parquet de communiquer publiquement sur l’affaire afin de dissiper tout doute sur une possible instrumentalisation politique.

RDC : Emmanuel Ramazani Shadary dénonce avec virulence l’ouverture du procès contre Joseph Kabila

L’ouverture du procès de Joseph Kabila Kabange, ancien président de la République démocratique du Congo, continue de provoquer de vives réactions dans la sphère politique congolaise. Ce vendredi, c’est Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), qui est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie de « procès de la honte ».

Dans une déclaration au ton particulièrement dur, l’ancien candidat à la présidentielle de 2018 a fustigé une procédure judiciaire qu’il juge injustifiée, politique et profondément arbitraire.

« C’est un procès bidon, inique, un procès de la haine, nourri par la peur d’un adversaire politique qui vous a tout donné », a déclaré M. Shadary, visiblement indigné.

Un procès politique selon le PPRD

Pour le haut responsable du PPRD, cette procédure judiciaire ouverte par la Haute Cour militaire ne répond à aucun impératif de justice, mais s’inscrit dans une logique de règlement de comptes politique. Il dénonce une instrumentalisation des institutions judiciaires dans le but de discréditer un ancien chef de l’État qui, selon lui, « a assuré la stabilité du pays pendant près de deux décennies ».

Shadary s’interroge sur le calendrier de ce procès, qu’il estime étrangement aligné avec les dynamiques politiques internes et les ambitions du pouvoir actuel.

« Ce procès est une expression de la boulimie du pouvoir, une volonté manifeste d’effacer un homme et son héritage politique, quitte à bafouer l’État de droit », a-t-il ajouté.

Un appel à la mobilisation politique

Au-delà de la dénonciation, Emmanuel Ramazani Shadary appelle les cadres et militants du PPRD, ainsi que les forces politiques proches du Front Commun pour le Congo (FCC), à demeurer vigilants et mobilisés. Il estime que ce procès pourrait ouvrir la voie à une répression plus large de l’opposition.

« Nous ne nous laisserons pas intimider. Ceux qui pensent pouvoir réécrire l’histoire politique du pays par les juges se trompent lourdement », a conclu le secrétaire permanent du parti fondé par Joseph Kabila.

Un climat politique sous haute tension

L’ouverture du procès de l’ancien président intervient dans un climat politique déjà tendu, marqué par des divisions profondes entre la majorité au pouvoir et les forces issues de l’ancien régime. Les prochaines semaines s’annoncent décisives pour l’avenir du procès, mais aussi pour la stabilité institutionnelle du pays.

RDC : La justice militaire confirme la nationalité congolaise de Joseph Kabila – Une polémique politique neutralisée

Après des années de controverses, d’accusations récurrentes et de polémiques politiciennes, la Haute Cour militaire a officiellement tranché : Joseph Kabila Kabange est bel et bien Congolais d’origine.

Cette décision judiciaire, rendue publique dans un contexte hautement sensible marqué par l’ouverture de son procès, met un terme définitif à une rumeur tenace qui, depuis plus d’une décennie, alimentait les discours de ses opposants. Certains le soupçonnaient d’être de nationalité rwandaise, remettant ainsi en cause la légitimité de ses mandats présidentiels.

Une identité officiellement reconnue

Dans son arrêt, la Haute Cour rappelle que Joseph Kabila est né le 4 juin 1971 à Hewa Bora, dans la province du Haut-Lomami, au cœur de la République démocratique du Congo. Il est le fils biologique du feu président Laurent-Désiré Kabila et de Maman Sifa Mahanya, deux figures centrales de l’histoire politique congolaise contemporaine.

L’ancien chef de l’État est marié à Olive Lembe Di Sita, père de deux enfants, et poursuit actuellement un doctorat en relations internationales. Il réside à Kinshasa, dans le quartier résidentiel de GLM, commune de la Gombe.

Une clarification aux conséquences politiques

Cette décision de justice revêt une portée politique majeure. Elle vient non seulement blanchir l’image de l’ancien président sur ce point précis, mais également affaiblir les discours accusateurs émanant de certains acteurs du pouvoir en place. L’opinion publique congolaise, longtemps divisée sur cette question, dispose désormais d’un référent juridique clair et indiscutable.

