Dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux, Emmanuel Macron, a fait savoir que la France ne ménage aucun effort pour mettre la pression sur les États où la démocratie est bafouée.
C’était ce samedi 22 février, à l’occasion de sa visite au salon de l’agriculture, ouvert à Paris, en France.
“Partout je vois des dirigeants démocratiquement élus, et là où ils ne sont pas démocratiquement élus, je travaillerai avec la société civile, je mets la pression sur chacun et je travaille avec l’Union africaine pour mettre la pression”, a déclaré le président français en répondant à une question sur la situation déconcertante au Cameroun caractérisée par le maintien de Paul Biya au pouvoir.
A titre d’exemple, pour montrer le soutien de son pays au processus démocratique dans les pays africains, Emmanuel Macron a évoqué la situation de la RDC où, d’après lui, la France a mis la pression pour obtenir le départ de l’ex-président Joseph Kabila.
“Quand le Président Kabila était là, il y avait comme vous des opposants dans son pays. on a mis la pression, on a travaillé avec plusieurs autres présidents, on a réussi à ce qu’il y ait une alternance politique et on a le président Tshisekedi”, a-t-il expliqué.
La France est parmi les pays de la communauté internationale qui apportent leur soutien au Congo-Kinshasa, notamment en appuyant la réalisation de certains projets de développement.
Des présumés rebelles ougandais massacrent des Congolais dans l’Est de la RDC depuis 2014. Avant cela, des armées rwandaises et ougandaises, des groupes rebelles soutenus ou originaires de ces pays ont endeuillé pendant longtemps la RDC. Au sud, il y a eu des incursions angolaises, en plus de la question du pétrole congolais détourné par Luanda. Mais jamais une quadripartite n’a été tenue autour de ces sujets.
À quatre reprises, le président Félix. Tshisekedi s’est retrouvé autour d’une table avec ses collègues angolais Joao Lourenço, rwandais Paul Kagame et ougandais Yoweri Museveni pour ramener la paix et la concorde entre les voisins ougandais et rwandais.
Le récent Sommet de la quadripartite, tenu vendredi 21 février 2029 à Gatuna/Katuna, contraint l’Ouganda de dénicher et de neutraliser les rebelles rwandais actifs sur son territoire endéans “un mois”.
Un protocole d’accord a même été signé par Museveni et Kagame dans l’intérêt bien compris du Rwanda qui exige de vivre en paix sur son territoire. Et le Chef de l’État congolais s’y est investi corps et âme. Pourtant, en dehors des 800.000 Tutsis tués et le million de Hutus modérés s’étant réfugiés au Congo-Kinshasa à la fin du génocide le 17 juillet 1994, aucun autre massacre n’est signalé au pays de Paul Kagame.
LE GÉNOCIDE CONGOLAIS
Avec plus de 8 millions de morts de 1996 à 2019, l’actuel génocide congolais – que certaines officines de banaliser – est le troisième après ceux de l’esclavage qui avait décimé 10.000 personnes et du régime colonial sous le Roi Léopold II (1885-1908) qui avait ôté la vie à 15.000 personnes.
Face à cette terrible réalité qui se poursuit, les Congolais attendent de leurs dirigeants qu’ils invitent aussi leurs collègues ougandais et rwandais à se retrouver, avec les mêmes acteurs dans une quadripartite consacrée à la République démocratique du Congo où pullulent plus de cent groupes qui volent, violent, tuent et pillent les richesses minières dans les provinces du Kivu, en Ituri et au Maniema, sans discontinuer.
Le Groupe d’études sur le Congo a recensé 125 groupes armés qui prolifèrent dans ces quatre provinces. Parmi eux, les plus actifs sont les rebelles ougandais de l’AD et rwandais des FDLR. “À leurs côtés, se retrouvent des groupes d’autodéfense congolais – les Maï-Maï – qui affirment défendre leurs communautés locales en profitant d’une +économie de guerre+“, rapporte le Groupe d’études sur le Congo citant Boniface Musavuli, auteur de l’ouvrage “Les massacres de Beni”.
“Il y a les Maï-Maï de Kata Katanga qui opèrent dans l’ancienne province du Katanga. Il y a aussi les Maï-Maï Yakuntumba dans la province du Sud-Kivu et les Raïa Mutomboki qui opèrent dans le Sud-Kivu et un peu dans le Nord-Kivu. Enfin, il y a les NDC, qui opèrent principalement dans le Nord-Kivu, qui ont été récemment cités dans l’opération qui a abouti à la mort de Sylvestre Mudacumura, le chef militaire des FDLR dans l’est du Congo“, précise-t-il.
