Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba « se désolidarisent énergiquement des propos gravissimes » tenus par Adolphe Muzito qui exprimait, au cours d’une conférence de presse lundi matin, la nécessité de « faire la guerre au Rwanda et l’annexer au Congo si nous voulons contrôler et ramener la paix à l’Est de la République ».
Jean-Pierre Bemba et Moise Katumbi demandent à l’ancien Premier ministre, coordonnateur de la coalition Lamuka, de revenir sur ses propos.
Dans un communiqué de presse, ils rappellent « qu’au regard du droit international et des accords bilatéraux avec ce pays voisin, une telle démarche ne peut en aucun cas recevoir l’approbation des forces vives locales ni de la communauté internationale ».
Ayant porté Adolphe Muzito à la tête de la Lamuka, Jean-Pierre Bemba et Moïse Katumbi rappellent à l’ancien Premier ministre que « le combat dans lequel nous sommes engagés consacre le respect des lois nationales et prescrits internationaux de telle sorte qu’aucunement et quelle qu’en serait la raison, nous serions portés à enfreindre ces lois ».
Parce que « Lamuka lutte pour l’érection d’un État de droit fort, pacifié, inclusif et prospère. Toute autre considération de nature à s’écarter de cet idéal ne saurait recueillir notre soutien ».
Le président Félix Tshisekedi n’a finalement pas inauguré, comme prévu, ce lundi 23 décembre, le saut-de-mouton érigé à Kinsuka Pompage, dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa. Un ouvrage qui devrait être livré alors qu’il n’est pas totalement fini et avec au moins trois mois de retard par rapport aux promesses, en juillet dernier, du directeur général de l’Office des voiries et drainage (OVD), Benjamin Wenga Masubi, à l’occasion de la visite de Félix Tshisekedi au chantier.
« Initialement prévu pour aujourd’hui, le saut-de-mouton de Kinsuka Pompage n’a pas été inauguré. La date de la cérémonie va être connue ultérieurement », annonce la presse présidentielle.
Les travaux de construction des sauts-de-mouton sont censés sortir Kinshasa de ses monstrueux embouteillages, « devenus un cauchemar pour les automobilistes kinois », s’était emporté le porte-parole du président de la République, Kasongo Mwema, qui annonçait la descente du président Félix Tshisekedi sur différents chantiers.
Ce lundi, Félix Tshisekedi a, tour à tour, ouvert au public le pavillon décimé, il y a 5 mois et actuellement réhabilité, de la clinique Ngaliema, dans la commune de la Gombe, et a posé la première pierre pour la construction du complexe industriel de traitement d’eau potable au quartier ozone, dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa.
« Si nous voulons contrôler l’est de la République, il faut faire la guerre au Rwanda. il faut annexer le Rwanda au Congo », a déclaré ce lundi matin le coordinateur de la coalition Lamuka car les autorités de ce pays voisin ont des velléités hégémoniques sur notre territoire.
Adolphe Muzito, qui pense aussi que dans le cadre de la CPGL, « le Rwanda et les autres aiment tellement la RDC et nos ressources qu’ils viendront collaborer avec nous », regrette le comportement de Kigali.
« Trouvez-vous normal que le Rwanda et autres sont très influents dans la gestion de notre pays? C’est parce que nous sommes faibles que nous n’arrivons pas à dire quel Président nous voulons au Rwanda ».
Car pour l’ancien premier ministre, c’est notre faiblesse qui permet que la RDC soit ainsi secouée, faiblesse accentuée par l’illégitimité des autorités actuelles.
Avec l’intégration régionale pourtant, « le Rwanda pourrait entrer en RDC par la grande porte. La guerre sera longue et peut-être éternelle contre le Rwanda. Ce pays n’aura jamais les terres qu’il cherche à avoir. Il n’y a que dans la paix, dans le respect mutuel et la sécurisation des intérêts entre nos communautés que nous pourrions collaborer avec les Rwandais ».