Elle pourrait également reconfigurer certaines dynamiques politiques, à l’heure où la RDC traverse des tensions institutionnelles et où Joseph Kabila, bien que discret, reste une figure influente dans les cercles politiques et militaires du pays.

Vers la fin d’une polémique historique ?

Considérée comme une arme rhétorique constante dans les luttes de pouvoir, la remise en cause de la nationalité de Joseph Kabila servait souvent à disqualifier son héritage politique. La position claire et sans ambiguïté de la Haute Cour militaire pourrait contribuer à assainir le débat public et recentrer les discussions sur les enjeux de fond : justice, sécurité, gouvernance et réconciliation nationale.

Musique : Innoss’B signe un retour percutant avec « DÉSORMAIS », en featuring avec Dany Synthé

L’artiste congolais Innoss’B vient de dévoiler le clip officiel de son nouveau titre « DÉSORMAIS », en collaboration avec le célèbre beatmaker et producteur français Dany Synthé. Ce single marque un tournant artistique affirmé pour le « Jeune Leader », qui continue de repousser les frontières du son afropop made in Congo.

Une production à la hauteur de l’ambition

Réalisé avec un sens aigu de l’esthétique visuelle et sonore, le clip de « DÉSORMAIS » reflète l’univers créatif d’un artiste en pleine maturité. Tourné entre Kinshasa et Paris, le visuel mélange des plans cinématographiques, des chorégraphies dynamiques et des ambiances urbaines qui renforcent la portée du message : affirmation de soi, résilience et passage à une nouvelle étape de vie.

La signature de Dany Synthé, connu pour ses collaborations avec des géants de la scène francophone (Stromae, Gims, MHD), ajoute une dimension internationale à la production. Le beat, à la fois puissant et mélodique, épouse parfaitement la voix d’Innoss’B, dans un mélange subtil entre rumba, afrotrap et électro-pop.

Un message fort, une vision claire

Avec « DÉSORMAIS », Innoss’B envoie un signal clair à ses détracteurs : le passé est derrière, l’avenir se construit avec audace et détermination. Les paroles, poignantes et lucides, évoquent les choix personnels, les ruptures nécessaires et la volonté de se libérer des attentes sociales ou artistiques.

« Désormais, je fais les choses à ma manière » : cette phrase, leitmotiv du morceau, traduit l’esprit d’indépendance revendiqué par l’artiste.

Une carrière en ascension constante

Révélé sur la scène africaine avec des titres comme « Yo Pe », « Meme » ou « Best », Innoss’B continue d’imposer son style hybride, entre héritage congolais et sonorités modernes. Cette nouvelle sortie confirme sa volonté de s’exporter davantage sur la scène internationale, tout en restant profondément enraciné dans sa culture.

Disponible sur toutes les plateformes

Le clip « DÉSORMAIS » est désormais disponible sur YouTube et les principales plateformes de streaming. Il s’annonce déjà comme un nouveau succès pour Innoss’B, et un pas de plus vers la consécration mondiale.

Jonathan Bolingi et Marcosins, fils de Fally Ipupa, s’entraînent ensemble au Stade des Martyrs

Une scène peu ordinaire a attiré l’attention des curieux ce vendredi au Stade des Martyrs de Kinshasa : l’international congolais Jonathan Bolingi a été aperçu en pleine séance d’entraînement aux côtés de Marcosins, le fils de la star de la musique congolaise Fally Ipupa.

Si la présence de Bolingi, joueur expérimenté évoluant à l’international, peut s’inscrire dans une préparation individuelle en vue d’une nouvelle saison ou d’un possible transfert, celle de Marcosins, dont l’implication dans le sport suscite de plus en plus d’intérêt, a été largement commentée sur les réseaux sociaux.

Entre football et visibilité

La séance, qui s’est déroulée dans une ambiance détendue mais studieuse, a permis de voir les deux jeunes hommes en pleine forme physique, échangeant passes, tirs et enchaînements techniques. Pour certains observateurs, il pourrait s’agir d’une collaboration sportive, voire d’une ambition plus affirmée de Marcosins de se lancer dans une carrière footballistique.