Il signale qu’”aux activités de ces milices locales s’ajoutent celles d’autres groupes armés étrangers qui opèrent dans les plateaux d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu, frontalière du Burundi“. Il cite les rebelles burundais du RED-Tabara, des FNL et du Forebu dont certains sont soutenus par le gouvernement rwandais. “Ces milices armées sont à l’origine des mouvements de populations dans l’est de la RDC”, témoigne Helène Shaddai, coordinatrice du Directoire des organisations féminines pour la paix, le DIOFAP.
Elle ajoute : “Les Maï-Maï sont appuyés par des milices burundaises et les Banyamulenge (groupe rwandophone, ndlr) sont appuyés par des milices rwandaises et ougandaises”. Le rapport du Groupe d’études sur le Congo note que “les Maï-Maï représentent plus d’une cinquantaine de groupes, pas tous actifs, et se sont formés à l’origine pour combattre les envahisseurs ougandais ou rwandais“. “Leur prolifération s’explique par les rivalités autour du trafic illicite de minerais, dont une partie franchit la frontière, en direction du Rwanda notamment. Le coltan fait partie des ressources rares mais très enviées de la RDC. Une stratégie commune. Depuis son élection, le président congolais Félix Tshisekedi s’efforce de mieux coordonner l’action militaire contre ces groupes armés”, ajoute-t-il.
“Il y a des dizaines de groupes armés qui ont pour point commun d’exploiter la population civile et les ressources minières. Et, donc, l’armée congolaise a maintenant décidé d’en finir avec ces groupes armés, ce qui n’est pas une mince affaire“, explique Colette Braekmann, journaliste, spécialiste de la RDC.
Doit-on attendre l’érection d’un autre M23 qui avait occupé la ville de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, et qui avait ensuite été détruit en 2013 par une action conjointe de l’armée congolaise et de la Mission des Nations unies au Congo (MONUSCO) ?
Les Congolais, particulièrement, s’impatientent, las d’avoir trop attendu la fin des massacres des leurs et la restauration de la paix.
Antoine-Gabriel Kyungu wa Kumwanza, Président National de l’Union des Nationalistes Fédéralistes du Congo (UNAFEC), a accusé ce dimanche 23 février 2020 le bureau de l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga de complicité dans l’insécurité qui se vit dans plusieurs coins de la province. Pour lui, l’organe délibérant s’est illustré dans un mutisme qui ne s’expliquerait pas.
» Que les autorités nous disent si elles sont complices de l’insécurité. Aujourd’hui, on tue par méchanceté, surtout dans les quartiers périphériques. Puisque je suis membre de l’Assemblée provinciale, j’accuse le bureau de complicité. l’Assemblée provinciale devait ouvrir des journées ouvertes avec le peuple pour comprendre le contour de cette question et interpeller les responsables du secteur de l’intérieur et sécurité en province . Est-ce difficile de décréter des bouclages permanents dans des quartiers à problème ? C’est simplement un sabotage », a dit Kyungu wa Kumwanza lors d’une nouvelle matinée politique de ce dimanche 23 février 2020 devant cadres et militants de l’UNAFEC au siège de son parti politique dans la commune de la Kenya, à Lubumbashi.
Kyungu wa Kumwanza appelle à des mesures urgentes pour arrêter cette cette situation d’insécurité dans le Haut-Katanga.
» Des mesures doivent être prises en urgence. Nous avons été élus pour plaider la cause du peuple aujourd’hui meurtri. Si vous avez échoué demandez nous de vous offrir un appui avec la jeunesse de l’UNAFEC, trop c’est trop », poursuit-il .
Vendredi dernier, la thématique gouvernance sécuritaire du cadre de concertation de la société civile du Haut-Katanga avait rendu public son rapport alternatif sécuritaire 2019. Celui-ci fait état de plus de 5.000 cas d’insécurité répertoriés avec la nouvelle ville de Kasumbalesa en tête. Le gouvernement provincial a déjà initié et mis en place les centres de coordination des opérations devant traquer tous ceux qui sèment insécurité et la désolation dans la population.
Une vive tension s’observe depuis la matinée de ce samedi 22 février 2020 au siège du parti Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) fédération de Bukavu (Sud-Kivu).
Les militants du parti au pouvoir rejettent la décision nommant un nouveau président fédéral intérimaire dans la ville.
Selon Adolphe Kito, chargé de l’organisation au sein de la ligue de jeunes de l’UDPS-Bukavu, le nouveau fédéral de la ville nommé a abandonné le parti depuis longtemps pour ses activités confessionnelles.
« Monsieur Ilunga Mutombo qui vient d’être nommé, c’est un ancien vice-président de la fédération. Il a fui le parti dans des moments difficiles et il a perdu la qualité de membre. Nous rejetons en bloc cette décision et nous exigeons à la hiérarchie de revoir sa décision. Loin de nous les questions du tribalisme », a-t-il expliqué.