En conférence de presse de fin d’année, le coordonnateur de la coalition Lamuka est revenu sur « le mal congolais (qui est) le congolais lui-même. La faiblesse du pays, sur le plan économique et la défense, pousse les autres (Rwanda) à avoir ce genre de comportement ».
Le président de la RDC, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, procède ce lundi 23 décembre à la pose de la première pierre pour la construction du complexe industriel de traitement d’eau potable au quartier Ozone, dans la commune de Ngaliema à Kinshasa .
D’après la presse présidentielle, ce complexe industriel va avoir la capacité de captage d’eau brute sur le fleuve Congo avec une capacité de production de 3×120 000 m3. Le coût total est évalué à 59.415.799,96 dollars américains.
Les travaux seront exécutés par l’entreprise chinoise WIETEC/Chine et la durée des travaux est de 23 mois.
Le maître d’ouvrage est la REGIDESO SA, précise la même source.
L’Intersyndicale de la Regideso avait alerté le weekend sur le fait que cette société était dans l’incapacité de fournir Kinshasa en eau potable, dès le mardi 24 décembre. Les usines tombent en panne et les intrants manquent expliquaient les syndicalistes en ajoutant que les employés accusent jusqu’à trois mois d’arriérés de salaire. Sur Top Congo FM, l’intersyndicale accusait le ministère des Finances de traiter avec lenteur le dossier de la dette publique qui concerne la Regideso.
Après le tollé provoqué par cette nouvelle et la réaction du ministre des finances, la Regideso a réagi:
« Après concertations avec le banc syndical, je tiens à rassurer la population que les syndicats n’avaient lancé qu’un cri d’alarme pour l’exécution de la décision du chef de l’état et du premier ministre de payer une partie des factures des consommations d’eau des instances officielles de la la dette que l’état doit à la REGIDESO », a déclaré Clément Mubiayi, diirecteur général de la société, toujours sur la même radio.
Et d’ajouter:
« Il y a un stock de produits chimiques qui va couvrir l’exploitation en attendant la commande prochaine. Les moyens seront mis à disposition de l’exploitation pour que nos vieux groupes motopompes puissent toujours donner de l’eau et que nos vaillants travailleurs qui interviennent chaque jour puissent continuer leurs travaux comme il se doit ».
Contexte
le gouvernement avait décidé de la mise à disposition d’un montant de USD 5.140.000 (cinq millions cent quarante mille dollars américains) au titre de la facture de consommation d’eau par des instances officielles et les institutions publiques. Ce montant devrait permettre à la Regideso de résoudre certains de ses problèmes techniques à Kinshasa.
Le Conseil des ministres avait obtenu du Premier ministre l’accord d’examiner rapidement les voies et moyens de régler ce problème dans l’urgence.
L’intersyndicale de la Regideso demande à Félix Tshisekedi de s’impliquer personnellement.
Par le biais d’un communiqué de son service de communication, le ministère des Finances explique que la situation est prise en charge et qu’il est à pied d’oeuvre à cet effet.
« En dépit des contraintes économiques et financières qui imposent au gouvernement une rationalisation de ses dépenses, les engagements contraignants de l’État ne sont aucunement mis en souffrance », indique le ministère qui ajoute que les difficultés financières de la Regideso sont également une conséquence du management et de la gestion interne de la trésorerie de cette société.
Le plus urgent des problèmes de la Regideso est celui qui affecte la desserte en eau aussi bien en qualité qu’en quantité. Parmi d’autres solutions préconisées, la réunion du Conseil de sécurité du 22 novembre avait notamment cité le remplacement de cinq motopompes de Ndjili, la commande de couverture d’au moins une année d’un nouveau lot d’intrants de potabilisation des eaux ; la réalisation effective des travaux de construction du premier module de la future usine de production d’eau potable de Lemba-Imbu, etc.
L’artiste comédien Chico Pululu est décédé à Kinshasa. On en sait désormais un peu plus sur les raisons de sa mort.
La famille de l’artiste comédien révèle que Chico Pululu est mort d’une crise cardiaque. L’artiste semblait pourtant bien se porter ces derniers temps.