Jonathan Bolingi, ancien sociétaire de plusieurs clubs européens et membre de l’équipe nationale des Léopards, est actuellement en phase de relance, après une période de transition. Son implication dans des entraînements locaux témoigne de sa volonté de rester compétitif.

Une scène qui alimente les spéculations

La présence conjointe de ces deux figures publiques – l’un dans le sport, l’autre issu d’un univers musical très suivi – n’a pas manqué de faire réagir les internautes, alimentant les spéculations sur une possible reconversion ou une simple séance de remise en forme amicale.

Aucune communication officielle n’a été faite ni par les intéressés, ni par leurs entourages respectifs. Toutefois, ce moment partagé au cœur du plus grand stade de la RDC pourrait être le prélude à de futures collaborations sportives ou médiatiques.

RDC : l’ancien député Léon Nembalemba, alias Papa Molière, enlevé par des hommes armés à Kinshasa

Une vive inquiétude règne ce vendredi après l’enlèvement brutal de Léon Nembalemba, plus connu sous le surnom de Papa Molière, ancien député national et figure politique bien connue de la capitale congolaise. L’incident s’est produit tôt dans la matinée, à son domicile situé dans la commune de Selembao.

Selon plusieurs témoignages concordants, un groupe d’environ vingt hommes armés, vêtus en civil et non identifiés, a fait irruption au domicile de l’ancien élu de la FUNA. Les assaillants se sont introduits sans mandat, n’ont présenté aucune pièce officielle et ont procédé à son enlèvement de manière violente, sans expliquer leur acte ni leur destination.

Une opération opaque, hors cadre légal

Les circonstances de cette interpellation soulèvent de sérieuses préoccupations sur le respect des procédures légales et des droits fondamentaux des citoyens. Aucune autorité judiciaire ni administrative ne s’est exprimée dans l’immédiat sur les raisons de cette opération ni sur le lieu où serait actuellement détenu M. Nembalemba.

Des proches de l’ancien député évoquent un enlèvement ciblé, tandis que des organisations de la société civile dénoncent une escalade inquiétante des actes d’arrestation extrajudiciaire à Kinshasa.

Appel aux autorités pour une clarification urgente

Plusieurs voix se sont élevées pour exiger des explications claires de la part des autorités compétentes, ainsi que la localisation immédiate de l’ancien parlementaire. Un appel pressant est lancé en direction du gouvernement, du ministère de l’Intérieur, des services de sécurité et des instances judiciaires afin que toute la lumière soit faite sur cet acte grave, qui met à mal l’État de droit et les libertés individuelles.

Une figure politique controversée

Léon Nembalemba, surnommé Papa Molière, est un ancien député national, connu pour ses prises de position souvent tranchées sur la scène politique congolaise. Bien que n’ayant plus de mandat parlementaire, il reste une personnalité influente dans les milieux sociopolitiques de la capitale.

RDC : Vers la session budgétaire de septembre – Gouvernement et Assemblée nationale alignés sur les priorités nationales

En prélude à la session budgétaire de septembre prochain, le bureau de l’Assemblée nationale a tenu, ce jeudi 24 juillet, une importante séance de travail avec une délégation du gouvernement congolais. L’objectif principal de cette rencontre était de baliser le chemin pour une session législative axée sur les grands enjeux économiques, sécuritaires et sociaux du pays.

Une session stratégique à l’horizon

Lors de cette session budgétaire, la Chambre basse du Parlement examinera en priorité le projet de loi portant reddition des comptes de l’exercice budgétaire 2025, avant de se pencher sur le projet de loi de finances pour l’exercice 2026. Le contexte actuel, marqué par des défis multiples, impose une gestion budgétaire rigoureuse et centrée sur les besoins les plus urgents de la nation.

La sécurité de l’Est au cœur des préoccupations

Prenant la parole au cours de cette rencontre, le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, a exhorté le gouvernement à formuler un budget aligné sur les priorités nationales, en particulier la restauration de la paix et de la sécurité dans l’Est de la RDC, qu’il a qualifiée de « priorité des priorités ».