Et d’ajouter : « La hiérarchie doit se courber derrière la volonté de la base. Nous avons le pouvoir grâce à la base. Nous lançons un message de la cohésion et de l’unité. Nous ne voulons pas des couacs au sein du parti ».
Les militants de l’UDPS fédération de la ville de Bukavu promettent, en outre, de poursuivre avec des actions jusqu’à ce que la hiérarchie puisse revoir sa décision.
La période du règne de l’impunité est-elle révolue en RDC? Wait and see. Toutefois, un pas a été fait dans la bonne direction dans l’affaire de sauts-de-mouton.
Des sources pénitentiaires ont rapporté à digitalcongo.net que le DG de l’entreprise de construction SAFRICAS Congo SA, David Blattner, a été transféré au Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK), ex-prison de Makala.
L’infortuné avait été interpellé le mercredi 19 février par le parquet près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, dans le cadre des enquêtes sur l’utilisation des fonds en rapport avec les travaux de construction des sauts-de-mouton.
L’entreprise SAFRICAS est celle qui, dans le cadre des travaux de construction de sauts-de-mouton, a obtenu la part du lion. Elle a dû sous-traiter d’autres chantiers, d’après une source judiciaire qui a requis l’anonymat. SAFRICAS Congo devait exécuter les travaux de construction des sauts-de-mouton, notamment à Matete/Debonhomme et à pont Cabu. Aucun travail n’a commencé jusqu’à ce jour sur ce dernier chantier alors que des fonds ont déjà été déboursés.
Le transfert du DG de SAFRICAS à l’ex-prison de Makala intervient plusieurs jours après les réquisitions à experts adressées au ministre du Budget, à ceux des Finances, des infrastructures et Travaux publics et au gouverneur de la Banque centrale du Congo par le Parquet général près la Cour d’appel de Kinshasa/Matete.
D’autres interpellations vont bientôt suivre, a prévenu le vice-Premier ministre en charge de la Justice Célestin Tunda ya Kasende. A l’en croire, « le règne de l’impunité est vraiment terminé sur toute l’étendue de la RDC ».
La Ligue National de Football (LINAFOOT) a confirmé l’affiche qui va opposer l’Association Sportive V. Club au Daring Club Motema Pembe, ce dimanche 23 février au stade de martyrs, sous les coups de 15h30, heure de Kinshasa.
La rencontre s’inscrit dans le cadre de la 19e journée du championnat national et aura comme enjeu, une victoire pour gagner la 2e place du classement général, derrière Mazembe.
Ce derby s’annonce très disputé car, cette bataille (2e place) ne concerne pas seulement les 2 grands clubs de Kinshasa. Il y a Maniema Union de Kindu et la JSG Bazano de Lubumbashi, qui s’y accrochent également.
Le Club de Kindu est actuellement 2e avec 40 points, suivi de V. Club (35 pts). DCMP et Bazano viennent en ex æquo en 3e position, avec 34 points chacun.
Il sied de rappeler que le dernier derby entre Moscovites et Immaculés [V. Club et DCMP Ndrl] s’est soldé sur le score nul d’un but partout, au mois de novembre 2019.
Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux ce vendredi 21 février 2020, l’opposant Martin Fayulu a, dans allocution, dénoncé les différents détournements des fonds alloués aux projets qui aujourd’hui ne qu’un pâte d’éléphant.
De pied ferme, le président de l’ECIDÉ exige la lumière sur les différents dossiers qui semblent être “flous”.
“Au nom du peuple, j’exige que la lumière soit faite sur toutes les affaires ténébreuses notamment le dossier Bukanga Lonzo qui semble être la plus grosse escroquerie d’Etat depuis la zaïrianisation. L’affaire de 15 millions USD de décote sur la créance des sociétés pétrolières qualifiée de retro-commission, l’affaire 200 millions USD issue d’un prêt contracté auprès d’un individu sous sanctions américaines, la gestion de 6 milliards USD du fameux contrat chinois”, a déclaré le futur coordonnateur de la coalition Lamuka.
Et d’ajouter : “la gestion du projet hydroélectrique de Busanga dans la province de Lualaba particulièrement sur le prêt de 328 millions USD accordés au gouvernement de la RDC par le groupement d’entreprises chinoises et le rôle de l’entreprise privée Congo Management dans ledit projet”, a-t-il conclu.
Toujours dans le cadre de détournement des deniers publics, rappelons que le directeur général de SAFRICAS David Blattner, a été transféré à la prison centrale de Makala pour des enquêtes concernant les travaux des sauts-de-mouton. Tandis que d’autres directeurs généraux des entreprises qui effectuent ces travaux ont été également auditionnés par les procureurs généraux.
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