Car la comédie, pour lui, était une véritable drogue. Tombé dedans dès son plus jeune âge.
Nous présentons nos condoléances à la famille de l’artiste comédien Pululu qui vient de nous quitter. Que son âme repose en paix.
« La quasi-totalité (des 200 millions d’euros) a été versée au Trésor public au titre de paiement d’avances sur fiscalité. En témoigne, la lettre du Ministre des Finances portant titrisation de cette somme », explique dans un communiqué, le directeur général des Carrières et de Mines, qui indique que ce qui n’a pas été utilisé à ces fins a été « conservé au compte de la société pour le Fonds de roulement de l’entreprise en vue de la production et du fonctionnement ».
« Il s’agissait bien d’un prêt »
Alors qu’on s’interroge sur la disparition de cette somme, pour laquelle le directeur général et le secrétaire général de cette société ont été interdits de rentrer sur Lubumbashi, Jacques Kamenga Tshimuanga précise que cette somme constituait un prêt à la Gécamines contracté à la société Fleurette Mumi, devenue Ventora.
« Cette créance est arrivée à échéance en avril 2018 » mais la Gécamines ne l’a pas remboursé suite au fait que, depuis décembre 2017, Ventora est sous sanctions américaines « pouvant s’étendre à Gécamines en cas de paiement ».
Malgré les multiples décisions de justice, la GECAMINES n’a toujours pas payé sa dette.
Depuis, « le Directeur financier de Gécamines a été auditionné au Parquet Général et a fourni toute la documentation demandée », précise le communiqué du directeur général intérimaire qui s’étonne de ce qui se dit dans les réseaux sociaux sur ces « contrat prétendument fictif, somme non perçue par Gécamines, non-enregistrement de la somme dans les états financiers de Gécamines, somme détournée, fausses arrestations, et fausses fuites ».
Le bureau politique du Front Commun pour le Congo (FCC) est attendu ce lundi, 24 décembre à Kingakati, la ferme privée de Joseph Kabila située à l’ouest de Kinshasa. Il sera question de remettre à l’ancien président, les conclusions qui sont sanctionné fin novembre, les travaux de la première retraite politique de sa famille politique à Kisantu (Kongo Central).
Les travaux de Mbuela Lodge avaient pour objectif d’évaluer la marche de l’alliance pro Kabila depuis sa création jusqu’à ce jour en passant par sa débâcle électorale à la présidentielle de 2018.
Réunis pendant trois jours, les membres du FCC avaient également passé au scanner, la coalition formée avec le Cach de Félix Tshisekedi.
La primeur des résolutions adoptées lors de cette retraite politique était réservée à Joseph Kabila. Mais dans un communiqué marquant la fin de ses assises, le Front Commun avait exprimé son soutien à la coalition gouvernementale et exprimé sa compassion envers les populations victimes des catastrophes de toutes sortes intervenues au pays.
Cette rencontre de Kingakati est aussi élargie aux députés et autres personnalités membres de la plateforme.
Gabriel Kyungu wa Kumwanza n’a pas adhéré au méga parti, Ensemble pour la république créé par Moïse Katumbi. Il reste par conséquent avec son parti, Union nationale des fédéralistes du Congo (Unafec).
Dans un meeting tenu à Lubumbashi, dimanche 22 décembre, Baba wa Katanga a expliqué à sa base les raisons de sa rupture avec son allié Moïse Katumbi.
« Nous sommes frères, chacun va évoluer dans son camp. Lui, Moïse Katumbi à l’opposition, et nous aux côtés de Félix Tshisekedi », a déclaré Gabriel Kyungu.
Le président de l’Unafec a rappelé qu’il avait deja quitté Lamuka et l’opposition pour s’aligner à la Majorité avec le président, Félix Tshisekedi.
Gabriel Kyungu à été nommé PCA de la SNCC par Félix Tshisekedi. Mais l’ordonnance de sa nomination est toujours bloquée.
Un des dissidents du G7 contre l’éventuel troisième mandat, Kyungu avait apporté son soutien indéfectible à la candidature de Katumbi à l’élection présidentielle.
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