« Le retour de la paix dans l’Est ne doit pas se faire au détriment de l’amélioration des conditions de vie des Congolais, de la rémunération des agents publics, des investissements publics et du bon fonctionnement des institutions », a-t-il souligné avec fermeté.

Il a également salué les efforts diplomatiques déployés par le chef de l’État, Félix Tshisekedi, et le gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa, en vue de restaurer une paix durable dans les provinces orientales. Le bureau de l’Assemblée nationale a, en ce sens, réitéré son plein soutien à ces initiatives.

Une convergence gouvernement-parlement

De son côté, le président de la Commission économique et financière (ECOFIN), Guy Mafuta Kabongo, a confirmé l’unité de vision entre les deux institutions sur la nécessité de soutenir les processus de pacification en cours dans les zones en conflit.

« Le gouvernement et l’Assemblée nationale sont d’avis qu’il faut soutenir les efforts visant à rétablir l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national. Sur ce point, les deux institutions regardent dans la même direction », a-t-il déclaré.

Il a également rappelé que la loi de finances promulguée trace déjà les grandes lignes budgétaires.

« Il ne reste qu’à les appliquer conformément aux priorités établies. Le cadre est là, et tout le monde sait à quoi s’en tenir », a-t-il ajouté.

Une délégation gouvernementale de haut niveau

La délégation gouvernementale ayant participé à ces échanges était conduite par le ministre d’État, ministre du Budget, Aimé Boji, représentant la Première ministre Judith Suminwa, empêchée. Il était accompagné du ministre des Finances, Doudou Fwamba, et de la vice-ministre du Budget, O’Neige Nsele.

Cette réunion marque le début d’un cycle de consultations entre le gouvernement et le Parlement, en vue de bâtir un cadre budgétaire 2026 à la hauteur des attentes du peuple congolais.

Nord-Kivu : un policier tué et un assaillant blessé lors d’une attaque armée contre la commune Mususa à Butembo

Butembo, le 25 juillet 2025 – Une attaque meurtrière a visé, ce vendredi matin, le bureau de la commune Mususa à Butembo, dans la province du Nord-Kivu, causant la mort d’un policier et la blessure par balle d’un assaillant. L’assaut a été perpétré par un groupe d’hommes armés de machettes et d’armes à feu, selon des sources sécuritaires locales.

Une agression brutale

D’après les premiers éléments recueillis, les assaillants avaient été repérés la veille dans le quartier Chimbwe, situé non loin du lieu de l’attaque. Au petit matin, ils ont violemment agressé le policier en poste devant le bâtiment administratif, le blessant grièvement à la machette avant de s’emparer de son arme de service. La victime a succombé à ses blessures peu après l’agression. Lors de l’intervention, l’un des assaillants a été atteint par balle.

Réaction des autorités

Le maire de la ville de Butembo, le commissaire supérieur principal Mowa Baeki Teli Roger, s’est rendu sur les lieux pour constater les dégâts. Il a confirmé le bilan communiqué par les forces de l’ordre et a dénoncé un acte « odieux » contre les institutions publiques.

« Les services de sécurité sont mobilisés pour traquer les auteurs de cette attaque et les traduire en justice », a-t-il déclaré.

Climat de panique et appel à la justice

Cette attaque a semé une vive panique parmi les habitants de la commune Mususa, entraînant la perturbation des activités matinales. La société civile locale a vivement condamné cet acte qu’elle qualifie de ciblé contre les forces de sécurité. Elle réclame l’ouverture d’une enquête judiciaire approfondie afin que les coupables soient identifiés, arrêtés et poursuivis.

Une insécurité persistante à Butembo

Cet événement s’inscrit dans un contexte de recrudescence des violences à Butembo, où les attaques contre les agents de l’État, notamment les policiers, se sont multipliées ces derniers mois. Les autorités locales appellent à un renforcement des dispositifs de sécurité et à une collaboration accrue entre la population et les services de renseignement pour enrayer cette spirale de violence.